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Plume WIKI Cette page est la transcription de l'épisode "Garder Espoir". Plume WIKI
N'hésitez pas à la compléter ou à corriger la moindre erreur.
Once Upon a Time couverture livre de contes

SCÈNE : Storybrooke. Présent. La nuit. Peter Pan, toujours dans le corps de Henry, approche le puits à souhaits avec Felix. Dans sa main, il tient le parchemin du Sort noir.


Felix : Tu m'étonneras toujours, Peter. Tu as réussi à bercer la Méchante Reine en moins d'une journée. Je suis impressionné.
Peter Pan : Elle aime Henry. C'est son unique faiblesse. (ils s'arrêtent près du puits) Voilà. C'est ici qu'on va jeter le Sort noir. Tu as les ingrédients ?
Felix : (tend un sac à Peter Pan) Que va-t-il leur arriver, quand ce sera fait ? Ils vont tous mourir ?
Peter Pan : (sort une bouteille) Pire encore. Ils seront les esclaves du Nouveau Monde qu'on va créer. Ils n'auront aucun souvenir de ce qu'ils étaient avant. La mort est parfois une délivrance. Leurs souffrances à eux seront infinies. (continue en sortant diverses bouteilles comme ingrédients et en laisse tomber une dans le puits. Au fond, l'eau prend une teinte verdâtre.)
Mary Margaret : (parle hors de l'écran) Une autre Malédiction ?


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Belle, David, Emma, Henry, Crochet, Mary Margaret, Neal, Regina, M. Gold et Clochette sont rassemblés à l'extérieur du caveau.


Mary Margaret : Tout va recommencer ?
Emma : Gold, est-ce que celle-ci va fonctionner comme la précédente ?
M. Gold : La précédente avait été créée pour répondre aux souhaits de la Reine. Celle-ci se conformera au désir de Peter Pan. Je m'attends à quelque chose d'effroyable.
Regina : La Malédiction est faite de manière à ce qu'on ne puisse pas l'arrêter. On ne peut rien contre elle.
M. Gold : En réalité, il est tout de même possible de l'arrêter.
Regina : Comment ça ?
M. Gold : Avec le parchemin sur lequel le sort est inscrit. Il ne peut être neutralisé que par la personne qui y a eu recours. C'est-à-dire toi, Regina.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Le puits à souhait. Peter Pan regarde une des bouteilles d'ingrédients.


Peter Pan : Ce qu'elle a fait c'est de la rigolade comparé à ce que je prépare. (lance la bouteille dans l'eau et cette dernière redevient verte)
Felix : Je savais que tu gagnerais. Peter Pan n'échoue jamais. (Peter Pan lui sourit. Une autre bouteille va dans le puits.)
Regina : (parle hors de l'écran) Qu'est-ce que je dois faire ?


SCÈNE : Storybrooke. Présent. À l'extérieur du caveau.


M. Gold : (à Regina) Détruire le parchemin. La Malédiction que tu as jetée prendra fin et celle de Peter aussi, mais il y aura un prix à payer ; et non des moindres.
Regina : Et comment va-t-on s'y prendre ?
M. Gold : Il sera difficile de le récupérer alors nous le ferons venir à nous grâce à un sort qui nous permettra de rendre à Peter et à Henry leurs corps respectifs. (elle lui lance un regard confus)


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Le puits à souhait.


Felix : (regarde l'intérieur du puits puis Peter Pan) On dirait qu'il nous manque un ingrédient.
Peter Pan : Oui, exact.
Felix : Qu'est-ce que c'est ?
Peter Pan : Le cœur de l'être que j'aime le plus au monde.
Felix : Tu veux parler de ton fils Rumplestiltskin ?
Peter Pan : Non. Non, lui je ne l'ai jamais aimé.
Felix : (perplexe) Mais alors de quel cœur s'agit-il au juste ? Qui aimes-tu ?
Peter Pan : L'amour peut prendre des formes très diverses. Il ne se réduit pas forcément à la romance ou à la famille. Il se nourrit parfois de la loyauté ; de l'amitié. (L'expression de Felix passe à la peur) Il n'y a qu'une personne qui a toujours cru en Peter Pan.
Felix : C'est moi.
Peter Pan : N'aies pas peur. Vois plutôt ça comme un honneur. (bouge pour lui enlever son cœur)
Felix : (criant) Non, non, non, attends !
(Peter Pan atteint l'intérieur de sa poitrine alors que Felix émet un grognement douloureux. Peter Pan arrache le cœur rougeoyant et commence à le serrer alors que Felix tombe au sol avec angoisse. Le cœur est pressé et les restes jetés dans le puits.)


SCÈNE : Storybrooke. Présent. À l'extérieur du caveau.


Henry : Si je récupère mon corps et Peter le sien, c'est moi qui ai le parchemin. Alors je peux vous le rapporter.
M. Gold : C'est précisément l'idée.
Regina : Même toi, tu n'es pas assez puissant pour jeter un sort pareil.
M. Gold : Je pense que si j'avais l'instrument adéquat, je pourrais l'être.
Clochette : La baguette de la Fée Noire. L'une des fées les plus puissantes qui ait jamais existée. C'était une experte en magie noire. La Fée Bleue l'avait exilée du Royaume mais avant, elle lui avait confisqué sa baguette.
M. Gold : Notre regrettée Mère Supérieure doit l'avoir cachée dans son lieu de résidence.
David : Alors qu'est-ce qu'on attend ? Il faut qu'on aille au couvent.
Clochette : Je viens. J'aimerais pouvoir lui rendre un dernier hommage. (David acquiesce)
M. Gold : Entendu. Quant à nous, nous allons retourner à ma boutique et préparer Henry pour ce qui l'attend.
Emma : (à Henry) T'en fais pas, on est là.
(Tout le monde commence à se disperser. L'Ombre se profile au-dessus ; ayant tout entendu. Un instant plus tard, elle s'envole.)


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Le puits à souhait. Peter Pan finit de pulvériser le cœur, et ouvre sa paume pour laisser tomber la poussière restante dans le puits. Il observe avec satisfaction l'épaisse fumée verte qui remonte rapidement à la surface.


SCÈNE : La Forêt enchantée. Passé. À l'intérieur de la pépinière du Château royal, une Blanche-Neige enceinte approche de la Fée Bleue pendant que le Prince Charmant écoute.


