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Plume WIKI Cette page est la transcription de l'épisode "Peter Pan n'Échoue Jamais". Plume WIKI
N'hésitez pas à la compléter ou à corriger la moindre erreur.
Once Upon a Time couverture livre de contes

SCÈNE : Forêt enchantée. Passé. C'est le jour où la Malédiction est lancée par la Méchante Reine. Grincheux sonne la cloche d'avertissement au sommet du château royal.


Grincheux : (crie) La Malédiction ! Alerte !


SCÈNE : Forêt enchantée. Passé. La fumée noire se répand dans tout le pays alors que la Méchante Reine se rend dans un carrosse vers une destination inconnue.


SCÈNE : Forêt enchantée. Passé. Dans un donjon, Rumplestiltskin saisit les barres de la cellule.


Rumplestiltskin : (à la Méchante Reine) Je m'impatiente !
(Elle se matérialise à l'extérieur de la cellule dans une épaisse fumée noire)
Rumplestiltskin : Qu'as-tu fait tout ce temps, très chère ?
Méchante Reine : (se retourne) Tu sais très bien ce que j'ai fait tout ce temps.
Rumplestiltskin : Oh, c'est vrai. La Malédiction. Tu as réussi.
Méchante Reine : En effet. J'ai réussi. Et je tenais à ce que tu le saches au moins un court instant, avant que comme tous les misérables sujets de ce royaume agonisant, tu oublies qui tu es.
Rumplestiltskin : Qu'as-tu ressenti ?
Méchante Reine : En voyant se former le nuage du sort ? Un sentiment de victoire.
Rumplestiltskin : (pouffe de rire) Non. Quand tu as tué l'être auquel tu tenais le plus au monde ? Au moment d'arracher le cœur à ton propre père ? Qu'as-tu ressenti ?
Méchante Reine : C'était le prix à payer pour le Sort noir. Ce que j'ai ressenti n'importe guère. Je sais qu'il aurait compris. Je devais redevenir maîtresse de mon destin. Coûte que coûte. Et j'ai gagné.
Rumplestiltskin : Pourtant, tu reviens ici. Fanfaronner tant que tu le peux encore. Manquerait-il un petit quelque chose à ton bonheur ?
Méchante Reine : Non au contraire. J'ai tout ce que je voulais. Cette fois rien ne peut m'arrêter.
Rumplestiltskin : (rigole de manière hystérique) Erreur, pas encore.
Méchante Reine : Que veux-tu dire ?
Rumplestiltskin : Je parle de la Sauveuse, l'enfant de Blanche-Neige et du Prince Charmant. (la Méchante Reine se moque) Elle, elle peut t'arrêter. Elle peut rompre la Malédiction.
Méchante Reine : Eh bien, on dirait que éliminer un bébé sera ma nouvelle priorité.
Rumplestiltskin : Oh, j'en suis convaincu. Mais même si tu y parviens, ton plus gros problème ne sera pas résolu. Il y a maintenant un trou dans ton cœur et le jour viendra où tu me demanderas de le combler.
Méchante Reine : Je crois que tu surestimes ton pouvoir de prémonition. (commence à s'éloigner)
Rumplestiltskin : Et toi, tu surestimes légèrement le prix à payer pour ce que tu as fait ! (d'une voix chantante) Tu verras que tu viendras à moi quand tu n'auras plus le choix ! Oh !
Méchante Reine : (en colère) Tes sarcasmes ne te mèneront nulle part ! Je te connais trop bien. Tu veux conclure un autre accord. Mais tu perds ton temps.
Rumplestiltskin : (rigole) Un autre accord ? Tu m'as déjà promis une vie bien agréable dans le monde où nous allons. Que pourrais-je bien espérer de plus de ta part ?
Méchante Reine : Que je te fasse sortir de cette cage. Pour que tu puisses fuir ce nuage funeste et échapper à la Malédiction.
Rumplestiltskin : Mais pourquoi souhaiterais-je cela, très chère ? Je me trouve exactement à l'endroit où je veux être. (la Méchante Reine le regarde avec confusion.)


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Rocher du Crâne. Emma et Regina essaient constamment de secouer Henry pour qu'il se réveille, mais il reste immobile.


Emma : Oh non, pourquoi il a perdu connaissance ?
Regina : Henry, tu nous entends ?
Neal : Il s'est évanoui dès qu'il a donné son cœur à Peter.
Regina : Il respire ?
Neal : Accroche-toi, petit.
(Dans les airs, Peter Pan redescend)
Emma : (à Peter Pan) Qu'est-ce que tu lui as fait ?
Peter Pan : Oh, moi je ne lui ai rien fait. C'était son choix. Il m'a offert son cœur de son plein gré, Emma.
Emma : (dégaine son épée) Et je vais te le reprendre. (Alors qu'elle se précipite en avant, Peter Pan disparaît)
Peter Pan : (saisit la Boîte de Pandore d'un rocher) Je ne pense pas que tu en sois capable. (Emma, surprise, se retourne) Rumple ne l'était pas. (Lance la boîte dans ses mains) Pourquoi ferais-tu mieux que lui ?
Emma : Où est-il ?
Neal : Qu'est-ce que tu lui as fait ?
Peter Pan : Oh, il est dans cette Boîte. Bien au chaud. Et hors d'état de nuire. Malheureusement pour vous, votre meilleur allié ne peut plus rien me faire. Et vous non plus.
Emma : Tu crois ça ? (Elle lui assène un coup. Son épée lui blesse le bras) Quel effet ça fait ?
Peter Pan : L'effet d'une chatouille. (Vole dans les airs et se retire)
Emma : (s'agenouille près de Henry ; à Regina) Comment il va ?
Regina : (Frotte la poitrine de Henry) Tu vas t'en sortir, Henry. On va te ramener à la maison, promis.


SCÈNE : Storybrooke. Passé. Il y a onze ans. Dans sa maison, Regina gribouille sur du papier. Archibald Hopper se tient devant son bureau.


