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Plume WIKI Cette page est la transcription de l'épisode "Le Fantôme de la Peur". Plume WIKI
N'hésitez pas à la compléter ou à corriger la moindre erreur.
Once Upon a Time couverture livre de contes

SCÈNE : La Forêt enchantée. Il y a un an. Le palais de la Méchante Reine. Une colombe vole d'un rebord de fenêtre. Le Prince Charmant déambule dans le palais. En entrant dans la nursery destinée à Emma Swan, le Prince Charmant regarde autour de lui. Un berceau se tient au milieu de la pièce. Des jouets traînent partout.


Prince Charmant : C'est... C'est impossible. Ça ne devrait pas être là. (se rapproche du berceau) Ça n'a pas de sens.
Emma : Tu as raison. (Le Prince Charmant effrayé se retourne. Il remarque sa fille debout derrière lui. Emma porte un ballon) Une princesse adulte ne continuerait pas à vivre dans sa chambre d'enfant. Il n'y a même pas une coiffeuse à ma taille.
Prince Charmant : (confus) Emma, c'est toi ? Qu'est-ce que tu fais là ?
Emma : Je cherchais un endroit où m'entraîner. Je me sens un peu nerveuse pour ce soir.
Prince Charmant : (confus) Qu'il y a-t-il ce soir ?
Emma : Le bal. Je ne suis jamais allé à un bal. Je ne sais même pas danser. (prend le Prince Charmant par la main) Montre-moi. (Ensemble ils pratiquent quelques pas de danse)
Prince Charmant : Tu es douée. Comme ta mère. (Emma glousse)
Emma : Et toi tu es le meilleur professeur qu'une fille pouvait souhaiter. (Le Prince Charmant la soulève)
Prince Charmant : Oh Emma, c'est la vie que j'avais toujours rêvé pour toi.
Emma : Moi aussi. Dommage que je ne l'ai jamais eue.
Prince Charmant : Comment ça ? (ils continuent en dansant autour de la salle et s'arrêtent enfin devant l'armoire magique.)
Emma : Je ne suis pas réellement là. Je n'ai jamais été là. J'aurais dû, mais ça n'a pas été le cas. Pour une simple raison : (s'éloigne de son père) Tu m'as abandonnée. (Soudain, la pièce s'assombrit et le tonnerre se fait entendre à l'extérieur. Les jouets tombent des étagères. De plus, les portes de l'armoire magique s'ouvrent et un portail apparaît. Le Prince Charmant attrape la main d'Emma pour l'empêcher de passer à travers) Adieu, papa.
Prince Charmant : (désespéré) Excuse-moi, je vais te sauver.
Emma : Non, tu ne peux pas me sauver. Tu m'as abandonnée. (Le Prince Charmant tente plus fort de ramener Emma dans la pièce) Tu ne peux plus rien faire.
Prince Charmant : Non, Emma !
Emma : Soit là pour l'enfant qui arrive. (Lâchant sa main, Emma se fait aspirer par le portail.)
Prince Charmant : Emma !


SCÈNE : La Forêt enchantée. Il y a un an. Le palais réginal. Se réveillant, le Prince Charmant ouvre les yeux. Les mots d'Emma résonnent dans ses oreilles.


Emma : Soit là pour l'enfant qui arrive. Soit là pour l'enfant qui arrive. (haletant, le Prince Charmant s'assoit)
Prince Charmant : Blanche-Neige ? (Blanche-Neige se tient à la fenêtre et regarde le paysage)
Blanche-Neige : (joyeuse) Oh, tu es réveillé ? (le Prince Charmant sort du lit) Viens voir, Charmant. J'avais oublié combien c'est beau ici.
Prince Charmant : (s'habille d'une robe de chambre en souriant) Tu es de bonne humeur.
Blanche-Neige : Oui, c'est vrai. J'ai une nouvelle merveilleuse à t'annoncer. Je suis enceinte.
Prince Charmant : Enceinte ?
Blanche-Neige : Tu es heureux, j'espère ?
Prince Charmant : Non. Je ne suis pas heureux. Je suis fou de joie. (gloussant, Blanche-Neige enlace son prince)


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Loft Blanchard.


David : Alors, maintenant qu'on sait qu'on a affaire à la Sorcière de l'Ouest, comment on la trouve ?
Crochet : Je suggère qu'on demande aux gens s'ils ont croisé une femme à la peau verte, pour commencer.
Regina : Non, nous sommes revenus à Storybrooke. Elle sera changée comme nous.
Emma : On sait qu'elle est passée dans le bureau de Regina. On devrait le fouiller.
Regina : Je l'ai déjà passé au peigne fin. Je n'ai trouvé aucun indice.
Emma : Vous cherchiez de la magie. Vous avez p'têt loupé des preuves matérielles.
David : Bonne idée. On va faire ça.
Regina : Si vous voulez perdre votre temps à jouer les Sherlock Holmes, après tout, c'est votre choix, mais on ne peut pas laisser Henry aller et venir sans défense alors que cette Sorcière et ses Singes Volants sont dans la nature.
Crochet : Surtout si l'un de ces singes maudits est peut-être son père.
Mary Margaret : Toujours aucune nouvelle de Neal ?
Emma : Non.
Regina : Ce que je voulais dire, c'est qu'il faudrait quelqu'un pour veiller sur Henry. Il ne sait même pas qu'il est en danger.
Emma : J'imagine que vous êtes volontaire ?
Regina : En cas de besoin, téléphonez-moi.
Emma : N'oubliez pas, il croit qu'on est ici pour une affaire.
Regina : (ironique) Alors comme ça, vous mentez.
Emma : Et personne ne doit faire de gaffes. Pour l'instant, aux yeux d'Henry, vous... vous êtes Madame le Maire et c'est tout.
Regina : Je sais parfaitement qui je suis pour lui. (sort)
Crochet : Arrêtons de perdre du temps. Il y a quelque chose de pourri dans votre Royaume. Si on s'en chargeait ?