Blanche-Neige : Et si cela ne marche pas ? Une armoire magique est un pari risqué, vous le savez aussi bien que moi. Alors que ferons-nous si votre plan s'avère être un échec ?
Fée Bleue : Dans ce cas, la Malédiction nous transportera dans un autre monde. Nous perdrons la mémoire et nous serons soumis au plus noir désir de la Reine. C'est pourquoi il nous faut croire que ton enfant trouvera un moyen de nous sauver.
Blanche-Neige : Si nous avons tout oublié, nous ne pourrons pas lui dire qu'elle est la Sauveuse, comment le saura-t-elle ?
Fée Bleue : Un jour, quand le moment sera venu, notre histoire se révèlera à elle.
Blanche-Neige : Quoi ?
Fée Bleue : Tu dois me faire confiance.
Blanche-Neige : Qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire ?
Fée Bleue : Je l'ignore encore. Mais je sais que cela finira par arriver.
Blanche-Neige : Comment pouvez-vous en être certaine ?
Fée Bleue : Parce que j'ai au fond de mon cœur ce dont nous avons le plus besoin aujourd'hui. (Blanche-Neige lui lance un regard interrogateur.) L'espoir. Bonne chance, Blanche-Neige. Garde la foi. (s'envole)
Blanche-Neige : (au Prince Charmant) C'est facile à dire quand on a une baguette magique et des ailes.
Prince Charmant : Nous n'avons pas d'autre choix que de la croire.
Blanche-Neige : (ne répond pas et s'approche pour regarder tristement le mobile de la licorne suspendu au-dessus du berceau) Ce mobile devait être à elle. Nous avions tant de projets.
Prince Charmant : Tu as entendu la Fée Bleue. Nous pouvons encore triompher.
Blanche-Neige : Cette Malédiction a brisé tous les rêves que notre famille avait.
Prince Charmant : Nous ne savons pas ce que l'avenir nous réserve.
Blanche-Neige : (se retourne) Alors comment sais-tu que les choses s'arrangeront ?
Prince Charmant : Parce que l'inconnu n'est pas forcément mauvais. (Blanche-Neige le regarde avec incrédulité.) La vie est pleine de rebondissements qu'on ne voit pas venir. Et cette Malédiction - ce n'est qu'un rebondissement de plus.
Blanche-Neige : (en larmes) Mais tout ce que nous désirions, c'était élever nos enfants ensemble. C'était notre fin heureuse et maintenant elle s'est envolée.
Prince Charmant : L'avenir que nous imaginions s'est envolé, mais peut-être qu'une autre fin heureuse nous attend. Une fin à laquelle nous n'aurions jamais songé… (Il saisit ses mains. Blanche-Neige contemple ses mots pendant un moment.)
Blanche-Neige : Je choisis l'espoir. (Se retourne pour jeter un coup d'œil au mobile de la licorne) Je fais le choix de croire.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Boutique d'antiquités. Mary Margaret regarde avec envie l'une des licornes du mobile en le touchant avec sa paume. Emma la rejoint. Au comptoir, M. Gold consulte un livre de sorts.


Mary Margaret : Ce mobile était au-dessus de ton berceau. (Emma semble confuse) Je veux dire, il aurait dû être au-dessus de ton berceau.
Emma : J'adore les licornes. (elles sourient)
Mary Margaret : T'abandonner à cause de la Malédiction a été le choix le plus difficile à faire.
Emma : Je sais.
Mary Margaret : Chaque fois que je te regarde, je me demande ce qui ce serait passé si j'avais pu faire autrement.
Emma : Je ressens la même chose quand je vois Henry.
Mary Margaret : Tu as fait ce que tu pensais être le mieux. Tu voulais que lui...
Emma : ...ait toutes ses chances. (soupire) Ouais, c'est vrai. Il n'empêche, si je l'avais gardé, les choses auraient été très différentes. On aurait eu une vie tous les deux. Une vie normale.
(Belle, Henry et Regina sortent de l'arrière-boutique pour s'asseoir)
Emma : À Boston ou ailleurs. Mais il faut croire que le destin en a décidé autrement. (sourit à Mary Margaret, puis marche vers Henry) Ça va, Henry ?
Henry : Ouais. J'ai seulement hâte d'être à nouveau moi-même. (Emma hoche la tête)
M. Gold : (regardant toujours le livre de sorts) Encore un peu de patience. (tourne une page) Ce ne sera plus très long. (ferme le livre) Une fois que nous aurons la baguette, tout rentrera dans l'ordre.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Dans le couvent, le corps de la Mère Supérieure est déposé dans un cercueil ouvert alors que trois de ses camarades sont en deuil. David, Crochet, Neal et Clochette s'approchent par derrière.


Clochette : Navrée de vous interrompre, mais on a besoin de votre aide.
Nonne 1 : Pourquoi faire ?
Neal : La baguette de la Fée Noire est ici. Il nous la faut.
Nonne 1 : (recule légèrement) On ne peut pas vous...
Clochette : Je sais. C'est une arme terrible. Mais ce qui nous menace est bien pire. Alors où est-elle ?
(Avant que la nonne ne puisse répondre, un bruit de martèlement vient de l'extérieur. Ils se retournent tous pour voir quelque chose voler à grande vitesse autour des fenêtres du bâtiment.)
David : Qu'est-ce que c'est que ça ?
Crochet : L'Ombre de Peter.
(Ils voient l'Ombre de l'autre côté d'un vitrail en essayant d'entrer.)
Nonne 1 : Qu'est-ce qu'elle veut ?
Crochet : La baguette.
David : Fuyez, allez-vous-en vite !
(Les nonnes sortent de la pièce lorsque l'Ombre entre dans le couvent.)
David : Restons pas là. (à l'Ombre)
Crochet : Il faut se mettre à l'abri ! Venez !
(Ils courent se cacher derrière les bancs de l'église.)


SCÈNE : Pays Imaginaire. Passé. Crochet et M. Mouche traversent la jungle de l'île.