Archie : Vous, euh, vouliez me voir ?
Regina : En effet.
Archie : Si c'est au sujet des documents de Pongo, j'les ai renouvelés il y a trois mois à peine.
Regina : Non ça n'a rien à voir avec votre chien. (fait tomber son stylo sur la table)
Archie : Madame, vous êtes sûre que ça va ?
Regina : Je vais très bien.
Archie : Pardonnez ma franchise, mais vous n'en avez pas l'air.
Regina : Je ne tolèrerai pas une telle impertinence. Je suis la Rei... (Pause) Je suis le Maire.
Archie : Et moi je suis psychothérapeute. (Sourit) C'est pour cette raison que vous m'avez fait venir, non ? Qu'est-ce qui vous tracasse ? Qu'est-ce que vous ressentez ?
Regina : Rien du tout. Je n'éprouve rien, strictement rien.
Archie : Si je devais hasarder une opinion, je dirais que vous êtes une femme très occupée et que parfois ça peut laisser un trou quelque part.
Regina : Un quoi ?
Archie : Disons plutôt un vide. Il n'y a pas que le travail dans la vie. C'est peut-être pour ça que vous vous sentez insatisfaite.
Regina : (sur la défensive) Je ne suis pas du tout insatisfaite. J'adore la vie que je mène.
Archie : Si vous ne partagez ce bonheur avec personne, quel est l'intérêt ?
Regina : Encore cette impertinence agaçante.
Archie : Y a-t-il eu au moins un moment dans votre vie où vous n'aviez pas ce sentiment ?
Regina : À l'époque où le petit garçon était là. (sourit) Owen.
Archie : Un enfant. Ça donne bien souvent un sens à la vie.


SCÈNE : Storybrooke. Passé. Il y a onze ans. Regina entre dans la boutique d'antiquités de M. Gold.


Regina : Je veux un enfant, et pour ça je vais avoir besoin de votre aide.
M. Gold : Je suis flatté mais pas intéressé.
Regina : Pas ce genre d'aide. Je viens de passer toute la matinée au téléphone avec des agences d'adoption. Pour chacune d'entre elles, il y a au moins deux ans d'attente. Mais vous, vous savez comment éviter les tracasseries administratives. Alors s'il y en a un qui peut détourner le système et me trouver un bébé, c'est vous.
M. Gold : Vous souhaitez adopter ?
Regina : Ça n'a rien de si surprenant.
M. Gold : Je ne suis pas surpris. Je suis sûr que vous ferez une mère peu commune, à défaut d'être une bonne mère.
Regina : Est-ce que vous pouvez m'aider ?
M. Gold : Bien sûr. Mais avant d'entamer les démarches, vous devriez vous demander si vous êtes prête à avoir un enfant.
Regina : J'ai besoin d'un enfant.
M. Gold : Ce n'est peut-être pas exactement la même chose. Je vous en trouverai un. (Regina marche vers la porte pour partir) Mais je ne peux vous garantir que ça vous apportera ce que vous espérez, seul l'avenir le dira. Quand on devient parent, on fait passer son enfant avant tout le reste. Quoiqu'il arrive.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Rocher du Crâne. Regina lance un sort de préservation sur le corps de Henry.


Regina : Cet enchantement préservera parfaitement son corps. Ça nous laissera un peu de temps pour retrouver Peter.
Emma : (à Neal) Tu as été un Enfant Perdu. T'as une idée d'où il est ?
Neal : Ben, je sais où il vit. Je sais où se trouve son camp mais après...
Regina : On sait tous où il se trouve. Vous le croyez assez bête pour y retourner ? Vous servez à quoi en fait ?
Emma : OK, ça suffit.
Regina : J'en ai rien à faire de ce que vous pensez. Mon fils est en train de mourir !
Emma : Notre fils. Alors je sais ce que vous ressentez.
Regina : Vous n'avez aucune idée de ce que je peux ressentir. Vous avez vos parents à vos côtés. Vous avez aussi... (fait un geste vers Neal) cet homme qui ne sert à rien ; un pirate fou amoureux de vous. Vous avez tout et vous osez prétendre savoir ce que je ressens ? (sa voix se brise) Tout ce que j'ai moi c'est Henry et je ne supporterai pas de le perdre parce qu'il est ma seule raison de vivre.
Emma : (s'agenouille) Vous avez raison. Je ne sais pas ce que vous ressentez. Si vous voulez diriger les opérations, allez-y. Comment vous voulez qu'on procède ? Comment peut-on sauver Henry ?
Regina : (calme) Je n'en sais rien.
Neal : Tu sais, même si on réussit à retrouver Peter, il était déjà puissant. Mais maintenant qu'il a le cœur d'Henry, je suis pas sûr qu'on puisse l'atteindre.
Regina : (regarde l'épée d'Emma) On peut l'atteindre. Regardez. (désigne le sang sur l'arme) Vous lui avez entaillé le bras. S'il saigne, c'est qu'on peut le blesser. Si on peut le blesser, on peut le tuer. Et on va le faire.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Camp de Peter Pan. Le corps de Henry est couché sur un lit.


Mary Margaret : (consternée) Gold est dans la Boîte de Pandore. David ne pourra pas quitter l'île.
David : Peu importe, ça faisait partie des risques. J'm'y étais préparé. Tout ce qui compte c'est Henry. (à Regina) Combien de temps il nous reste pour le sauver ?
Regina : Je ne sais pas. L'enchantement devrait préserver son corps à peu près une heure.
Neal : S'il vole, Peter peut-être n'importe où sur l'île.
Crochet : Une heure est vite passée. Je propose que nous nous lançions à sa recherche.
Regina : (Ignore la suggestion de Crochet et piétine vers Felix) Où il est ?!
Felix : Envolé. Vous ne pouvez rien contre lui. Il a déjà gagné. Peter n'échoue jamais.
Regina : Tu ne veux vraiment rien nous dire ? Moi, je vais te faire parler ! (va arracher son cœur, mais est arrêtée par Emma)
Emma : Regina, attendez.
Regina : On n'a pas de temps à perdre !
Emma : Je ne suis pas sûre que la torture soit la meilleure méthode. Vous avez vu ces gamins ? Ils en ont déjà assez bavé. Il faut essayez autre chose.
Regina : On a été plus que patients avec eux. On ne peut pas leur faire entendre raison. Alors qu'est-ce que vous suggérez ?
Emma : (regarde Mary Margaret) Qu'on leur donne ce que veulent tous les enfants. Une mère.


SCÈNE : Storybrooke. Passé. Il y a onze ans. Regina entre dans la boutique d'antiquités.


Regina : (à M. Gold) Il y a du nouveau ?
M. Gold : Oui. On dirait que le destin vous sourit. Ce matin, j'ai, euh, eu au téléphone une agence qui a placé un petit garçon de Phoenix dans une famille tout près d'ici à Boston.
Regina : Dans une famille ? Est-ce une bonne nouvelle ?
M. Gold : Oui, parce qu'à la dernière minute, l'adoption n'a pas aboutie. Parfois ça arrive.
Regina : (sourit) Alors ce bébé cherche toujours un foyer.
M. Gold : Oui. Et là encore, on pourrait y voir un signe du destin. (sort un dossier de la table) L'agence en question est à Boston. (Regina prend le dossier.)