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Ferme de Zelena. Zelena entre dans l'abri d'orage. Enfermé dans une cage, M. Gold file de la paille en or.


Zelena : Tu t'amuses bien avec ton jouet ?
M. Gold : Filer. Vide l'esprit. Soigne l'âme. Vide l'esprit. Soigne l'âme. Vide l'esprit. Soigne l'âme.
Zelena : Tu as l'air aussi fou que tu es vilain. (En colère, M. Gold frappe les barreaux) Quoi ? Tu n'aimes pas ta cage, hmm ? Tu n'aimes pas ta gentille geôlière ? On dirait que non. Tu as envie de me faire du mal, peut-être ? Alors, vas-y. Laisse-toi aller. (ouvre la cage) J'aimerai bien te voir essayer. Surtout que tu ne peux rien contre moi. (M. Gold se lève) Tant que j'ai ceci. (lui montre la dague du Ténébreux) Tu es son esclave et le mien. La frustration peut être si excitante. Celle des autres. (Caché, M. Gold s'accroupit dans un coin de sa cellule.) Ici, c'est moi qui tient le fouet. Alors, montre-toi obéissant et rassied-toi sur ton petit tabouret. (M. Gold s'assoit)
M. Gold : (épuisé) Allez, qu'est-ce que t'attends ? Ce n'est pas moi qui t'en empêcherai. (chante) Les voix qui sont dans ma tête, quand je serais mort seront muettes.
Zelena : (pouffe) Je ne suis pas venue te tuer, Rumple. Mais essaie au moins de sauver les apparences.
M. Gold : Les apparences ? Les apparences ? Pour qui ? Pour quoi ? Laisse-moi filer. Laisse-moi filer ma folie. (recommence à filer) Et la folie partira.
Zelena : Non. Filer ne fait que te rendre encore plus fou. Allez. Approche-toi. C'est ça, et ne tremble pas. Ou je risque d'entailler ton jolie minois. (En utilisant la dague comme rasoir, elle commence à raser M. Gold) Tu dois te demander où j'ai appris. (il acquiesce) Je ne t'ai jamais parlé de mon père ? Ses mains tremblaient à cause de l'alcool ou d'autre chose. Je ne voulais rien savoir. Et il ne m'a jamais rien dit. Mais il ne pouvait pas passer une journée sans avoir été rasé. Alors j'ai appris à le faire. Comme il le disait, finalement peu importe comment on se sent, il faut toujours faire bonne figure. De là d'où on vient, toi et moi n'avions même pas ce recours, n'est-ce pas ? On pouvait tout essayer, ce qu'on était à l'extérieur révélait toujours ce qui était en train de pourrir à l'intérieur. Mais, nous voilà dans un monde nouveau, tous les deux. Un monde qui est rempli d'opportunités, et l'une d'entre elle est d'être toujours en beauté. (coupe M. Gold, du sang coule. Il grimace un peu) Oh, excuse-moi. Tu as eu mal ? (glousse) Voilà, plus séduisant que jamais.
M. Gold : Les apparences ? Tu te moques bien des apparences. Si tu y tenais, tu aurais changé ma chemise. Qu'est-ce que tu veux exactemement ?
Zelena : (referme la cage) Ce qui m'intéresse, Rumple, c'est ce après quoi tu as couru pendant toute une vie. (la verrouille) Quelque chose qui va à l'encontre de ta nature profonde. Quelque chose que je ne peux pas me permettre d'attendre aussi longtemps que toi. (glousse) Heureusement, ça ne sera pas le cas.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Boutique d'antiquités. Zelena entre dans le magasin.


Belle : Euh, bonjour. Je vous écoute. Que voulez-vous ?
Zelena : Vous devez être Mme Gold.
Belle : Je ne suis pas Mme Gold. Non.
Zelena : Est-ce que M. Gold est ici ?
Belle : Euh, non. Désolée. Il est... (se racle la gorge) Il est mort.
Zelena : Oh, quel malheur, je suis navrée. (donne à Belle un regard interrogateur)
Belle : Belle.
Zelena : Belle. Quel joli prénom. Excusez-moi. Je... Je suis désolée de vous embêter, mais je cherche un cadeau pour un bébé que je veux offrir à une jeune femme que j'ai rencontré chez Granny. Peut-être que vous la connaissez. Elle s'appelle Mary Margaret ici. En fait, je vais m'occuper d'elle jusqu'à la naissance du bébé et... je commence aujourd'hui. Vous comprenez, même s'il y a un sortilège il faut gagner sa vie.
Belle : Mary Margaret ? Bien sûr que je la connais. Et je crois que j'ai ce qu'il vous faut.
Zelena : Vous me sauvez.
Belle : Un instant. (Dès que Belle se retourne, Zelena l'étourdit avec la magie. Ensuite, Zelena se dirige rapidement vers un coffre-fort caché derrière un tableau. Zelena sort de la racine de la nuit.)