Crochet : Il serait temps d'accélérer le pas, M. Mouche. Dans l'intérêt de cette expédition comme dans celui de ta silhouette.
M. Mouche : Mes excuses, Capitaine. (s'arrête de marcher et entend un bref bruissement dans la brousse. Il se tourne pour regarder, mais il n'y a rien.) Et cet endroit me flanque la chair de poule. (Reprend la marche et ne voit pas les yeux qui regardent sortir de la brousse) (à Crochet) Nous ferions peut-être mieux de remonter à bord du navire.
Crochet : Pas avant que j'ai trouvé un moyen de quitter cette île infernale. Nous sommes ici depuis trop longtemps. Et maintenant que je sais qu'il existe une dague qui peut tuer le Ténébreux, il me tarde de lever l'ancre et de regagner le monde dont nous venons. Ma soif de vengeance est ravivée. (s'éloigne)
M. Mouche : Votre soif de vengeance serait plus en sécurité sur la... (Alors qu'il se déplace pour suivre, quelqu'un l'assomme.)
Crochet : (se retourne) M. Mouche ? (Soudainement, Clochette tient un couteau sur sa gorge alors qu'elle attrape ses cheveux.)
Clochette : N'es-tu pas un peu trop vieux pour être un Enfant Perdu ?
Crochet : Je ne fais pas partie de la bande de Peter et comme tu l'as toi-même constaté je ne suis plus un enfant.
Clochette : Alors qui es-tu et que viens-tu faire ici ?
Crochet : Je suis le capitaine du Jolly Roger et je suis à la recherche... (grimace tandis que Clochette tire plus fort sur ses cheveux) d'une forme de magie qui me permettrait enfin de repartir dans le monde d'où je viens. Tu n'en aurais pas un p'tit peu, par hasard ?
Clochette : Je suis à court, justement. (frétille)
Crochet : Je ne le crois pas un seconde. (la fait reculer de quelques pas) Si j'osais, j'irais jusqu'à dire que tu es une fée.
Clochette : Et moi, si j'osais, j'irais jusqu'à dire... (jette un coup d’œil à sa tenue) que tu es un pirate.
Crochet : Gagné. Alors, dis-moi la fée, peux-tu m'aider ?
Clochette : Tu me demandes de l'aide ? (presse le couteau sur sa gorge et le traîne le long de sa peau) Tu ne crains donc pas qu'il me prenne l'envie de te trancher la gorge ?
Crochet : (Pose sa lanterne sur un rocher et rapproche son visage du sien) Ce ne sont guère des manières de fée. Ne devrais-tu pas plutôt me guider vers une fin heureuse ou tout autre chose au moins aussi précieuse ?
Clochette : C'est vrai que j'ai été une fée. C'était il y a bien longtemps. Mais ensuite on m'a repris mes ailes. Quant à ta soi-disant « fin heureuse », trouve-la tout seul. (sort une autre arme quand elle voit Crochet sortir quelque chose de sa poche) Pas un geste !
Crochet : (sourit) Ça n'est pas une arme. (sort une bouteille) Du moins pas dans le sens où on l'entend habituellement. (il l'ouvre et la lui propose) Une goutte de rhum ?
Clochette : Pourquoi tiens-tu tellement à partir ? (prend une gorgée)
Crochet : Le Ténébreux a tué la femme que j'aimais. (reprend la bouteille) Et je compte bien lui faire payer. (boit)
Clochette : Alors tuer cet homme est ta « fin heureuse » ? Même si pour y parvenir, tu risques d'y laisser la vie ?
Crochet : Je suis prêt à risquer ma vie pour deux choses ; l'amour et la vengeance. J'ai perdu le premier. Si je dois mourir pour assouvir ma vengeance, je crois que je m'estimerais plutôt satisfait.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Le couvent.


David : Alors tout ce qu'on a à faire c'est de rallumer cette bougie ? C'est comme ça que vous l'avez capturée dans le Pays Imaginaire ?
Neal : Oui. Mais cette fois on s'en débarrasse pour de bon.
Crochet : Je vais attirer son attention.
Clochette : Tu es sûr que c'est une bonne idée ?
Crochet : Si c'est le seul moyen d'empêcher cette Malédiction d'effacer tous nos souvenirs, je suis prêt à prendre ce risque.
Clochette : Je croyais que tu ne risquais ta vie que par amour ou par vengeance.
Crochet : Et pour une autre bonne raison - mes intérêts. (grimpe derrière le banc ; à l'Ombre) Hey ! (se baisse alors que l'Ombre se jette sur lui. Il esquisse un sourire.) C'est censé m'impressionner ? (L'Ombre le frappe brutalement à ses pieds et le traîne au sol. David se précipite pour le tirer derrière le banc.)
Clochette : Tu peux le capturer ?
David : Non, il est trop haut. Il faudrait se rapprocher.
Neal : Si on savait voler, on pourrait l'atteindre. (réalise) Attends.
Clochette : Je te rappelle que je n'ai plus mes ailes.
Neal : Mais t'as de la poudre de fée.
Clochette : Qui est devenue inerte.
David : Non, Clochette, tu as réussi à la faire fonctionner une fois. Tu peux le refaire.
(Clochette glisse hors du banc et découvre le flacon de poussière de fée qui commence à briller de vert. Elle ferme les yeux avec concentration tandis que Neal lui tend les moitiés de la noix de coco. Elle allume une flamme sur la bougie et s'envole dans les airs pour piéger l'Ombre à l'intérieur. Une fois le couvercle posé, elle redescend pour jeter les moitiés de noix de coco dans un feu ouvert.)
Neal : (à Clochette) Beau travail.
Crochet : (à Clochette) Tu vois que tu es toujours une fée.
Clochette : Et toi toujours un pirate. Tu vas bien ?
Crochet : J'ai perdu une main autrefois. Je devrais survivre.
Clochette : Quoiqu'il en soit, je sais pourquoi tu as risqué ta vie, et ce n'était pas pour servir tes intérêts ou par vengeance. C'était pour Emma.
Mère Supérieure : (parle hors de l'écran) Bravo, Fée Verte.
(Tout le monde regarde derrière pour voir la Mère Supérieure ; revenue à la vie)
Clochette : (surprise) Fée Bleue. Mais tu étais...
Mère Supérieure : Morte. Je sais. Mais en tuant l'Ombre, tu m'as rendu la mienne et ramené à la vie. Merci. Tu as appris à croire en toi, Fée Verte. Fée Clochette. Bienvenue parmi nous.
Clochette : Je suis à nouveau une fée ? Même si j'ai enfreint toutes les règles ?
Mère Supérieure : (rigole) J'ai peut-être été un peu trop sévère. Tu méritais tes ailes, Clochette. Et tu as mérité de les récupérer à de nombreuses reprises.
Clochette : (en larmes) Merci beaucoup.
Mère Supérieure : En ce qui concerne la baguette de la Fée Noire... (la matérialise dans sa main et la leur tend.) Tenez, sauvez-nous tous. (Tend la baguette à Neal, qui quitte le couvent avec David et Crochet)


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Boutique d'antiquités. Emma et Regina sont assises avec Henry quand ils se tournent pour voir David, Crochet et Neal arriver.