SCÈNE : Boston. Passé. Il y a onze ans. Regina est interviewée à l'agence d'adoption en tant que candidate pour le petit garçon.


Agent de l'adoption : Madame Mills, je dois dire que votre dossier est presque trop beau pour être vrai. Vos références sont irréprochables et vous vivez dans une petite ville du nom de Storybrooke, dont vous êtes le Maire ?
Regina : (hoche la tête) Troisième mandat. Élue à l'unanimité.
Agent de l'adoption : (Enlève ses lunettes) Je n'en ai jamais entendu parler.
Regina : Oh, c'est un paradis secret. Paisible. Parfait pour élever un enfant. Une ville de conte de fées. Vous devriez venir nous voir.
Agent de l'adoption : Je n'ai que deux semaines de vacances par an, et aux Caraïbes ils font des séjours repas et boissons à volonté. Vous avez ça à Storybrooke ?
Regina : J'ai bien peur que non.
Agent de l'adoption : Enfin, je vous ai parlé de vos droits et de vos responsabilités, mais il y a un point en particulier sur lequel j'aimerais revenir plus en détail. Il s'agit d'une procédure d'adoption fermée, ce qui signifie que vous n'aurez jamais le moindre contact avec les parents biologiques de l'enfant. Vous n'aurez aucune information concernant leurs noms, leurs origines et leurs antécédents médicaux. Le dossier est définitivement scellé.
Regina : Ce qui m'intéresse c'est l'avenir de mon fils, pas son passé.
Agent de l'adoption : Dans ce cas, toutes mes félicitations. Vous êtes prête à rencontrer votre fils ?
Regina : Oui !
(L'Agent de l'adoption appuie sur un bouton d'appel du téléphone. Regina jette un coup d'œil par la porte pour voir une femme portant un bébé. La femme le met dans les bras de Regina.)
Regina : Le voilà. (au bébé) Salut, toi. Oh oui, c'est le destin qui nous a réunis, Henry.
Agent de l'adoption : Henry ? On ne voit plus beaucoup d'Henry de nos jours. Ce n'est plus très à la mode.
Regina : C'était le prénom de mon père. Je l'ai perdu malheureusement.
Agent de l'adoption : Je suis vraiment navré. J'espère au moins qu'il a eu une fin paisible. (Henry commence à pleurer. Regina le rééquilibre instamment dans ses bras.) Vous voulez peut-être un peu d'aide ?
Regina : Oh, non, non. Ça va, je gère. (à Henry) Tu viens, Henry, on rentre chez nous.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Camp de Peter Pan. Neal veille sur le corps de Henry pendant qu'Emma entame une discussion avec les Enfants Perdus.


Emma : (aux Enfants Perdus) Les Enfants, écoutez-moi. On ne va pas vous faire de mal. Je sais que vous ne voulez pas trahir Peter et je comprends, mais vous êtes en train de commettre une grosse erreur. Pendant très longtemps, j'ai cru que je ne retrouverai jamais ma famille. J'étais orpheline comme vous tous ici. Une Enfant Perdue. Et on m'a rappelé aujourd'hui que je ne suis plus seule. (regarde ses parents) Qu'il y a des personnes qui tiennent à moi. (David et Mary Margaret se sourient l'un à l'autre.) Je ne pensais pas que je dirais ça un jour. Alors, si ça m'est arrivé à moi, ça peut très bien vous arriver aussi.
Felix : Peter est la seule famille dont on ait besoin.
Emma : Non, une vraie famille ne fait pas ce qu'il a fait. Peter vous a tous fait faire des choses horribles. Il vous a menti à vous et à Henry. Il l'a convaincu de lui donner son cœur !
Enfant Perdu 1 : Pour sauver l'île.
Emma : Non, pour sauver sa propre vie.
Felix : (aux Enfants Perdus) N'écoutez pas ce qu'elle raconte. Peter veut uniquement nous protéger.
Emma : C'est faux. C'est nous qui voulons vraiment vous protéger. (se relève) Et on est les seuls à pouvoir vous sauver. On peut vous emmener dans notre monde, très loin de cette île. Vous n'avez plus aucune raison d'avoir peur de lui. Tant qu'il n'a pas absorbé le pouvoir du cœur d'Henry, il est encore possible de l'arrêter.
Mary Margaret : Il suffit que vous nous dites où il est.
Felix : (se redresse) Allez-vous-en tant que Peter est encore d'humeur à vous épargnez. (Crochet le force à redescendre avec son crochet.) C'est la seule chose qu'on vous dira.
Emma : (à Felix) est Peter ?
Felix : On te dira rien. Sur rien.
Enfant Perdu 1 : (à Emma) Vous pouvez vraiment nous emmenez avec vous ?
Felix : Toi, tu la fermes !
Emma : (s'agenouille face à l'Enfant Perdu) Oui, si vous nous aidez.
Enfant Perdu 1 : Il est vers l'Arbre de la Réflexion.
Felix : (Horrifié) Non !
Enfant Perdu 2 : Si, l'Arbre de la Réflexion.
Felix : Qu'est-ce que vous faites ?! Taisez-vous, imbéciles !
Emma : (à l'Enfant Perdu) Qu'est-ce que c'est ?
Enfant Perdu 1 : C'est l'endroit où il va quand il veut être tout seul.
Enfant Perdu 2 : Vous le trouverez là-bas. Ce n'est pas loin.
Felix : Ne lui faites pas confiance !
Emma : (à l'Enfant Perdu) Vous pouvez nous dire où c'est ?
Enfant Perdu 1 : Oui, mais tu dois nous promettre... qu'après vous nous emmènerez avec vous.
Emma : Je vous le promets. (en larmes) On va rentrer chez nous tous ensemble.


SCÈNE : Storybrooke. Passé. Il y a onze ans. Regina est assise à une table en train de déjeuner tandis que Henry pleure bruyamment dans son porte-bébé. Elle tente de le calmer pendant que Granny regarde.