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Mairie de Storybrooke. Bureau du Maire. Crochet, David et Emma sont à la recherche de preuves. David remarque une empreinte partielle de couleur rouge sur le sol.


David : J'ai une empreinte partielle de pas. Vous avez remarqué quelque chose ?
Crochet : À part son goût très particulier pour la décoration ? Rien. (Accroupi, David examine de plus près l'empreinte partielle. Emma le rejoint)
Emma : C'est du sang ?
David : (renifle) Non, c'est une baie.
Emma : De la fraise ?
David : (se relève) Non, une baie de houx. C'est une sorte d'arbuste.
Crochet : Tu es donc aussi un expert en botanique à Storybrooke ?
David : Je travaillais dans un refuge. Les chiens se rendaient malades avec. On en trouve dans la forêt.
Emma : Tu sais où ?
David : Oui, dans sa partie nord-ouest, pas loin du pont des trolls. (son téléphone sonne. Lisant le message, il soupire)
Emma : Il y a un souci ?
David : Mary Margaret me demande de rentrer au loft. Nous avons pris une sage-femme, elle veut nous rencontrer tous les deux.
Crochet : Elle est un peu exigeante, non ? (Emma le regarde) La sage-femme, bien sûr.
Emma : (sourit) Ça ira. Vas-y.
David : Mais, on vient de trouver quelque chose. J'vais pas...
Emma : On va s'en occuper. Vas-y, elle t'attend. Tu nous rejoindras quand tu auras fini.
David : (soupire) À tout à l'heure. (sort)


SCÈNE : La Forêt enchantée. Il y a un an. Le palais réginal. Les écuries. Le Prince Charmant entre. Ouvrant une sacoche de selle, il sort une fiole et prend une gorgée. Robin des Bois entre à son tour.


Robin : Je gardais toujours une bouteille dans mon carquois. (porte des flèches avec lui. Les têtes de flèches sont dorées)
Prince Charmant : Euh... Des flèches à pointe d'or ?
Robin : Ma récompense pour avoir aidé la Reine à entrer dans le château. C'est la première fois qu'on me paie pour entrer de force quelque part. Et ça me paraît pas tellement mérité. (met les flèches dans son carquois)
Prince Charmant : Oh, c'est très généreux. Vous devez plaire à la Reine.
Robin : Oui, tellement qu'elle veut que je quitte son château le plus vite possible, mais c'est ici pour l'instant, que mon fils est le plus en sécurité. Avec une sorcière dans les parages, pour moi la priorité est d'éviter à ma famille tout danger. Je pense que vous me comprenez.
Prince Charmant : Bien sûr. (soupire avant de boire une autre gorgée)
Robin : Dites, si vous me permettez une remarque... vous avez plus l'air d'avoir besoin de repos que de boisson.
Prince Charmant : Oh, je me reposerai si je le pouvais.
Robin : Mm. Oui, je sais ce que c'est. (Le Prince Charmant lui offre la bouteille. Il prend une gorgée.) Y a-t-il quelque chose dont vous voulez parler ? (Le Prince Charmant soupire) Ou alors vous préférez ne rien dire ?
Prince Charmant : Non, c'est... J'ai toujours cru que tout finirait par s'arranger. Juste avant de quitter la Forêt enchantée, je me battais contre un chevalier noir pour placer ma petite fille dans une armoire magique qui la sauverait de la Malédiction et aucun instant, je n'ai douté de ma réussite.
Robin : Qu'est-ce qui a changé ?
Prince Charmant : Je ne sais pas, justement. Je suis tout le temps habité par une sorte d'angoisse. Mais Blanche a vraiment besoin de moi, en ce moment. Et j'aimerais me débarrasser... de cette peur.
Robin : Alors, n'ayez plus peur.
Prince Charmant : Ça, c'est facile à dire.
Robin : Après la mort de ma femme, le Frère Tuck m'a parlé d'une racine, qui, si on la mangeait permettait de surmonter toutes ses peurs. (Le Prince Charmant s'apprête à partir)
Prince Charmant : Où est-ce qu'il y en a ?
Robin : Elle pousse sous la mousse à fleur blanche dans un coin de la Forêt de Sherwood. D'ici, c'est plein sud.
Prince Charmant : Et à quoi elle ressemble ?
Robin : Sa chair est parsemée d'éclats de cristal. On dirait des étoiles.
Prince Charmant : Des étoiles ?
Robin : C'est pour ça qu'on l'appelle « racine de la nuit ».
Prince Charmant : Et ça a marché ?
Robin : J'évite toujours la magie, sauf si je n'ai pas le choix.
Prince Charmant : Oui, justement, je n'ai pas le choix. (portant une selle, il sort des écuries)
Robin : Il y a une dernière chose. Il paraît que ce coin de la forêt est hanté.
Prince Charmant : Hanté ? (s'arrête sur le seuil)
Robin : Il faut déjà vaincre sa peur pour trouver la racine qui combat la peur. P'têt que la bouteille c'était mieux.
Prince Charmant : Je n'ai pas peur des fantômes, quand ma famille est en danger. Merci.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Loft Blanchard.