David : On a une bonne nouvelle. La Fée Bleue est en vie. Elle nous a donné la baguette.
Emma : (à M. Gold) On a besoin d'autre chose ?
M. Gold : Oui, d'une dernière chose. (ouvre une armoire pour en sortir un bracelet)
Mary Margaret : Qu'est-ce que c'est ?
M. Gold : L'une des rares choses utiles que j'ai subtilisé à Tamara et Greg avant qu'ils ne partent pour le Pays Imaginaire. Ce bracelet inhibe les pouvoirs magiques de la personne qui le porte.
Regina : (avec dédain ; à Crochet) Puisqu'on en parle, je n'ai pas oublié ce que tu m'as fait. (Crochet acquiesce)
M. Gold : Tu veux bien me donner ton poignet, Henry ? (le met sur le bras de Peter Pan) Je veux m'assurer que quand mon vieux père se réveillera, il sera affaibli. Ça bloquera tous ses pouvoirs.
Henry : Qu'est-ce qui va se passer maintenant ?
M. Gold : Je vais jeter le sort, tu vas tomber dans un profond sommeil et quand tu te réveilleras, tu auras retrouvé ton corps.
Regina : (à Henry) Et là tu récupéreras le parchemin dont on a parlé et tu viendras nous trouver aussi vite que possible. (Neal tend la baguette à M. Gold)
Henry : (soupire) Quand j'ai donné mon cœur à Peter, je croyais me comporter en héros. Pardon, j'suis désolé.
David : Non, c'est pas à toi de t'excuser. C'est à Peter de le faire.
M. Gold : Il est temps. (Henry se couche sur un lit) Ne quitte pas la baguette des yeux.
(Henry ferme les yeux tandis que M. Gold jette le sort. Le corps de Peter Pan commence à convulser.)
Emma : Qu'est-ce qui se passe ?
M. Gold : Son esprit quitte le corps de Peter.
(L'agitation continue et s'atténue progressivement.)
Regina : Ça a fonctionné.
Emma : Allons retrouver notre fils.
(Tout le monde commence à quitter le magasin. Belle et Neal font de même. La paire s'arrête quand ils s'aperçoivent que M. Gold ne bouge pas de sa place)
Belle : (à M. Gold) Tu ne viens pas avec nous ?
M. Gold : Non, non. Je vais rester ici. Mon cher père et moi, nous avons... quelques histoires de famille à régler.
(Belle le laisse faire. Neal s'attarde plus longtemps et regarde silencieusement M. Gold)


SCÈNE : Storybrooke. Passé. Octobre 2011. Dans la cour de l'école, Henry examine une page vide d'arbre généalogique qu'il était censé terminer. Il la range dans un dossier et le glisse sous sa boîte à déjeuner ouverte. Mary Margaret se dirige vers lui.


Mary Margaret : Henry ? C'est la deuxième fois que tu ne rends pas ton devoir. Il y a un problème. (Henry ne répondant pas, elle s'assied à ses côtés) Oh. Tout va s'arranger, tu verras. Il suffit d'y croire très fort. (il ferme sa boîte à déjeuner) La vie est imprévisible.
Henry : Vous trouvez qu'elle l'est, la vôtre ? Parce que j'ai franchement l'impression qu'il y a jamais rien qui change dans cette ville. Rien à part moi. Ma mère biologique ne m'aimait pas. Regina dit qu'elle m'aime, mais je sais que c'est pas vrai. J'ai... J'ai pas ma place ici.
Mary Margaret : Tu as ta place parmi nous, Henry. Et tu es aimé. (son expression se rétablit lorsqu'elle trouve une idée.) J'ai quelque chose à te montrer. (cherche quelque chose dans son sac) Ce matin, j'ai nettoyé le placard de ma chambre. Comme je le fais chaque semaine depuis des années, et tu sais ce qui s'est passé ? J'y ai trouvé quelque chose. Quelque que je n'avais encore jamais vu. (sort un grand livre, intitulé « Once Upon a Time » et le place devant Henry.) Il est apparu ce matin. Comme par magie.
Henry : C'est totalement impossible.
Mary Margaret : Évidemment. (Henry commence à ouvrir le livre) Et pourtant c'est arrivé. Ce livre a d'une manière ou une autre atterri chez moi. (Henry se tourne vers une page avec un dessin d'un vieil homme et d'un jeune garçon) Est-ce qu'on me l'a donné et j'ai oublié que je l'avais peut-être ? Mais il était bien là. Et tu sais ce que j'ai trouvé quand je l'ai ouvert ? (Henry la regarde dans l'expectative.) De l'espoir.
Henry : (regarde le livre) Moi j'y vois que des contes de fées.
Mary Margaret : Et à quoi servent réellement les contes de fées, selon toi ? Ils sont là pour nous rappeler que les choses finiront par s'arranger, si quoiqu'il arrive on garde toujours espoir. Ta fin heureuse ne sera peut-être pas celle que tu imaginais, mais c'est justement ce qui la rend si précieuse.
Henry : Est-ce que... Est-ce que je peux vous l'emprunter ?
Mary Margaret : Je te le donne.
Henry : (sourit) C'est vrai ?
Mary Margaret : Croire ne serait-ce qu'en la possibilité d'une fin heureuse est d'un grand réconfort. Et je crois que tu en as besoin. (se lève et lui tapote l'épaule) On se voit en classe. (part)
Henry : (retourne à une autre page montrant une princesse et un prince) Mlle Blanchard.
Mary Margaret : (parle hors de l'écran) Oui ?
(Il lève les yeux et est stupéfait de la voir habillée comme la même princesse dans le livre. Un instant plus tard, elle apparaît comme d'habitude.)
Henry : Merci.
Mary Margaret : (sourit) Mais de rien. (continue à s'éloigner)
Henry : (bascule vers une page d'une princesse et un prince avec un enfant en bas âge) Emma.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Belle, David, Crochet, Emma, Mary Margaret et Neal suivent Granny dans les rues alors qu'elle piste Henry.