Granny : Qui est cet adorable petit rayon de soleil ?
Regina : (sur la défensive) Ça vous pose un problème qu'il pleure ?
Granny : Non, bien sûr que non.
Regina : (essaie de calmer son fils) Henry. Shhh. Il faut que tu arrêtes de faire du bruit maintenant. C'est le moment de faire la sieste. (elle retourne à son assiette de nourriture, et voit que Granny est toujours en face d'elle.) Quoi ?!
Granny : Vous voulez un conseil ? Racontez-lui une histoire. Ça les aide à se calmer. Un conte de fées pour l'endormir. Ça l'habituera à votre voix. Ça marchait avec Ruby. En ce qui la concerne, les soucis sont venus plus tard. (s'éloigne.)
(Henry continue de pleurer fortement.)
Regina : (Bascule son porte-bébé) Allez. On se calme, on se calme. Tout va bien. (Elle le prend dans ses bras et le berce contre son épaule.) Il était une fois une... (Henry vomit sur elle.) Aaah.


SCÈNE : Storybrooke. Passé. Il y a onze ans. A l'hôpital, les battements de cœur de Henry sont examiné par le Dr Whale avec un stéthoscope. Les gémissements insistants de Henry persistent.


Dr Whale : En tout cas, il a le cœur solide. (enlève le stéthoscope de ses oreilles) Et les poumons fonctionnent, visiblement.
Regina : Vous pourriez peut-être lui faire une prise de sang ? Ou une radio du thorax ?
Dr Whale : C'est un fumeur ?
Regina : Pardon ?
Dr Whale : Écoutez, je crois avoir identifié le problème. C'est un bébé qui pleure.
Regina : Oh ! J'ai payé pour entendre ça ?
Dr Whale : C'est votre mutuelle qui paye.
Regina : Bon, alors dites-moi ce que je dois faire ?
Dr Whale : Très bien, je vais vous faire une ordonnance. (écarte le rideau) Trois cuillères d'amour maternel. (hoche la tête face à Regina et s'éloigne)
Regina : Docteur Whale. Personne n'aime son enfant plus que j'aime Henry. Il y a forcément quelque chose qui ne va pas chez lui. Et votre travail c'est de le soigner. Alors faites-le.
Dr Whale : Je pourrai prescrire d'autres examens, mais quand il s'agit d'un bébé, c'est toujours un peu risqué. Et en général, ce n'est rien de grave.
Regina : Comment ça « en général » ?
Dr Whale : (se retourne, face à elle) Et bien, dans un certain nombre de cas, il y a effectivement quelque chose d'anormal. Mais on ne peut pas le savoir sans la mère biologique.
Regina : (croise les bras) Vous voulez dire la femme qui a abandonné ce bébé ? Vous croyez qu'elle pourra le calmer ? C'est moi la mère d'Henry.
Dr Whale : (s'approche d'elle) Je crois que je me suis mal exprimé. Si votre petit garçon a vraiment un problème de santé, il se peut que ça figure dans le dossier médical de cette femme, en particulier s'il s'agit d'une anomalie génétique héréditaire. En fait, les seules personnes capables de nous renseigner sont les parents biologiques.
Regina : Mais il s'agit d'une adoption fermée. Je n'ai aucun moyen de contacter ces personnes.
(La scène se passe alors pour Regina qui se promène dans le service hospitalier des enfants. Elle berce Henry avec un bras tout en se servant de l'autre pour converser avec Sidney sur le téléphone.)
Regina : Sidney, prends de quoi noter. Il y a une agence d'adoption à Boston sur Dartmouth Street. (passe par Mary Margaret.)
Sidney : (au téléphone) Tu peux répéter. Il y a du bruit autour de toi.
Regina : (se tourne vers Mary Margaret) Mlle Blanchard.
Mary Margaret : Oh, bonjour. (voit Henry) Qui c'est ça ?
Regina : Je vous présente Henry. (le lui remet)
Mary Margaret : Oh.
Regina : Rendez-vous utile pour une fois. (Retourne à sa conversation téléphonique) Boston Angels Adoption sur Dartmouth Street.
(Les cris de Henry s'apaisent à l'arrière.)
Regina : Je veux en savoir plus sur la mère biologique de mon petit garçon.
Sidney : Mais, c'est illégal, non ?
Regina : Justement, c'est pour ça que je fais appel à toi. Parce que je sais que pour moi tu ne recules jamais devant rien. Il faut que je sache, c'est très urgent. Il y a quelque chose qui ne va pas chez Henry. Il n'arrête pas de... (Se retourne et est choqué d'entendre Henry se taire) pleurer.
(Mary Margaret sourit joyeusement et détient un Henry content.)
Regina : (au téléphone) Renseigne-toi et essaie de faire vite. (raccroche et s'approche de Mary Margaret) Comment vous avez fait ?
Mary Margaret : (surprise) Fait quoi ?
Regina : Pour qu'il arrête de pleurer.
Mary Margaret : Je l'ai simplement pris dans mes bras. (sourit) C'est un vrai petit ange.
(Regina se déplace pour le ramener. Henry étouffe un cri qui se transforme en pleurs lorsqu'elle tente de le faire rebondir dans ses bras.)
Regina : (consternée) Oh non. Pourquoi il recommence ?
Mary Margaret : Je suis désolée. Est-ce que j'ai fait quelque chose qu'il ne fallait pas ?
Regina : Non. Vous n'y êtes pour rien. C'est moi.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Camp de Peter Pan. Wendy place un chiffon sur le front de Henry. Neal regarde brièvement avant de partir pour se regrouper avec le reste des membres de son groupe alors qu'une conversation est en cours.


Regina : (aux Enfants Perdus) La forêt des fées ? C'est où exactement ?
Enfant Perdu 1 : Un peu plus au nord. C'est là qu'on trouvait la poudre de fée quand il y en avait encore.
Emma : (debout) (à Crochet) Tu vois où c'est ?
Crochet : Ouais. Cette partie de l'île est déserte aujourd'hui. À part Peter, nul n'a osé s'y aventurer depuis des siècles.
Neal : Je sens que ça va changer.
Emma : (à Neal) Je préfère que tu restes ici. Quand on aura le cœur d'Henry, on n'aura plus de temps à perdre. Il faudra être prêt à partir.
Neal : D'accord.
David : Et nous qu'est-ce qu'on peut faire ?
Neal : Rassembler les Enfants Perdus. Faites-les monter à bord du Jolly Roger. (Les Enfants Perdus sourient avec enthousiasme.) Et préparez-le à décoller.
Crochet : Tu a une voile de Pégase, j'espère. Sinon, nous serons à la merci des vents alizées.
Neal : (tient la noix de coco) Non, c'est l'Ombre qui va nous ramener chez nous. Si ton navire tient la distance.
Crochet : Du moment que ton plan tient la distance, il tiendra.
Neal : (à Emma) Henry sera avec moi en permanence. Vous pouvez partir tranquilles toutes les deux, il lui arrivera rien.
Mary Margaret : Tu veux dire toutes les trois. (Emma et Neal se tournent vers elle) Je vais peut-être devoir vivre sur cette île pour l'éternité alors si tu crois que je vais renoncer à passer ces quelques heures qui reste avec ma fille, tu rêves.
Emma : OK. Allons-y.