Zelena : (rigole) Non, il vous a attrapé dans un filet ?
Mary Margaret : Mais, je venais d'attaquer son carrosse.
Zelena : (rigole) Oh, c'est fou. Votre histoire d'amour est vraiment incroyable. (David entre)
Mary Margaret : Tiens, quand on parle du loup. Zelena, voici David. (Se levant, Zelena salue David)
Zelena : M. Nolan, je suis enchantée.
David : Enchanté. (s'assoit) Bon, euh, me voilà. J'suis là. On y va, on commence ?
Mary Margaret : Mais, on dirait que t'as déjà envie que ce soit finit ?
David : Non, non. J'suis là. Alors, je vous écoute ?
Mary Margaret : Avant de commencer, j'vais vous faire un peu de thé.
Zelena : Non, non, non. Laissez-moi m'occuper de ça. (se lève) Après tout, je suis là pour ça. (entre dans la cuisine) Pour vous faciliter la vie au maximum.
Mary Margaret : (doucement, à David) T'as vu, tu trouves pas qu'elle est merveilleuse ?
David : (sur le même ton) Si, elle a l'air très bien. Mais tu penses qu'on peut lui faire confiance ? On ne l'a connaît même pas.
Mary Margaret : (sur le même ton) Pendant l'année qu'on a oublié, on était p'têt tous amis, non ?
David : (sur le même ton) Oui, ou p'têt qu'on avait des ennemis. (jette un coup d'œil vers Zelena) Tu comprends, j'aurai voulu en savoir plus sur elle. Mais on ne peut pas lui demander des références pour l'année qui vient de s'envoler.
Mary Margaret : Elle connaissait Johanna.
David : Ta nounou quand t'étais enfant ?
Mary Margaret : (excitée) Ouais. Elles étaient amies. (Zelena apporte du thé pour eux trois)
David : (soupire) Le monde est petit.
Mary Margaret : David, s'il y a vraiment quelque chose qui te paraît bizarre - ou que je trouve bizarre - on pourra toujours faire marche arrière, tu sais. Mais écoute-la. (Zelena ajoute une petite quantité de racine de la nuit à une tasse de thé. Ensuite, elle rejoint à nouveau Mary Margaret et David)
Zelena : Et voilà. J'espère que vous aimez la camomille. Vous savez ce qu'on dit ? C'est excellent pour les nerfs. (place le mug gris contenant la racine de la nuit devant David, Zelena sert à Mary Margaret et elle-même les tasses restantes)
Mary Margaret : Parfait.


SCÈNE : La Forêt enchantée. Il y a un an. Forêt de Sherwood. À la recherche d'une racine de la nuit, le Prince Charmant se promène dans la forêt. Venant à un endroit où la mousse blanche pousse, il descend et déterre une racine. Coupant une tranche de la racine, il l'examine de plus près.


Prince Charmant : Comme des étoiles. La racine de la nuit.
Femme : Au secours ! S'il vous plaît, venez m'aider. (Dégainant son épée, le Prince Charmant décide de suivre le son. Franchissant une brèche dans le sous-bois, il se retrouve dans une clairière. Au bord de la clairière se trouve une tour.) En haut ! Aidez-moi. (Lentement, le Prince Charmant grimpe sur le mur de la tour en utilisant une tresse de cheveux comme une corde. Haletant, il passe finalement par une fenêtre.) Vous êtes... l'unique personne que j'ai vue depuis très longtemps.
Prince Charmant : (regarde de nouveau les longs cheveux) Vous êtes là depuis combien de temps ?
Femme : J'ai arrêté de compter les années. Vous êtes un prince ?
Prince Charmant : Oui, mais vous pouvez m'appelez David. Votre diadème. Vous êtes une princesse ?
Femme : Oui, mais appelez-moi Raiponce. Mes parents ont un royaume. Ce sont de bons roi et reine. Aimés par leur peuple.
Prince Charmant : Pourquoi les avez-vous quittés ?
Raiponce : Pour la même raison que vous. Je vous ai vu creuser le sol.
Prince Charmant : Vous cherchiez la racine de la nuit ?
Raiponce : Oui. Dès que je n'étais plus enfant, j'ai su. J'ai su que je ne ferais jamais aussi bien que mes parents. Mais heureusement, j'avais un frère. C'était lui l'héritier. Mais un jour, il eût un malheur. Quelque chose est arrivé.
Prince Charmant : Je suis désolé.
Raiponce : C'était un horrible accident. Et après son décès, la terreur a commencé à m'envahir. Quand je fermais les yeux...
Prince Charmant : (hoche la tête) Vous faisiez des cauchemars.
Raiponce : Dormir me terrifiait.
Prince Charmant : Vous avez mangé de la racine ?
Raiponce : Oui. Ça n'a rien changé. J'ai fait la plus grande erreur de ma vie en venant ici.
Prince Charmant : Que faites-vous encore là ?
Raiponce : Quand j'ai voulu repartir, une sorcière est apparue, son visage caché sous son manteau. Elle m'a attaquée et j'ai dû me réfugier dans cette tour.
Prince Charmant : Bien, vous n'avez plus aucune raison d'avoir peur d'elle. J'vais vous sortir de là.
Raiponce : (saisit le bras du Prince Charmant) Non, elle ne me laissera jamais partir. À chaque fois que j'ai essayé, ... (Soudain, les bougies s'éteignent. Le Prince Charmant regarde par la fenêtre. Une silhouette à capuchon s'approche de la tour. La figure porte une violette cultivée avec un motif blanc tissé. Drapée dans un manteau brun terre, les vêtements de la figure correspondent à l'aspect de la racine de la nuit.) Il est trop tard. Elle doit savoir que vous êtes là. (La silhouette encapuchonnée monte la tour)


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Loft Blanchard.