Granny : Je sens son odeur. Il est tout prêt d'ici.
Mary Margaret : À la bibliothèque ?
(Tous approchent du bâtiment de la tour de l'horloge alors qu'Henry, retourné dans son corps d'origine, en sort.)
Henry : C'est moi, c'est moi ! Ça a marché ! (se précipite pour enlacer et Emma et Regina) Ne me serrez pas si fort. Qu'est-ce que vous faites ? On s'est vus il y a cinq minutes.
Regina : Mais ce n'était pas toi qu'on voyait.
Emma : Il a le parchemin. (reçoit le parchemin de Henry.) C'est à vous de jouer maintenant. (Quand elle le donne à Regina, une lumière violette émerge du rouleau et le maire s'écroule sur le sol.) Regina ! (Tous convergent autour de Regina avec inquiétude) Regina !


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Boutique d'antiquités. Peter Pan revient à lui dans son propre corps alors que M. Gold est à ses côtés.


M. Gold : (à Peter Pan) Bonjour, papa.
Peter Pan : (toujours allongé) Je penserais que tu me tuerais dans mon sommeil, p'tit gars. (s'assoit) Il faut croire que tu as changé de... (note le bracelet à son poignet) Oh. Je vois. C'est donc ça. (se moque) Tu m'as retiré mes pouvoirs. C'est pour ça qu'il t'est aussi facile de te pavaner et de prendre des grands airs.
M. Gold : Je voulais te parler. Je voulais que tu me regardes en face et que tu repenses à tout ce que tu as fait.
Peter Pan : (sourit) Évidemment. Regarder mon fils dans les yeux une dernière fois, le voir tel qu'il est réellement et penser à tout ce qui aurait pu être. C'est ça que tu voudrais ? Moi aussi je le veux. J'ai l'impression de te revoir quand tu n'étais qu'un tout petit bébé. Tout à moi et sans défense. Ces deux grands yeux immenses... toujours remplis de larmes qui... prenait toute la place... qui me prenait mon nom. Mon argent. Mon pain et mon... temps libre. Qui me retirait à tout jamais l'espoir de me construire un jour une vie meilleure. (avec véhémence) Cette minuscule larve rose aux mouvements désordonnés qui dévorait tous mes rêves les uns après les autres sans jamais pouvoir s'arrêter ! Quel âge as-tu maintenant ? Quelque chose comme deux cents ans ? Quand serais-je débarrassé de toi ?
M. Gold : Tu ne vas pas tarder à l'être. (saisit une épée) Dans la mort.
Peter Pan : Dans ce cas, un dernier conseil, fiston. Ne construit jamais une cage dont on ne sait pas sortir. (Enlève le bracelet de son propre poignet alors que M. Gold semble choqué) C'est moi qui ai créé ce bracelet. Il ne fonctionne pas sur moi. En revanche, sur toi... (le matérialise sur le bras de M. Gold) Écarte-toi de mon chemin ! (Jette magiquement M. Gold dans une étagère) Voyons ce que tu es capable de faire sans magie. (M. Gold rampe vers l'épée tombée, mais Peter Pan l'éloigne de lui.)
M. Gold : (frénétiquement) Je ferai tout ce que je pourrai pour ceux que j'aime.
Peter Pan : Pour ton fils ? Non. C'est déjà trop tard. Bientôt, cette fumée verte va remplir les poumons de ceux qui te sont chers et leur embrumer la cervelle. Mais à eux, contrairement aux autres gens de cette ville, je ne prendrai pas que la mémoire. Non. Puisqu'ils ont tellement d'importance à tes yeux, je leur prendrai aussi la vie. Et toi, tu ne feras rien pour m'en empêcher. Tu sais pourquoi ? Parce que sans la magie, tu es à nouveau celui que tu étais avant. Le lâche du village. (quitte la boutique)
(Par crainte, M. Gold tente de se dégager, en vain.)


SCÈNE : La Forêt enchantée. Passé. Dans son château, Rumplestiltskin allume une bougie en l'honneur de l'anniversaire de Baelfire.


Rumplestiltskin : Il s'est passé trop d'années, Baelfire. Mais je les ai toutes compter. (souffle la mèche utilisée pour allumer la bougie.)
(De l'arrière, Belle pointe un petit panier de fleurs sur le bout des pieds alors qu'il remarque sa présence.)
Belle : Oh, je te prie de m'excuser. Je ne savais pas que tu étais là.
Rumplestiltskin : Sors d'ici.
Belle : Je pose seulement ces fleurs, ensuite je m'en vais. (s'approche de la table)
Rumplestiltskin : Je t'ai dit de sortir. (éteint la bougie avec ses doigts)
Belle : (remarque un châle sur la table) Oh, je te demande pardon. Tu étais en train de... C'était une commémoration en son honneur ? Quel âge aurait-il maintenant ?
Rumplestiltskin : Il n'est pas mort. Il est perdu.
Belle : Perdu ? Mais...
Rumplestiltskin : (touche le châle) Aujourd'hui c'est son anniversaire. Je devrais être avec lui... en train de le fêter. Autrefois, nous avons eu la possibilité d'être heureux tous les deux, j'ai eu peur.
Belle : Il n'est peut-être pas trop tard.
Rumplestiltskin : Je l'espère. (s'éloigne de la table) Non, je n'aurai pas le droit à une fin heureuse.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Boutique d'antiquités. M. Gold a toujours du mal à se libérer, ce qui est complètement inefficace. Désespéré, il regarde l'épée et la ramasse.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Dans la rue, Emma tente de réveiller Regina.