SCÈNE : Storybrooke. Passé. Il y a onze ans. Dans sa maison, Regina essaie de travailler sur le comptoir de la cuisine, mais perd sa concentration à cause des cris continuels de Henry.


Regina : (se lève) Allons, Henry. Calme-toi. Je te promets, tout ce que je veux c'est ton bonheur, je ferai n'importe quoi pour toi. N'importe quoi. (Le prend dans le porte-bébé et le fait rebondir) (sa voix se brise) S'il te plaît, laisse-moi au moins une chance. (Il roucoule doucement alors qu'elle pose un baiser sur son front. Henry se tait. Regina soupire de soulagement.) Merci, trésor.
(son téléphone sonne.)
Regina : (ramasse) Sidney. Tu as trouvé quelque chose ?
Sidney : L'agence n'a rien pu me dire, mais j'ai mené ma petite enquête du côté des services sociaux et j'ai obtenu toutes les infos que tu voulais sur la mère. J'viens de te les envoyer par fax.
(Le télécopieur dans la cuisine imprime du papier.)
Sidney : Tu ne va pas tarder à les recevoir.
Regina : Oui, ça y est. (Raccroche et lit le papier imprimé) (paralysée) Non.


SCÈNE : Storybrooke. Passé. Il y a onze ans. Regina fait irruption chez le prêteur sur gages avec Henry dans son porte-bébé.


Regina : (à M. Gold) Vous le saviez.
M. Gold : Qu'est-ce que je savais ? (elle place le porte-bébé de Henry sur le sol)
Regina : Qui est réellement ce nourrisson censé venir de Phoenix. Sa mère a été trouvée dans la forêt juste à côté de Storybrooke, toute seule il y a dix-huit ans.
M. Gold : Quelle incroyable coïncidence.
Regina : Dans la forêt il y a dix-huit ans.
M. Gold : Je crains de ne pas saisir ce que ça implique. Je vous prie de m'excusez ; ma mémoire n'est plus ce qu'elle était.
Regina : Ça implique que cette personne a été trouvée tout près d'ici, encore bébé, un jour particulièrement marquant. Le jour où cette ville... Où cette ville a été...
M. Gold : Où cette ville a été quoi ?
Regina : Ce n'est pas n'importe qui en réalité ? Cette mère biologique.
M. Gold : Pas n'importe qui ? Eh bien, dans la mesure où c'est elle qui a mis au monde votre enfant...
Regina : C'est vous. Qui avez manigancé ça. De très longue date. Avouez-le. Vous vouliez que je l'adopte. Parce que sa mère est... C'est elle qui l'est.
M. Gold : Elle est quoi, Mme Mills ? Cette mère dont vous semblez avoir tellement peur.
Regina : Vous voulez me faire croire que vous ne voyez absolument pas de quoi je veux parler.
M. Gold : Je vois que vous êtes contrariée, ça paraît assez évident.
Regina : Vous m'avez dit que je viendrais vous voir. Qu'il y aurait un trou dans mon cœur... Et que... (en état de choc) vous voulez que ça s'arrête. Ce que j'ai réussi à faire de cette ville. Vous voulez tout détruire en faisant venir cette femme. Voilà pourquoi vous avez fait tout ça !
M. Gold : Vous avez les yeux affreusement cernés. Il y aussi ce léger tremblement dans la voix. Très chère, être mère n'est pas de tout repos.
Regina : Allez-y, faites semblant de ne pas comprendre de quoi je parle, vieux boiteux. Vous devriez savoir à qui vous avez affaire depuis le temps. J'ai tout sacrifier pour la vie que j'ai aujourd'hui ! Il n'y a rien qui puisse m'empêcher de savourer ma vengeance ! (Ramasse le porte-bébé et se dirige vers la porte) Henry repart à Boston demain à la première heure !


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Emma, Mary Margaret et Regina marchent vers l'Arbre de la Réflexion dans la Forêt des Fées.


Regina : (voit la Boîte de Pandore sur un rocher) Regardez. (Emma dégaine son épée quand elles s'approchent toutes de l'arbre. Mary Margaret pose son carquois sur le sol et s'approche pour prendre la boîte)
Regina : Méfiez-vous. (Mary Margaret s'arrête) Peter l'a sûrement posée là pour une bonne raison.
Mary Margaret : C'est notre seul espoir de rentrer. Sans Gold, on est coincé ici. (essaie de saisir la boîte mais les lianes la prennent au piège par derrière)
Emma : Mary Margaret ! (Mary Margaret est jetée contre l'arbre et attachée sur place par les lianes. Emma et Regina subissent le même sort. Emma laisse tomber son épée. Elles luttent contre les lianes, mais cela ne sert à rien. Peter Pan sort de derrière l'arbre)
Peter Pan : Vous n'avez pas encore abandonné ? Vous n'êtes pas au courant ? (ramasse l'épée d'Emma) Peter Pan n'échoue jamais. Je ne m'attendais pas à ce que vous me retrouviez. Cela dit, cela ne devrait pas me surprendre. Vous êtes des mères. Elles ne renoncent pas facilement à leur progéniture. D'une certaine manière, je peux le comprendre. Mais si vous souhaitez revoir Henry, je ne vous cache pas que le seul moment où vous serez réunis... Ce sera dans la mort. (en colère, Regina le regarde et se débat contre les lianes étroitement liées)


SCÈNE : Storybrooke. Passé. Il y a onze ans. Boston. Regina entre dans le bureau de l'agence d’adoption avec Henry et tous ses accessoires de bébé dans des sacs.