Zelena : Bien, vous avez déjà accouché une fois, alors vous savez à quoi vous attendre.
Mary Margaret : Oh, oui. On le sait tous les deux. (à David) J't'ai serré si fort la main que tu dois encore avoir la marque.
David : Ça remonte à presque trente ans. J'pense que ça ira.
Zelena : Bon, n'oubliez pas qu'au deuxième, les choses vont souvent beaucoup plus vite.
Mary Margaret : C'est le moins que l'on puisse dire. Moi, j'ai l'impression d'être passé de zéro à neuf mois en un clin d'œil.
Zelena : (sent que David est nerveux) Le papa, comment va-t-il ?
David : Oh. Moi ? Ça va. Je vais très bien, j'ai pas de problème.
Zelena : Votre femme m'a expliquée ce que la première Malédiction vous avait forcé à faire. Perdre votre petite fille... C'était tragique. Je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais elle a exprimé une certaine anxiété à propos de ce qui va venir.
David : (regarde sa femme) C'est vrai ?
Mary Margaret : (le regarde) Nous n'avons aucun souvenir de l'année passée dans la Forêt enchantée. Et tout d'un coup, on est à Storybrooke et en plus, on attend un bébé. Alors, c'est plutôt déconcertant.
Zelena : Je pense qu'il vaut mieux parler des angoisses qu'on peut avoir. Ce qu'on ressent, et en particulier ce qu'on refoule peut aussi avoir un effet sur la grossesse comme la nourriture et l'activité. Bref, pour être clair, ce que j'essaie de vous dire, c'est que si vous avez des questions ou des angoisses à propos de tout ça, il vaut mieux dire les choses simplement.
David : J'ai aucun doute. Quoiqu'il arrive, ça ira bien. (met un bras autour de Mary Margaret)
Zelena : D'accord, à votre futur enfant. (Ils trinquent avec leurs mugs et boivent) Vous avez de la chance d'avoir un mari si courageux. Et si engagé. En parlant d'engagement, d'après Mary Margaret, vous étiez au beau milieu d'une affaire extrêmement importante, alors ça suffira pour aujourd'hui. Et on va vous laisser vite y retourner. (secoue sa main) Ravie de vous avoir rencontré, M. Nolan.
David : Non... David. Ravi de vous connaître, Zelena.
Zelena : Pas autant que moi. (David embrasse sa femme avant de partir)


SCÈNE : Storybrooke. Présent. David Nolan conduit à travers les bois et arrête la voiture. En sortant de la voiture, il attrape son épée. Il ignore qu’une silhouette cagoulée l'a suivi derrière.


SCÈNE : Parc de Storybrooke. Présent. Henry et Regina marchent ensemble. Henry déguste une glace.


Regina : Ta glace est bonne ?
Henry : Très bonne. Ma mère m'emmenait souvent chez un glacier italien. Mais elle est bonne aussi.
Regina : Ah, Storybrooke a quelques avantages et a son charme. Enfin, j'imagine que ça te paraît étriquée comparée à la grande ville.
Henry : Non, c'est agréable. New York c'est génial, mais il y a tellement de monde que parfois on se sent...
Regina : Seul ?
Henry : Ouais.
Regina : Bien sûr. C'est ce qu'il y a de bien dans les petites villes. Tout le monde connaît tout le monde. C'est... comme une grande famille.
Henry : (ils s'arrêtent devant le lac) J'peux vous dire quelque chose ?
Regina : Mais oui.
Henry : (se font face) J'pense que ma mère n'est pas venue ici seulement pour son affaire.
Regina : Qu'est-ce que tu veux dire ?
Henry : J'crois qu'elle voulait quitter un peu New York.
Regina : Oh, mais... Pourquoi tu crois ça ?
Henry : Le p'tit copain de ma mère. Il s'appelle Walsh. Il l'a demandé en mariage.
Regina : (hoche la tête) Oh.
Henry : Et deux jours après, elle me fait louper l'école pour un boulot dans le Maine. Elle aurait refusé d'aller dans le Queens, si ça m'avait fait manquer une journée.
Regina : D'après toi, qu'est-ce qui s'est passé ?
Henry : J'en sais rien. Mais on s'rait pas là, si elle lui avait dit oui.
Regina : Et toi, qu'est-ce que tu en penses ? Est-ce que tu l'aimais bien, ce Walsh ?
Henry : Il l'a rendait heureuse et j'aimais bien ça. Et en plus, j'imagine que c'est sympa de ne pas être que deux le jour de Noël.
Regina : Un jour, tu auras une famille si grande que tu ne sauras plus où donner de la tête.
Henry : Vous croyez ?
Regina : J'en suis sûre. (lui sourit et lui aussi)


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Les bois. Crochet et Emma passent par un buisson de baies de houx. À l'aide de son crochet, Crochet secoue des baies du buisson.


