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Plume WIKI Cette page est la transcription de l'épisode "Les Enfants Perdus". Plume WIKI
N'hésitez pas à la compléter ou à corriger la moindre erreur.
Once Upon a Time couverture livre de contes

SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Neal avance les mains liées dans les bois suivi de Felix.


Felix : J'ai l'impression que c'était hier quand je t'ai accueilli pour la première fois au Pays Imaginaire, Baelfire. Mais je dois l'avouer, j'espérais ne jamais te revoir.
Neal : Alors Peter n'aurait jamais dû enlever mon fils.
Felix : Et peut-être que tu n'aurais jamais dû le laisser seul.
Neal : Je vais le lui reprendre.
Felix : Tu le crois vraiment ? Tu as été un Enfant Perdu, tu sais qu'on ne doit pas traiter Peter Pan à la légère. Tu sais depuis combien de temps il est à la recherche du cœur du plus pur des croyants ? Alors tu penses réellement (Neal se détache.) qu'il va simplement le laisser partir.
Neal : Je sais pas, si je lui demande gentiment.
Felix : (Il rigole.) Tu as peut-être grandi, Baelfire, mais on dirait qu'en grandissant, tu es devenu très bête.
Neal : (Il enroule la corde qui le liait autour de sa main.) Ça, j'ai grandi. Et peut-être que je suis devenu bête. Mais, au moins, moi, je sais encore faire un nœud. (Il se retourne et assomme Felix en le frappant en pleine tête, puis en enlevant sa veste) Je suis plus un petit garçon Felix. Et je suis certainement pas perdu.
(Neal s'en va en laissant sa veste et la corde sur Felix.)


SCÈNE : Chaumière de Rumplestiltskin. Passé. Baelfire dessine sur un carnet tandis que son père rentre.


Rumplestiltskin : Baelfire ? (Il ferme la porte mais celle-ci se rouvre, s'approche de son fils et lui montre un couteau.) C'est pour toi. Pour tailler tes crayons.
(Rumplestiltskin pose le couteau sur la table ; Baelfire le prend dans sa main et le regarde de plus près.)
Baelfire : Où tu l'as eu ?
Rumplestiltskin : D'un homme qui n'en avait plus l'usage.
Baelfire : Dis plutôt que tu le lui as pris pour te rembourser.
Rumplestiltskin : Peut-être.
Baelfire : Papa ! Je te l'ai dit, non !? Je ne veux pas ce que tu prends aux pauvres gens que tu terrorises. (Il jette le couteau par terre.)
Rumplestiltskin : Qu'est-ce que tu veux alors ? Dis-moi mon fils. Qu'est-ce qui te ferait plaisir ?
Baelfire : (Il se lève.) Je voudrais partir. (Il va dans une autre pièce.) J'en ai assez de ce taudis et de vivre enfermé !
Rumplestiltskin : (se rapprochant de son fils) Mais, ça s'arrange ça. Tu veux un château ? Je peux te construire un palais si imposant, que son ombre couvrira la campagne alentour.
Baelfire : Tu n'as pas compris. Je veux aller dehors, avoir des amis, voir ce qu'il y a au-delà de ces murs. Pourquoi tu ne me fais pas assez confiance pour me laisser sortir ?
Rumplestiltskin : Je te fais confiance mais aux autres, aux autres non. Je ne peux pas, car, tu sais, j'ai beaucoup d'ennemis qui me guettent, là, dehors. Si tu sors l'un d'entre eux pourrait s'attaquer à toi.
Baelfire : Tu es sûr que tu n'as pas d'autres raisons ? (retournant dans l'autre pièce) Peut-être que, ce qui te fait peur, c'est que si je m'en vais un jour, je ne revienne pas.
Rumplestiltskin : (suivant son fils) Oh ! non, non, non, non, non, non, non. Je m'inquiète pour ta sécurité. (Baelfire se rassoit.) Et c'est ici l'endroit le plus sûr pour toi. Si je te perdais, je ne saurais pas ce que je ferais.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Rumplestiltskin est assis sur un tronc d'arbre. Il broie des baies pour faire de la peinture. Il se l'applique ensuite sur le visage au niveau de l'œil à l'aide de son index, son majeur et son annulaire. Une vision de Belle apparaît.