Regina : (posant le porte-bébé et les sacs sur le bureau) (prend le papier) Je vous ai noté les heures de ces repas et les moments où je le couche l'après-midi et le soir. (donne le papier à l'Agent de l'adoption)
Agent de l'adoption : Madame Mills, je tiens à vous assurer que ce bébé est entre de très bonnes mains avec nous.
Regina : Je sais. Je suis simplement très déçue que ça n'ait pas fonctionné. Les choses ont pris une tournure que je... je n'avais pas prévu.
Agent de l'adoption : Il arrive que ça n'accroche pas pour diverses raisons. Et dans l'intérêt de l'enfant, il vaut mieux parfois renoncer à lui que de le rendre malheureux.
Regina : (croise les bras) Que va devenir Henry maintenant ?
Agent de l'adoption : Nous avons une nouvelle famille prête à l'accueillir. Tout ira très bien pour lui. (Regina remarque qu'Henry lui sourit) Écoutez. Prenez une minute pour lui dire au revoir, d'accord ? Je reviens. (sort du bureau)
Regina : (reniflant) Oh, Henry. Tu mérites tellement mieux que moi. Que ce soit dans ce monde ou l'autre, tu es vraiment la seule personne qui ait jamais cru en moi. (elle lui tient la main gauche puis le prend dans ses bras)
Agent de l'adoption : (rentre de nouveau dans la pièce) Vous voulez que je le porte pour que vous puissiez signer tous ces documents ?
Regina : Non merci, ce ne sera pas nécessaire. (sourit) Henry est mon enfant. (elle le replace dans son sac et le saisit) Et je pense que le mieux pour lui c'est de rester avec sa mère qui ne l'abandonnera plus jamais. Quoiqu'il puisse arriver. (part avec Henry)
(En dehors de la pièce, l'Agent de l'adoption se dirige vers le couple qui devait ensuite devenir les parents adoptifs de Henry. La vitre de la fenêtre rend notre vision d'eux difficile)
Agent de l'adoption : Je ne crois pas que ce sera pour cette fois. Je vais devoir vous remettre sur liste d'attente. La mère a finalement changé d'avis. Je suis désolé.
Michel : Alors, on n'aura pas l'enfant ?
Agent de l'adoption : Pas celui-là, mais je peux vous remettre sur la liste d'...
(Le couple se retourne et s'éloigne avant qu'il ne puisse finir. C'est Jean et Michel Darling.)
Michel : Peter ne va pas être content.
Jean : C'est bien pour ça qu'on ne laisse pas tomber. On finira par avoir cet enfant.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. L'Arbre de la Réflexion dans la Forêt des Fées.


Peter Pan : (au trio) Vous avez du mal à bouger ? Ce n'est pas étonnant, vu l'endroit où vous êtes. Ce qui accélère votre mort, ce sont vos regrets.
Emma : Quoi, qu'est-ce que tu racontes ?
Peter Pan : (levant les yeux) Cet arbre a été témoin d'un évènement crucial pour moi. J'ai abandonné mon fils ici.
Regina : Tu as un enfant.
Peter Pan : Je suis plus vieux que j'en ai l'air.
Emma : Alors, toi aussi tu dois regretter de l'avoir abandonné.
Peter Pan : Pas du tout. J'en suis très heureux au contraire. (prend la boîte) Et maintenant que je l'ai enfermé dans cette boîte je ne le perdrai plus jamais.
Regina : Rumplestiltskin est ton fils ?
Peter Pan : Oh oui.
Mary Margaret : Enfin, comment c'est possible ? Tu es...
Peter Pan : Plus jeune que lui ? (sourit) En apparence. Un peu comme ta fille et toi.
Regina : Tout ça c'est du bluff. Tes pouvoirs ont diminué. En fait, tu ne peux rien contre nous ; et encore moins contre Rumplestiltskin.
Peter Pan : (contrarié) Oui c'est exact. C'est pour ça que je suis revenu ici. Cet arbre me protégera jusqu'à ce que je retrouve mes pouvoirs. Et ensuite... ensuite, je vais vraiment pouvoir m'amuser. Et je n'aurai plus jamais à me soucier de mon fils. Voilà au moins une chose que nous aurons bientôt en commun.
Emma : (se frotte contre lui mais échoue à cause des lianes) Il y a forcément un moyen.
Peter Pan : Non, vous ne pouvez pas vous échapper. Parce que cet arbre s'attaque aux regrets que nourrissent ceux qui l'approche, or toi, tu en as beaucoup.
Emma : Je regrette de ne pas t'avoir coupé en deux quand j'en avais l'occasion.
Peter Pan : Il n'y a pas que ça qui te ronge. Non, j'ai le cœur de ton fils dans la poitrine. Alors je sens mieux que personne à quel point tu l'as déçu encore et encore.
Mary Margaret : Fiche-lui la paix maintenant.
Peter Pan : Peut-être que je devrais. Après tout, comment aurait-elle pu devenir une bonne mère ? Quand on voit l'exemple que tu lui as donné en l'abandonnant pendant vingt-huit ans.
Regina : Tu as fini ton numéro ?
Peter Pan : Le mot de la fin revient à la Reine. Toi qui as tant à regretter, tu veux peut-être soulager ta conscience avant de mourir ?
Regina : Oui, mais il y a un problème, tu vois. Je suis à l'origine d'une Malédiction qui a dévasté un royaume tout entier. J'ai torturé et tué un nombre incalculable de personnes. J'ai fait des choses terribles. Je devrais me sentir affreusement coupable, et pourtant, je n'ai pas le moindre regret. (Elle se tire, ainsi que ses compagnes, pour se libérer de la liane.) Parce que c'est ce qui m'a mené à Henry. (retire le cœur de Henry de la poitrine de Peter Pan)
(Peter Pan s'effondre sur le sol et tente d'atteindre la boîte, mais Regina la ramasse)
Regina : (tenant à la fois le cœur et la boîte, souriante) Maintenant, il ne reste plus qu'à sauver Henry.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Le Jolly Roger. Un Félix inconscient est placé sur le pont lorsque Emma, ​​Mary Margaret et Regina arrivent à bord du navire.


Emma : (criant) Henry ?
Mary Margaret : (criant) Où il est ?
Neal : Par ici, venez ! (Emma et Neal s'agenouillent auprès du corps de Henry)
Regina : Accroche-toi, mon chéri. (remet le cœur de Henry à sa place)
Emma : Henry ? (tout le monde regarde anxieusement. Henry reste immobile.) C'est trop tard ?
Regina : Henry ? Allez, chéri ! (Henry revient à la vie. Un soulagement submerge le visage de ses proches. Il se lève pour étreindre ses deux mères.)
Neal : Hé doucement. Tu reviens de loin, p'tit gars.
Henry : Pardon. J'ai... Je voulais sauver la magie.
Emma : Je sais. Ça ne fait rien.
Henry : J'voulais devenir un héros.
David : Tu as largement le temps pour ça.
Mary Margaret : Là, il faut te reposer.
Crochet : Bienvenue à bord, moussaillon. Je veux que mon invité d'honneur soit bien installé. Dans la cabine du capitaine.
Regina : Allez viens, je vais te porter.