Emma : (le regarde) Il faut toujours que tu te serves de ton crochet ?
Crochet : On sait qu'on est au bon endroit. On fait quoi ?
Emma : On n'a plus qu'à chercher.
Crochet : Tu sais ce qui m'ennuie, Swan ? C'est que chaque fois que je te vois, je me retrouve à marcher des heures et des heures dans une forêt ou dans les collines avec un danger à nos trousses.
Emma : J'croyais que t'avais peur de rien et que tu étais toujours prêt pour l'aventure.
Crochet : Ah, c'est l'aventure, ça ?
Emma : Hé oui. T'as fait quoi l'année dernière tout seul sur ton navire ? J'imagine que tu as moissonné les cœurs et les trésors sur tous les océans. Jusqu'à ce que tu reviennes pour me sauver.
Crochet : Exactement.
Emma : (se retourne pour lui faire face) C'est faux.
Crochet : Excuse-moi ?
Emma : Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce que tu ne me dis pas ?
Crochet : Rien. Tu connais mon histoire. Je n'ai rien à ajouter.
Emma : J'y crois pas une seconde.
Crochet : Et bien, tant pis. En tout cas, tu devrais me remercier.
Emma : Pour ma mémoire ? J'l'ai déjà fait.
Crochet : Pour t'avoir sauvé d'un mariage sans amour.
Emma : Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
Crochet : C'était un Singe Volant.
Emma : J'en savais rien.
Crochet : Et, tu l'as envisagé ? De l'épouser ?
Emma : C'est important ?
Crochet : Fais-moi plaisir.
Emma : Oui, bien sûr. J'étais amoureuse, alors oui, j'y ai réfléchi. Mais comme tous les autres, il avait menti sur qui il était, et ça m'a foutu en l'air. Tu es content comme ça ?
Crochet : En un sens, oui je suis content de l'entendre.
Emma : (triste) Ça te réjouis que j'aie le cœur brisé ?
Crochet : S'il peut être brisé, ça veut dire qu'il bat encore.
Emma : (Après un moment, elle se retourne et continue à marcher. En montant une colline ils s'arrêtent devant la ferme de Zelena) Une ferme. On peut dire qu'elle manque pas d'humour.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Dans les bois, David examine un buisson de baies de houx. Pourtant, la silhouette cagoulée le suit. Se sentant mal à l'aise, David regarde plusieurs fois autour de lui. Brièvement, le personnage à capuchon le regarde abandonner sa couverture derrière un arbre. David compose le numéro d'Emma sur son téléphone portable.


Emma : Vous êtes sur le répondeur d'Emma Swan. Laissez un message et je vous rappellerai.
David : Emma, c'est David. J'suis dans la forêt, au même endroit que tout à l'heure. Je crois que j'ai trouvé la sorcière. J'vais essayer de la coincer. (termine l'appel et se rapproche prudemment de la silhouette à capuchon.)


SCÈNE : La Forêt enchantée. Il y a un an. Forêt de Sherwood. La tour. Le personnage à capuchon monte la tour en s'approchant du Prince Charmant et de Raiponce.


Raiponce : Je n'aurai pas dû vous appeler. C'est moi qu'elle veut. (éloigne le Prince Charmant de la fenêtre) Peut-être qu'elle vous épargnera si vous partez tout de suite.
Prince Charmant : Non, c'est hors de question. Je vais vous ramener à votre famille.
Raiponce : Non, elle va vous tuer. Vous ne pouvez pas me sauver. Tout est perdu d'avance.
Prince Charmant : Non, je peux vous sauver et je vais le faire.
(Le Prince Charmant se penche par la fenêtre en tirant avec son épée. Ne frappant rien, il baisse les yeux et ne voit aucun adversaire. Soigneusement, le Prince Charmant regarde plutôt vers le haut. La figure à capuchon attaque. Le Prince Charmant s'écrase le premier contre le mur de la tour. En entrant dans la tour, le personnage à capuchon fait maintenant face à Raiponce.)


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Dans les bois. Maniant son épée, David Nolan coupe une marque dans un arbre. Intrigué, il se retourne face à son adversaire. Prenant David par surprise, son adversaire est capable de renverser David au sol.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Ferme de Zelena. Crochet et Emma s'approchent prudemment de la maison en regardant par les fenêtres. Dans la cuisine, une bouilloire est posée sur la table.


Emma : (murmure) Il y a bien quelqu'un qui vit ici. Mais il n'y a personne pour l'instant.
Crochet : (murmure) Pourquoi on chuchote, alors ?
Emma : (murmure) Parce que les bonnes planques ont toujours l'air d'être vide. Tu peux me croire. J'ai poursuivi un tas de gens qui ne voulaient surtout pas être retrouvé. Alors, une partie de cache-cache, ça me connaît. (En se faufilant autour de la maison, elle remarque une bicyclette debout. Elle remarque un abri contre les orages située dans le jardin.) Un abri anti-tornade. (Crochet et Emma s'approchent de la cave. La porte est verrouillée. Emma tire son pistolet, mais Crochet l'arrête)
Crochet : Oh, oh, attends. Pas si vite. C'est une chose de fouiner dans une maison vide, c'en est une autre de descendre dans une cave qui n'a qu'une porte de sortie.
Emma : T'as la trouille ?
Crochet : (soupire) Il y a une différence entre la peur et la stratégie. Cette sorcière a déjà des monstres volants. Va savoir ce qu'elle cache là-dedans. Si elle est aussi puissante qu'on le croit, il faudrait qu'on ait notre spécialiste en magie, ce serait mieux. À moins que tu aies pris des cours à New York.
Emma : D'accord, j'appelle Regina. Elle n'aura qu'à déposer Henry chez Granny. J'pense que les Singes Volants feront demi-tour en voyant son arbalète.
Crochet : Et surtout son plat du jour. (Emma découvre qu'elle a reçu un message de David)
David : Emma, c'est David. J'suis dans la forêt, au même endroit que tout à l'heure. Je crois que j'ai trouvé la sorcière. J'vais essayer de la coincer.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Les bois. La silhouette à capuchon s'approche de David, qui est étendu sur le sol. Sentant quelqu'un se tenir au-dessus de lui, David attrape son épée. Rapidement, il se lève. Ensuite, David se retourne pour poignarder son adversaire. Peu impressionnée, la silhouette à capuchon soulève David et l'étrangle. En tirant la capuche, David Nolan se fait face.