Emma : Regina ! Réveillez-vous ! Regina !
Regina : (se réveille) Emma. (se lève)
Emma : Qu'est-ce qui s'est passé ? Ça va ?
Regina : (sur un ton pensif et distrait) Oui, je vais bien, j'ai seulement...
Mary Margaret : Seulement quoi ? Il s'est passé quoi quand vous l'avez touché ?
Regina : J'ai vu ce qu'il fallait faire.
Henry : Maman, il va rien t'arriver, hein ?
Regina : (place une main sur le menton de Henry) Peu importe, ce qui compte c'est qu'il n'arrive rien à toi. (Henry saisit sa main pour la rassurer. Soudain, le parchemin disparaît de la paume de Regina)
Peter Pan : (parle hors de l'écran) Faux. (marche vers le groupe)
(Ils reculent tous étourdis)
Crochet : Il a le... (est coupé alors que Pan immobilise tout le monde sur place)
Peter Pan : (tient le parchemin) Parchemin ? Ça c'est sûr.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Boutique d'antiquités. M. Gold lève sa manche pour dévoiler son poignet menotté. Il prend l'épée et envisage de l'utiliser pour lui couper sa main et se libérer du bracelet.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Dans la rue, Peter Pan se tient devant le groupe immobilisé.


Peter Pan : Regardez-vous. Littéralement médusés. De jolies poupées avec lesquelles je peux jouer à ma guise. Je crois que je vais commencer par ces deux-là. (marche autour de Belle et Neal) Hmm. Vous êtes tous les deux si adorables. Difficile de décider lequel tuer en premier. (déplace son regard entre eux) En fait non, pas tant que ça. (pointe Neal) Ce sera toi. Toi d'abord, Neal.
(Par derrière, M. Gold serre une main sur l'épaule gauche de Peter Pan et l'éloigne de Belle et Neal.)
M. Gold : Ça suffit laisse-les en paix.
Peter Pan : Voyez-vous ça ? La petite larve a des dents. (d'un ton moqueur) Tu as l'intention de protéger « tous ceux que tu aimes » ?
M. Gold : Je ne te laisserai pas toucher à un seul de leurs cheveux.
Peter Pan : Oh, je serai curieux de voir cela.
M. Gold : Mais tu vas le voir. Parce que j'ai une mission cruciale à accomplir, que je dois la mener à bien quoiqu'il en coûte. Il n'y a pas d'échappatoire cette fois. Ce que je dois faire a un prix. Un prix que je suis enfin prêt à payer. (regarde Neal) J'ai crée cette Malédiction pour te retrouver. Pour te dire que j'avais commis une erreur. Pour être sûr que tu aies une chance d'être vraiment heureux. (Peter Pan rit ouvertement de ses paroles) Je sais que tout bonheur est désormais possible. Mais pas avec moi. Je l'ai accepté.
Peter Pan : Ce ne sont que de belles paroles.
M. Gold : (à Neal) Je t'aime, Baelfire. (regarde Belle) Je t'aime aussi, Belle, tu m'as rendu plus fort.
Peter Pan : Plus fort ?
M. Gold : Peut-être.
Peter Pan : Mais ce n'est pas ça qui te rendras tes pouvoirs.
M. Gold : Mais je n'en ai pas besoin. Tu vois, tu as peut-être perdu ton Ombre, mais il y a un détail que tu oublies.
Peter Pan : Et quel est ce détail ?
M. Gold : (triomphant) C'est que moi aussi. Et que je lui ai même confié quelque chose à cacher. (lève la main en l'air ; convoquant son ombre avec la dague. Lorsque M. Gold s'en empare, l'ombre retourne en lui. Ensuite, il tient Peter Pan de force contre lui-même.)
Peter Pan : (se débat pour se libérer) Qu'est... Qu'est-ce que tu fais ?
M. Gold : Je sais que le seul moyen de te tuer, c'est de mourir avec toi. Et cette fois-ci... Cette fois-ci, je suis prêt à mourir. (poignarde Peter Pan dans le dos avec la lame, mais s'empale également avec elle dans le processus. Peter Pan hurle de douleur tandis que M. Gold reste silencieux.)
(Un nuage de fumée noire recouvre Pan, qui disparaît. Alors que la fumée se dissipe, Malcolm apparaît à sa place.)
M. Gold : Bonjour, Papa.
Malcolm : Rumple, je t'en supplie. Rien ne t'oblige à faire ça. Il te suffit de retirer la dague. On pourra tout recommencer. (sourit) On pourra avoir une fin heureuse.
M. Gold : Ah, mais je suis un méchant. Et les méchants n'ont pas le droit à une fin heureuse. (tord la dague pour plonger plus profondément dans leurs deux blessures. Malcolm halète à l'agonie. Une lumière dorée sort de la lame et commence à briller encore plus. Alors que Malcolm cesse de résister à l'inévitable, M. Gold embrasse sa joue. La lumière les engloutit car ils disparaissent tous les deux de l'existence)
(Le parchemin restant tombe sur le sol tandis que le sortilège d'immobilisation du groupe s'estompe. Tous sont visiblement choqués par la tournure inattendue des événements. Belle s'effondre sur le sol dans un accès de chagrin)


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Dans la rue, le groupe est encore sous le choc du sacrifice de M. Gold. Belle, incapable de retenir son chagrin d'amour, se met à pleurer.


Belle : Non... Rumple ! Il est... Il est mort !
(Regina s'agenouille doucement pour ramasser le parchemin)
Mary Margaret : Regina ? Ça va ?
Regina : (affligée) Ça va. (se relève)
Emma : (à Neal) Je suis navrée.
(Belle frémit alors qu'une larme coule sur sa joue)
Neal : Mon père a fait ce qu'il fallait faire. Il nous a tous sauvé. Regina, faites en sorte qu'il ne soit pas mort pour rien. (Regina ne répond pas) Regina ?
Regina : Qu'est-ce qu'il y a ?
Crochet : Nous sommes ici pour une raison, ma belle. Peter.
Regina : Il est mort.
Crochet : La Malédiction qu'il a lancé est toujours là. Alors penses-tu pouvoir l'arrêter ou faut-il préparer nos âmes à disparaître parce que la mienne risque d'avoir besoin d'un certain temps.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. La fumée verte de la Malédiction se glisse hors du puits à souhait en un flux continu à mesure qu'elle se propage.


Leroy : (parle hors de l'écran) Alerte !