SCÈNE : Storybrooke. Passé. Il y a onze ans. Dans sa maison, Regina montre Henry à Archie.


Archie : Ça me fait plaisir de vous voir comme ça. J'avoue que j'étais assez inquiet. Et je suis... très content que les choses se soient arrangées.
Regina : Il reste tout de même un petit problème, Dr Hopper. Je suis un peu contrariée. En fait, je suis terrifiée... à l'idée que la mère biologique d'Henry se rende compte un beau jour qu'elle regrette de l'avoir abandonné et qu'elle vienne ici pour le reprendre.
Archie : J'ai cru comprendre qu'il s'agissait d'une procédure d'adoption fermée ? Vous ne pouvez donc rien savoir l'une de l'autre.
Regina : C'est vrai, mais j'ai peur d'avoir affaire cette fois-ci à quelque chose qui va au-delà des lois. Le Destin. Le Sort.
Archie : Il me semble que vous avez su forger votre propre destin.
Regina : (secoue la tête) Mais il y a quelqu'un quelque part qui pourrait venir tout détruire.
Archie : Si vous redoutez constamment l'avenir, vous ne pourrez jamais profiter du présent. Cet enfant vous a apporté quelque chose d'inestimable - l'amour -, Regina. Alors, profitez-en, profitez du bonheur d'être mère.


SCÈNE : Storybrooke. Passé. Il y a onze ans. Le caveau. À l'intérieur, Regina tient Henry en contact affectueux avec la plaque signalétique de son père décédé. Il se lit comme suit : Henry Mills. Père bien-aimé.


Regina : Merci, Père. (place Henry dans le porte-bébé) (ouvre l'entrée du sous-sol du caveau)
(La scène bascule vers Regina dans l'une des salles du caveau avec diverses potions posées sur la table. Henry repose dans son porte-bébé.)
Regina : (à Henry) Il était une fois une Reine aussi belle que puissante. Elle avait jeté un sort merveilleux, qui lui avait donné tout ce qu'elle souhaitait, du moins le croyait-elle. Elle fut désespérée quand elle prit conscience que la vengeance ne pourrait jamais lui suffire. Elle se sentait très seule. Alors elle se mit à chercher à travers le monde un petit garçon, qui pourrait être son Prince… (rigole) Jusqu'au jour où elle finit par le trouver. Tous les deux, ils vivaient heureux, mais ce n'était pas pour toujours. Il y avait encore un être nuisible qui rôdait au loin... (la substance se mêle à la tasse) La Reine ne pouvait s'empêcher de penser que son Prince était en danger. Même si elle était sûre d'être capable de vaincre tous ceux qui menaceraient le petit garçon, elle savait qu'elle ne pouvait pas l'élever dans cette peur constante. Non, il fallait qu'elle mette de côté ses angoisses permanentes et qu'elle fasse passer son enfant avant tout le reste. (verse le liquide vert dans une tasse) Et c'est pourquoi, la Reine se procura une ancienne potion d'amnésie. (Henry pleure) Oh, ne t'en fais pas. Même si elle boit la potion, elle n'oubliera pas son enfant. Elle n'oubliera que ses soucis. Ses tourments. Ses peurs irraisonnées. (ajoute de la substance noire à la tasse) Et quand ça sera fait, la Reine et son Prince se sentiront enfin libres et pourront vivre heureux pour toujours. (boit la tasse et la pose)
(Alors que Regina oublie, la tasse et les ingrédients de la potion disparaissent. Elle sort de stupeur en entendant les pleurs de Henry.)
Regina : Coucou, mon chéri. (le soutient) Alors, qu'est-ce que tu as envie de faire ?


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Le Jolly Roger. Henry se repose sur un lit dans les quartiers de Crochet pendant que Regina lui tient compagnie.


Regina : Oh, je connais ce regard. C'est celui que tu as après cinq heures de jeux vidéos et trop de pizza.
Henry : La pizza c'est bon. (Regina rit. Ensuite, elle place un enchantement sur la poitrine de Henry ce qui le fait grimacer) Ça pique. Qu'est-ce que c'était ? (la lueur du sort disparaît)
Regina : Un sortilège. Pour que plus personne ne puisse prendre ton coeur, quoiqu'il puisse arriver.
Henry : (lui prend la main) Merci, maman.
Regina : (sourit et l'embrasse sur le front) On sera bientôt à la maison, mon p'tit prince. (quitte la pièce)
(Henry s'assied pour ajuster sa couverture et se rallonge. Lorsqu'il l'a fait, Peter Pan est apparu à côté du lit. Henry remarque trop tard que Peter Pan le menace d'une lame.)
Peter Pan : Je suis désolé qu'on ait dû en arriver là, Henry.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Le Jolly Roger. Sur le pont, Neal libère M. Gold de la boîte sous les yeux de David, Emma et Mary Margaret. Il est accueilli par un Neal souriant.


M. Gold : Baelfire. (enlace Neal)
Neal : Papa.
M. Gold : Où est Henry ?
Neal : Il va bien. Il est sauvé.
M. Gold : Je t'avais dit que je ne lui ferai pas de mal.
Neal : J'aurais pas dû douter de toi. Pourquoi tu m'as pas dit que Peter était ton père ?
M. Gold : Je ne voulais pas que tu saches que j'avais été un aussi mauvais père que lui. Nous sommes pareils, lui et moi. Tous les deux nous avons abandonné notre fils.
Neal : Non, tu n'es pas comme lui. Toi, tu as tout fait pour me retrouver. (ils s'enlacent de nouveau)
Emma : Il l'a libéré. Ça veut dire que...
David : Qu'il va me guérir.
Mary Margaret : On peut rentrer chez nous ensemble. (enlace Emma) Et rester en famille. (David les enlace)
(Soudain, M. Gold sent que quelque chose ne va pas du tout.)
Neal : Qu'est-ce qu'il y a ?


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Le Jolly Roger. En dessous du pont, Henry est appréhendé par Peter Pan.