Belle : Tu t'es toujours senti plus à l'aise caché derrière un masque. (Elle vient s'asseoir à côté de rumplestiltskin.)
Rumplestiltskin : Toi seule a réussi à voir ce qu'il y avait derrière ce masque. (Belle sourit.) Derrière le masque du Monstre.
Belle : (Elle pose sa main sur celle de Rumplestiltskin.) Mais pourquoi tu le remets aujourd'hui ?
Rumplestiltskin : Il se trouve que j'ai besoin du Monstre. Sans lui, je n'arriverais pas à le sauver, et c'est ce que j'ai décidé : je vais sauver Henry.
Belle : La prophétie dit que c'est lui, justement, qui causera ta fin. C'est une mort certaine qui t'attend en le sauvant.
Rumplestiltskin : Tu crois que j'en suis incapable.
Belle : Je crois que tes intentions sont sincères. Mais toute ta vie tu n'as servi que ton intérêt personnel, et c'est une mauvaise habitude dont tu n'as jamais réussi à te débarrasser.
Rumplestiltskin : Les choses ont changé.
Belle : Comment ça ? Qu'est-ce qui est différent ?
Rumplestiltskin : Je n'ai plus aucune raison de vivre.
Belle : Oh. Ah bon ? Et je ne compte pas moi ?
Rumplestiltskin : Tu n'es pas réelle. Tu n'es qu'une vision.
Belle : Oui, mais je suis à Storybrooke, et je t'attends.
Rumplestiltskin : Tu ne devrais pas. Quand je t'ai dit au revoir, toi et moi, nous savions que c'était pour toujours. (Il se lève.)
Belle : Peut-être que je crois quand même que tu vas revenir.
Rumplestiltskin : Même si je revenais, un jour ou l'autre, tu me quitterais, parce que tu finirais par voir qui je suis vraiment. Là, tu penses que je suis un homme bon, mais à terme, tu verrais le Monstre. Mon fils est mort. Tout ce que je peux faire pour me racheter, c'est sauver la vie de son fils, Henry. Et accepter de donner la mienne.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Campement de Emma, Crochet, David, Mary Margaret, et Regina. Emma, assise à côté de Mary Margaret sur une pierre, trace un plan sur le sol avec un bâton. Clochette déplace des branches.