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Leroy, pris de panique, court vers le groupe qui pointe dans la direction d'où vient la Malédiction.


Leroy : Elle est là ! La Malédiction, elle arrive ! Elle arrive de tous les côtés ! On ne peut pas lui échapper.
(Neal enlace un Henry inquiet)
David : On peut encore l'arrêter. Il n'est pas trop tard. N'est-ce pas, Regina ?
Regina : Oui. Oui.
Emma : Bon, c'est quoi le prix à payer ? Gold a dit qu'il y en aurait un. Quel prix on va devoir payer ?
Regina : (se tourne face au groupe) Ce n'est pas à vous de le payer. C'est à moi seule.
Emma : Qu'est-ce que vous voulez dire ?
Regina : C'est ce que j'ai ressenti quand j'ai... pris le parchemin. Je dois renoncer pour toujours à ce que j'aime le plus au monde.
Emma : (Se tourne vers Henry qui s'approche pour se placer à côté d'elle) (à Regina) Henry ?
Regina : Je ne dois jamais le revoir. Je n'ai pas le choix. C'est à moi de mettre fin à tout ça.
Mary Margaret : (réalise) À la Malédiction qui nous a transporté à Storybrooke ?
Regina : Qui a créée Storybrooke. Cette ville n'est pas à sa place ici, et nous non plus d'ailleurs.
David : En brisant la Malédiction on détruit la ville.
Regina : Ce sera comme si elle n'avait jamais existé. Et chacun retournera dans le monde d'où il vient. Sans pouvoir plus jamais revenir ici.
Emma : Vous allez repartir dans la Forêt enchantée ?
Regina : Nous allons tous y retourner. Excepté Henry. Lui il restera ici parce que... c'est dans ce monde qu'il est né.
Emma : Quoi ? Tout seul ?
Regina : Non, vous resterez avec lui. Parce que vous êtes la Sauveuse. Si vous êtes née c'est pour briser la Malédiction. Et cette fois encore, vous y échapperez.
Emma : Je... Je veux pas y échapper. Je veux qu'on reparte avec vous tous.
Regina : Ce n'est pas possible. Je ne peux pas être avec Henry. C'est le prix que je dois payer, sinon c'est voué à l'échec. (Le tonnerre de la Malédiction résonne de très loin.)
Mary Margaret : Emma, il faut que t'en ailles.
Emma : Je viens de vous retrouver.
Mary Margaret : Et on va devoir à nouveau se séparer. Pour que tu aies toutes tes chances. Et Henry aussi.
Emma : Non. J'suis pas d'accord. J'peux pas... Enfin, j'suis pas prête. Je suis la Sauveuse ? Je suis censée pouvoir rétablir ce que vous appelez les fins heureuses. C'est bien ce qu'Henry disait.
Mary Margaret : (sourit) Les fins heureuses ne sont pas toujours telles qu'on les imaginait. Regarde autour de toi. Tu as changé la vie de tous ceux qui sont ici aujourd'hui.
Emma : Mais on forme une famille.
Mary Margaret : Oui, et on sera toujours une famille. Rien ne pourra changer ça.
David : Henry et toi, vous formerez une famille. Et tu auras la vie que tu voulais. Tu seras heureuse. Tu seras comme tout le monde.
Mary Margaret : C'est le moment de croire en toi, Emma. C'est le moment de choisir l'espoir.
Regina : (à Emma) On se connaît depuis quelque temps maintenant et jusqu'ici tout ce que je voulais c'est me débarrasser de vous pour récupérer Henry. Mais en réalité... (sa voix se brise) Ce que je souhaite c'est qu'il soit heureux avec ou sans moi. Nous n'avons plus le choix. Vous devez vous en allez.
Emma : (à contrecœur) OK.


SCÈNE : Phoenix, Arizona. Passé. Il y a onze ans. Sur un lit, à exactement huit heures et quart, Emma est en train d'accoucher.


Docteur : (à Emma) Bon maintenant, poussez de toutes vos forces, c'est ça, poussez, poussez !
Emma : (pousse) Aaaaaaah ! (Les lumières clignotent et s'éteignent alors qu'elle s'effondre sur le lit en sueur.)
Docteur : (Enveloppe le nouveau-né dans une couverture) Voilà. C'est fini. C'est un très beau bébé. Ouais, tu es magnifique. (berce le bébé dans ses bras) C'est un garçon, Emma. (elle refuse de regarder le bébé, et se détourne) Emma ? (Emma secoue la tête)
(Une infirmière s'approche du docteur pour lui murmurer quelque chose)
Docteur : Oh. Il faut que vous sachiez que vous pouvez encore changer d'avis.
Emma : (d'une voix rauque) Non. Je ne saurai pas être une mère.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Tout le monde est rassemblé à la limite de la ville où est garé la voiture jaune d'Emma. Archie, le reste des nains, la Mère Supérieure et Clochette les ont également rejointes. Emma parle à Archie et à Belle, puis se dirige vers David et Mary Margaret. Elle se jette dans leurs bras comme Henry. Le garçon s'éloigne pour dire au revoir à Regina.