Henry : Peter ? Qu'est-ce que tu fais là ?
Peter Pan : Je voulais ton cœur, Henry, mais ta mère me l'a arraché de la poitrine et m'a laissé pour mort. Elle va le regretter. (essaie de prendre le cœur de Henry, mais l'enchantement de Regina le brûle.) Aah ! Oh, très ingénieux. (il déchire le dos de Henry pour arracher son ombre.)
Henry : (souffrant) Qu'est-ce que tu fais ?! (Peter Pan réussit à extraire partiellement l'ombre)
M. Gold : (entre) La magie du sang marche dans les deux sens, mon cher père.
(Ouvre la Boîte de Pandore dans le but de piéger son père. Peter Pan refuse toujours de laisser partir l'ombre de Henry alors même que la boîte commence à l'absorber. Au dernier moment, sans que M. Gold ne s'en aperçoive, Peter Pan change de corps avec Henry)
Henry : (dans le corps de Peter Pan) Non ! (est absorbé dans la boîte)
Regina : (entre) Henry ? Henry ? Oh, ça va ? (elle atteint son lit)
Peter Pan : (dans le corps de Henry) Oui, ça va. Tout va bien.
Regina : Tu en es sûr ?
M. Gold : Il est résistant, ce petit. Tu l'as bien élevé.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Le Jolly Roger. Sur le pont, Emma, ​​Regina et Neal se rassemblent pour préparer la sortie de l'Ombre alors que tous les Enfants Perdus se précipitent à bord.


Mary Margaret : (dirige les Enfants Perdus) Allez vite, mettez-vous tous de ce côté.
(Neal tient la noix de coco contenant l'Ombre sur un canon pendant qu'Emma prépare un briquet.)
Emma : Vous êtes prête ? (Regina hoche la tête) (allume le canon. Juste avant de tirer, Neal ouvre les moitiés de noix de coco pour libérer l'Ombre, qui est catapultée dans les airs par le canon. Regina utilise rapidement la magie pour forcer l'Ombre à naviguer, qui devient noire.) Vous croyez qu'il va voler ?
Regina : Il n'aura pas le choix.
Emma : Alors fichons le camp d'ici.
Crochet : Comme tu voudras, ma jolie. Maître d'équipage, levez l'ancre !
(Propulsé par la voile de l'Ombre, le navire se lève dans les nuages ​​et commence le voyage du retour.)
David : Tu te souviens, quand on est arrivés sur cette île, t'as dit qu'on allait devoir tous coopérer.
Emma : J'étais prête à tout essayer.
David : J'vais être franc avec toi, je pensais pas que c'était possible.
(À proximité, Mary Margaret distribue des portions de nourriture aux Enfants Perdus)
David : Qu'un héros, une méchante, un pirate... soient capables d'unir leurs forces, mais on a réussi parce qu'on avait ce qui permet de cimenter une équipe - une meneuse.
Emma : Si j'ai fait tout ça, c'est uniquement pour qu'Henry puisse rentrer à la maison. Pour que tout le monde puisse rentrer.
(La scène se déplace vers une autre partie du pont. Wendy regarde au loin lorsque la Fée Clochette s'approche.)
Clochette : On est mieux ici que dans une cage, n'est-ce pas ?
Wendy : On est vraiment sauvés ?
Clochette : Oui. Tu reverras bientôt tes frères.
Wendy : Oh, j'ai quelque chose à te donner. Je l'ai conservé tout ce temps. Je n'ai jamais pu m'en servir, mais toi tu pourras peut-être. (lui tend une fiole) C'est de la poudre de fée. La dernière récolte provenant de la dernière fleur de la cîme de l'arbre. Elle est inerte...
Clochette : Je ne peux pas la faire fonctionner. Je n'ai plus aucun pouvoir. Depuis que j'ai perdu mes ailes.
Wendy : Tu trouveras une solution. Je crois en toi, Clochette.


SCÈNE : Dans les cieux vers la maison. Présent. Le Jolly Roger. Henry vient sur le pont. Neal le remarque.


Neal : Hey. Ça va ? T'es pas censé te reposer ? J'peux t'apporter un truc à manger si t'as faim.
Peter Pan : (dans le corps de Henry) Je me sens beaucoup mieux déjà. J'crois qu'un peu d'air frais me fera du bien.
Neal : (le rejoint) Écoute, je sais qu'on a pas eu l'occasion d'apprendre vraiment à se connaître tous les deux ; pas encore. Alors, je tiens à te dire que tu as un père maintenant, maintenant et pour toujours. Et je te laisserai jamais tomber, d'accord ? (Henry hoche la tête.) Approche. (Ils s'enlacent.)
(À proximité, Clochette se dirige vers Regina.)
Clochette : Je suis bien contente que tu aies retrouvé ton fils. La Méchante Reine était encore capable d'aimer, en fin de compte.
Regina : Oui, il semblerait. Tu avais vu juste on dirait.
Clochette : Je savais qu'il restait du bon en toi.
Regina : Et apparemment, il reste un peu de magie en toi. (elles regardent toutes les deux la fiole de poussière de fée, qui brille brièvement.)
Clochette : Mais... Qu'est-ce qui se passe ?
Regina : Et bien, je dirais que pendant un court instant, tu as cru en toi. (Clochette sourit)
(Henry prend une assiette de nourriture et se dirige vers Felix. Il la lui tend, mais Felix ne la prend pas.)
Felix : Tu peux te le garder ton bol. J'n'ai pas faim.
Peter Pan : (dans le corps de Henry) Je suis venu te remercier.
Felix : Je ne fais pas partie des traîtres qui t'ont permis d'avoir la vie sauve. Moi, je suis avec Peter, quoiqu'il arrive. Et Peter...
Peter Pan : (dans le corps de Henry)... n'échoue jamais.
Felix : Quoi ?
Peter Pan : (dans le corps de Henry) Tu as très bien entendu. Peter Pan n'échoue jamais. On ne peut pas le battre même quand on croit avoir gagné. Quand on croit l'avoir terrassé, il trouve un moyen de s'en sortir.
Felix : Tu ne te sens pas en sécurité au fond ?
Peter Pan : (dans le corps de Henry) Oh, si, moi je ne risque rien. Quand on s'est affrontés, j'ai assuré mon avenir pour longtemps. Celui qui a du souci à se faire c'est Henry.
Felix : Mais c'est toi Henry.
Peter Pan : (dans le corps de Henry) Non, plus maintenant. (sourit)
Felix : (réalise) Alors, tu... (murmure) as changé de corps ?
Peter Pan : Tu es sûr que tu n'as pas faim ? (lui tend une assiette, ce que Felix accepte)
Felix : Merci, Peter.
Peter Pan : Maintenant, on va jouer.


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