SCÈNE : La Forêt enchantée. Il y a un an. Forêt de Sherwood. La tour. Alors que le Prince Charmant tente de se lever pour pouvoir assister Raiponce, le personnage à capuchon le gêne à l'aide d'une corde faite de cheveux produits par magie. La silhouette à capuchon s'approche alors d'une Raiponce effrayée.


Prince Charmant : (crie) Hé ! Ne t'approche pas d'elle. (la silhouette à capuche se retourne pour faire face au Prince Charmant.)
Fantôme de la peur : Je suis elle.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Dans les bois.


David : (d'une voix tendue) Qui es-tu ?
Fantôme de la peur : Je suis toi. (riant, il repousse David par terre. Ce dernier prend son épée)


SCÈNE : La Forêt enchantée. Il y a un an. Forêt de Sherwood. La tour.


Prince Charmant : Raiponce, ce n'est pas une sorcière. C'est vous. Elle est apparue après que vous ayez mangé la racine. Vous pensiez que ça n'avait pas marché, mais c'est le contraire. La racine nous permet de vaincre nos peurs en nous obligeant à y faire face.
Raiponce : Non, je ne peux pas. Aidez-moi.
Prince Charmant : C'est elle votre peur. Vous êtes la seule à pouvoir la vaincre.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Dans les bois.


Fantôme de la peur : Tu ne peux rien contre moi. Je sens ta peur. C'est une puanteur. La puanteur d'un jeune berger effrayé qui s'est trop éloigné de sa ferme.
David : Je n'ai peur de rien. (il attaque le fantôme. Doucement, ce dernier pare son coup)
Fantôme de la peur : (rigole) Si c'était vrai, je ne serai pas là. (David attaque son adversaire une fois de plus. Cette fois, son épée s'incline et le fantôme force David à se mettre à genoux.)


SCÈNE : La Forêt enchantée. Il y a un an. Forêt de Sherwood. La tour.


Prince Charmant : Vous devez l'affronter. Vous n'avez pas le choix.
Raiponce : (effrayée) Non, c'est trop dur. (Se libérant lui-même, le Prince Charmant se lance sur le Fantôme de la peur et la jette par la fenêtre. Le Fantôme de la peur remonte lentement en s'approchant de Raiponce. Le Prince Charmant reste derrière.)
Prince Charmant : (crie) Écoutez-moi. Vous aviez peur de ne pas être un bon chef comme vos parents. Comme votre frère. Admettez-le et vous serez plus forte qu'elle.
Raiponce : Je ne peux pas.
Prince Charmant : Si, vous pouvez. Coupez vos cheveux. Ne l'écoutez plus. Faites-le, et vous pourrez avoir ce que vous voulez. Vous quitterez cette tour.
Raiponce : Non, je préfère rester.
Prince Charmant : Je vous comprends. Croyez-moi, c'est vrai. Votre avenir vous paraît incertain et ça vous fait peur. Vous pensez être en sécurité ici, mais si vous n'acceptez pas de vivre cet avenir, vous mourrez ici. Toute seule. C'est ce que vous voulez ?
Raiponce : Non.
Prince Charmant : Alors vous savez ce qu'il faut faire. Allez-y ! (Raiponce coupe la corde)
Raiponce : (incrédule) J'ai... réussi.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Les bois. En un seul coup puissant, le deuxième David coupe l'épée du premier en deux.


Fantôme de la peur : Tu vois bien ? La peur t'affaiblis.
David : Non, j'n'ai pas peur.
Fantôme de la peur : Tu peux te le répéter mais ça ne change rien.
David : Je suis prêt à mourir pour les miens.
Fantôme de la peur : Mais tu n'a plus de courage. Et je vais t'en donner la preuve. (étrangle David) Laisse-toi aller. Ce sera facile. (David entrevoit la voiture jaune d'Emma qui approche)
David : J'ai peur... peur de ne pas être un bon père. Mais c'est pas ça qui m'arrêtera. Pas maintenant. (En utilisant la poignée de son épée cassée, David poignarde le fantôme. Il tombe en poussière. Haletant, David remarque que la poignée repose près de lui. Cependant, avant de pouvoir la soulever du sol, la poignée disparaît dans un nuage de fumée verte. Emma, Regina et Crochet s'approchent de lui.)
Emma : David, ça va ? (David hoche la tête)
Regina : Alors, où est-elle ?
David : C'était pas elle.
Crochet : Alors, qui c'était ? Tu trembles comme une feuille.
David : Moi-même.
Crochet : Tu peux répéter ?
Regina : C'était la sorcière. Elle joue avec nous.
David : Vous avez trouvé où elle se cache ?
Crochet : Il y a une ferme plus loin. Ça doit être la sienne.
David : Alors finissons-en. Renvoyons-la au Pays d'Oz.


SCÈNE : La Forêt enchantée. Il y a un an. Forêt de Sherwood. Le Prince Charmant et Raiponce quittent la clairière.