Henry : C'est pas juste. Tout est de ma faute.
Regina : Qu'est-ce que tu veux dire ?
Henry : Si j'étais pas allé chercher Emma, si j'avais laissé la ville sous l'emprise de la Malédiction, rien de tout ça ne serait arrivé. Je croyais que j'étais seul au monde. Que tu ne m'aimais pas. Mais j'avais tort.
Regina : Henry. J'avais tort moi aussi. Ce n'est pas ta faute, c'est la mienne. J'ai... J'ai jeté ce sort par pure vengeance et je... je suis une méchante. Tu as entendu M. Gold. Les méchants n'ont pas le droit à une fin heureuse.
Henry : T'es pas une méchante. T'es ma maman. (l'enlace)
(Emma passe de ses parents à Neal)
Emma : Neal. Je suis désolée.
Neal : Il faut pas. Tu vas emmener notre fils loin de tout ça.
Emma : Et toi tu dois repartir là-bas.
Neal : Ouais, on y peut rien. (Emma l'enlace et il s'éloigne un instant plus tard.) Écoute, c'est loin d'être fini. On se reverra tous les trois. Au revoir, Henry.
(Emme se dirige vers sa voiture, mais est stoppée par Crochet)
Crochet : (en plaisantant) Je dois admettre que ton vaisseau a plutôt fière allure. (elle lui lance un sourire triste) Il ne se passera pas un jour sans que je pense à toi.
Emma : Tant mieux. (ils se sourient)
Regina : Emma. Il y a quelque chose que je ne vous ai pas dit ?
Emma : (soupire) Quoi encore ?
Regina : Quand la Malédiction déferlera sur nous, elle nous renverra tous d'où on vient. Il ne restera plus rien de notre passage ici. Y compris dans vos mémoires. C'est ainsi que le sort fonctionne. Storybrooke cessera purement et simplement d'exister. Ou plutôt elle n'aura jamais existé. Du coup ces dernières années disparaîtront de vos mémoires à tous les deux. Et nous redeviendrons des personnages de contes de fées.
Emma : Et nous, qu'est-ce qu'on va devenir ?
Regina : Je l'ignore.
Emma : Ça ressemble pas tellement à une fin heureuse.
Regina : (glousse) Ce n'en est pas une. Mais je sais comment arranger ça.
Emma : Vous pouvez préserver tous nos souvenirs ?
Regina : Non, en fait... Je peux vous faire ce que j'ai fait à tous les gens de cette ville. Vous donner d'autres souvenirs.
Emma : Vous les avez ensorcelés pour qu'ils soient malheureux pour toujours.
Regina : Faites-moi confiance. (saisit les mains d'Emma) Emma, en cadeau d'adieu, je vous offre une vie heureuse, de bons souvenirs pour vous... (se tourne pour regarder Henry. Il vient à ses côtés) et pour Henry. Vous ne l'aurez jamais abandonné. (en larmes) Vous n'aurez jamais été séparé l'un de l'autre.
Emma : Vous feriez ça ?
Regina : Quand j'annulerai le sort que Peter a jeté et que vous franchirez les limites de la ville, vous aurez la vie que vous avez toujours rêvé.
Emma : Mais elle ne sera pas réelle.
Regina : Votre passé ne le sera pas. Mais votre avenir le sera. Il faut que vous y alliez. Il ne nous reste plus beaucoup de temps, la Malédiction approche. (Henry lui fait un dernier câlin. Elle l'embrasse sur le front.)
(Mary Margaret aborde une Emma en pleurs avec un sourire et pose un baiser sur sa tempe. La Malédiction se dirige rapidement vers le groupe alors qu'Emma et Henry marchent vers la voiture et montent à l'intérieur.)
(Regina déchire un morceau du parchemin du Sort noir qui devient violet. Elle le réduit en boule et le serre dans ses deux mains pour créer une magie qui frappe le gigantesque nuage de fumée verte en guise de contre-effet.)
(Emma commence à sortir de la ville alors que la fumée verte et la fumée pourpre se mêlent et engloutissent tous les citadins. Une fois qu'ils ont quitté la ville, la ligne au sol n'est plus visible. Henry regarde d'où ils venaient. Emma le regarde brièvement. Pendant ce temps, la Malédiction se répand dans les quartiers restants de la ville et parvient jusque dans l'ancienne chambre de Henry tandis que le livre de contes est englouti. Les souvenirs d'Emma et Henry changent tous les deux.)


SCÈNE : Phoenix, Arizona. Passé. Il y a onze ans, le souvenir d'Emma change en raison de la modification apportée par Regina. C'est peu après qu'Emma ait accouché.


Docteur : Il faut que vous sachiez que vous pouvez encore changer d'avis. (Emma refuse toujours de regarder l'enfant, mais soudainement, son expression change.)
Emma : Attendez. (lève les yeux) Laissez-moi le prendre dans mes bras. (Le médecin l'amène dans ses bras. Emma regarde joyeusement son fils et touche l'une de ses petites mains. Elle rit.)


SCÈNE : Sur la route. Présent. Emma conduit alors qu'Henry est assis à côté d'elle sur le siège passager. Elle le regarde à nouveau brièvement.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. La ligne de la ville disparaît.


SCÈNE : New York. Présent. Un an plus tard. Le réveil sonne à huit heures et quart du matin. Emma s'avance pour l'éteindre alors que « Charley's Girl » de Lou Reed commence à jouer en arrière-plan. Pour le petit-déjeuner, Emma prépare des œufs brouillés pour elle-même et Henry tandis qu'il arrose les plantes dans leur appartement. Elle dépose deux assiettes de pancakes avec les œufs ainsi que des tasses de chocolat chaud assorties pour les deux.


Henry : T'as pas oublié un truc, maman ?
Emma : Ah si, la cannelle. (attrape l'arroseur et le donne à Henry, qui verse de la cannelle sur son chocolat chaud)
(Ils joignent leurs tasses avant de boire.)
(Soudain, on frappe à la porte.)
Henry : Tu attends de la visite ?
Emma : Non.
(les coups reprennent comme un martèlement)
Emma : (se lève pour vérifier) Tu bouges pas, d'accord ? (Alors qu'Emma se dirige vers la porte, elle éteint le lecteur de musique. En ouvrant la porte, elle voit une personne vêtue de vêtements de pirate.)
Crochet : (sourit) Swan. Enfin... (essaie d'entrer dans l'appartement)
Emma : (le bloque avec sa main) Doucement, on se connaît ?
Crochet : J'ai besoin de ton aide. Il vient de se passer quelque chose d'affreux. Ta famille a de gros ennuis.
Emma : Ma famille est ici. Vous êtes qui ?
Crochet : Un vieil ami. Je sais que tu n'as aucun souvenir de moi mais... Je peux te rendre la mémoire. (lui plante un baiser sur les lèvres)
Emma : (lui donne un coup de pied dans l'aine et le repousse) Mais qu'est-ce qui vous prend ?
Crochet : (grogne de douleur) C'était un pari risqué mais je devais essayer. J'espérais que mes sentiments étaient partagés.
Emma : Ce que vous allez partagez c'est une cellule au poste de police.
Crochet : Je comprends que cela puisse paraître insensé, mais il faut absolumment que tu te rappelles qui tu...
(Elle lui claque la porte au nez)
Henry : C'était qui ?
Emma : Aucune idée. Quelqu'un a dû laisser la porte ouverte en bas. Bon, on mange. (retourne à la table)


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