Raiponce : (se tourne vers lui) Je suis allée nager dans la rivière, là où je n'aurais pas dû. À l'endroit où nos parents l'avait interdit. J'ai été prise dans les rapides. Mon frère n'a pas hésité à plonger. Il m'a sauvé, mais lui, il s'est noyé.
Prince Charmant : Je suis navré.
Raiponce : Le trône devait lui revenir. Est-ce que j'allais être une bonne Reine ? Et si je n'y croyais pas, comment mes parents pouvaient croire en moi ?
Prince Charmant : C'est ce que vous êtes. Vous devez arrêter de fuir cette réalité et vos parents.
Raiponce : Vous pensez qu'ils vont me pardonner ?
Prince Charmant : Vous êtes leur fille. Bien sûr qu'ils vous pardonneront.


SCÈNE : La Forêt enchantée. Il y a un an. Palais réginal. Le Prince Charmant ramène Raiponce à ses parents.


Raiponce : Maman ? Papa ? (pleurant, ils enlacent leur fille)
Blanche-Neige : Tu vas me dire pourquoi tu as passé toute la nuit dans la forêt ?
Prince Charmant : Oh, j'ai passé la nuit dehors parce que j'avais peur.
Blanche-Neige : (étonnée, se tourne vers lui) Peur ? (réfléchit un instant avant d'ajouter) Parce que nous avons perdu Emma.
Prince Charmant : Deux fois. Une fois bébé et l'autre fois il y a pas longtemps, quand on a dû retourner dans la Forêt enchantée sans elle.
Blanche-Neige : Oui, mais ce n'est pas notre faute.
Prince Charmant : Je sais bien. Mais, parce que nous l'avons perdue, je n'ai jamais été son père.
Blanche-Neige : (lui fait face) Tu as été un bon père pour elle.
Prince Charmant : Quand on l'a retrouvée. Mais je ne l'ai pas élevée. Et maintenant, cet enfant va arriver et j'ai des doutes. Je n'ai jamais fait ça et je ne sais pas si je serais à la hauteur.
Blanche-Neige : Il n'y a pas de doutes à avoir. On va affronter ça comme tout le reste. Ensemble. Tous les deux.
Prince Charmant : (sourit) Comment ai-je pu oublier ça ? (elle lui rend son sourire) On s'en va ? On a une chambre d'enfants à préparer.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Dans les bois.


Crochet : Tu sais pourquoi elle t'a envoyé un démon qui te ressemblais ?
David : Non, aucune idée. Tout ce que je sais, c'est qu'il avait mon visage et qu'il jouait avec mes angoisses.
Regina : (surprise) Quoi ? Il connaissait vos angoisses ?
David : Oui, des choses que j'ai jamais dites, même pas à Mary Margaret. Et c'est seulement quand j'ai admis mes peurs que j'ai réussi à le faire disparaître avec mon épée brisée.
Regina : Votre épée ? Où est-ce qu'elle est ?
David : C'est ce qui est très bizarre. Une fois que je l'ai tué, ce qui en restait a... disparu.
Crochet : Qu'est-ce que ça veut dire ?
Regina : Quand on affronte nos peurs, c'est notre courage le plus pur qui s'exprime. Quand vous avez vaincu votre angoisse et saisi votre épée, elle a servi de transfert à votre courage.
David : Et pourquoi elle a disparu ?
Regina : Elle n'a pas disparu. Elle l'a volée.
Emma : Comment ça ? La Sorcière a volé son courage ?
Regina : Un de ses symboles, en tout cas. Et ce genre d'objets peut avoir des vertus très puissantes.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Loft Blanchard. Se préparant à partir, Zelena ouvre son sac à main. La garde de l'épée est stockée à l'intérieur.


Mary Margaret : Ah, je vous remercie d'être venue.
Zelena : Mais de rien. C'est très agréable et on se connaît un peu mieux. Et s'il vous plaît, remerciez encore David, de s'être déplacé. Vous savez, j'ai entendu tellement d'histoires sur votre Prince si brave que je... j'ai de la chance de vous avoir rencontré tous les deux.
Mary Margaret : Oh, c'est nous les chanceux. Avec la Malédiction, je n'ai pas pu me préparer, et grâce à vous je vais arrêter de paniquer.
Zelena : C'est exactement ce qu'il faut. Il n'y a aucune raison d'avoir peur, d'accord ? Je serai avec vous jusqu'au bout. (Mary Margaret l'enlace)


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Ferme de Zelena. David, Crochet, Regina et Emma approchent de l'abri anti-tornade. Emma remarque que la serrure est maintenant cassée.


Emma : Le cadenas. Il était intact tout à l'heure. (Elle saisit son pistolet tandis que Crochet dégaine un sabre) Prêts ? (David ouvre la porte de l'abri)
Crochet : Jusqu'ici, tout va bien.
Emma : Restez sur vos gardes. On y va. (Prudemment, elle descend les marches. David, Regina et Crochet la suivent)
Regina : C'est plein de magie noire là-dedans. (à Emma) Vous la sentez aussi ?
Emma : Je sais pas. P'têt bien. En tout cas, ce que je sens c'est louche. (remarque une cage debout dans la pièce. La serrure est également cassée) Qui est-ce que la Sorcière gardait enfermé ? Des Singes Volants ?
David : Non, c'était pas des singes. (Il allume la lumière. Un rouet est debout à l'intérieur de la cage. Puis il s'accroupit pour ramasser la paille sur le sol) Qui est capable de transformer la paille en or ?
Emma : Rumplestiltskin. (Regina sourit)


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