Emma : (pointant le sol avec son bâton) Voici l'endroit où est Henry, le camp de Peter, comme me l'a décrit, euh…
Clochette : Clochette.
Emma : Oui, Clochette. Ça me fait toujours drôle de dire ça.
Clochette : Appelle-moi Clo.
Emma : Non, c'est pas mieux. Enfin, bref. Donc, d'après elle, (tapant le sol avec son bâton) il y a des sentinelles postées devant. C'est pour ça que nous, (indiquant avec son bâton) on va arriver par l'arrière, par là, et elle, elle va se présenter devant, et entrer. Et quand elle verra que la voie est libre, on en profitera pour se faufiler à l'intérieur.
Clochette : (prenant une couverture) Oui, et une fois dedans, vous aurez affaire avec les Enfants Perdus.
Regina : Ce ne sont que des enfants avec des bâtons pointus ; je pense qu'on s'en sortira.
Clochette : (dépliant la couverture) Ce n'est pas des bâtons, dont vous devez vous méfier. C'est du poison qu'il y a sur leurs pointes.
(David et Crochet se lancent un regard.)
Mary Margaret : L'ombrêve. Crochet nous a déjà averti.
Clochette : Tant mieux ! Parce qu'une seule petite égratignure et vous êtes condamnés à…
David : (coupant la parole à Clochette et se levant) Une égratignure, et c'est la mort, on le sait. alors qu'est-ce qu'on attend pour lancer cette mission de sauvetage ?
Clochette : Je suis prête à y aller. Dès que vous m'aurez dit comment quitter l'île. (Les autres se regardent sans rien dire.) Pour notre fuite, vous avez un plan, non ?
Mary Margaret : Non, non, pas vraiment, non, on s'était dit qu'on improviserait en fait.
Clochette : Si vous n'avez pas un moyen de quitter l'île, autant laisser tomber.
Regina : (se levant) Nous en trouverons un.
Clochette : Vous en trouverez un ? Personne n'arrive sur l'île ou n'en repart s'il ne l'a pas décidé. On perd notre temps, franchement.
David : Quand on dit qu'on trouvera une solution, on en trouve toujours.
Clochette : Tu ne comprends rien. (sortant quelque chose de sa sacoche) Tenez. Je vais vous montrez quelque chose. (montrant une montre) Vous savez ce que c'est ?
Emma : Oui, une montre.
Clochette : Elle était à la jeune femme qui a amené votre fils sur l'île.
(Tous ceux qui étaient encore assis se lèvent ; tous font un pas en avant.)
Emma : Greg et Tamara, ils sont où ? Pourquoi ils te l'ont donnée ?
Clochette : Ils me l'ont pas donnée, elle était morte. J'ai mis des heures à enlever le sang qu'il y avait dessus. Quant à son copain, il restait si peu de choses de lui qu'il n'y avait rien à récupérer. (Regina sourit légèrement.) Voilà ce qu'a fait Peter à des gens qu'il employait, qu'est-ce que vous croyez qu'il va vous faire ? Alors je ne tenterai rien contre lui sans être sûre de pouvoir quitter l'île. Quand vous aurez la solution, vous saurez où me trouver. (Elle s'en va.)
Mary Margaret : Mais où est-ce qu'elle va ?
David : T'inquiète pas, je la ramène. (Il commence à la rattraper.)
Emma : Laisse-la, (David s'arrête et se retourne.) elle a raison. Si je sais une chose, c'est que tu n'entres pas quelque part sans savoir comment ressortir.
Regina : Ah bon ? Vous avez appris ça à l'"École des Garants de caution" ?
Emma : Je l'ai appris par Neal.
Regina : Oh.
David : Crochet, t'as pas une idée ? T'as déjà quitté cette île.
Crochet : Oui, (en avançant) oui à bord de mon navire. J'ai eu recours à une forme de magie pour créer une porte, magie que Peter m'a donné en passant un accord qu'il ne voudra sans doute pas réitérer.
Regina : Donc, personne n'a jamais quitté l'île sans la permission de Peter.
Crochet : Un seul l'a fait. (en regardant Emma) Son complice d'autrefois, Neal.
Emma : Comment ?
Crochet : Peut-être qu'on peut le découvrir.
(Crochet part suivi des autres.)


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Rumplestiltskin marche dans la forêt. Soudain, des voix d'Enfants Perdus lui parviennent. Il finit par en trouver la source en tournant la tête à gauche. Il marche jusqu'à les rejoindre et ils se retournent.


Enfant Perdu : (le menace avec sa lance) Reste où tu es ! Par ordre de… (Rumplestiltskin agite sa main devant eux et les endort avec sa magie. Ils tombent par terre.)
Rumplestiltskin : Personne ne me donne d'ordres. (se penche et ramasse une des deux lances)
Soudain, il entend du bruit provenant des buissons derrière. Il se retourne et voit arriver son fils, Baelfire, qui s'arrête de courir en le reconnaissant.
Rumplestiltskin : (surpris) Baelfire ?
Neal : (surpris d'être menacé) Oh !
Rumplestiltskin : Tu n'es pas réel ! (le pointe du doigt) Tu es mort !
Neal : (surpris par les propos de Rumplestiltskin) Quoi ? (agacé) Si, je suis réel ! Qu'est-ce que tu racontes ?
Rumplestiltskin : Tu es une vision. Comme Belle.
Neal : (lève le bras gauche) Non… Non, attends. Écoute-moi. C'est moi. On m'a tiré dessus, c'est vrai, mais j'ai survécu. Tu vois, je suis vivant.
Rumplestiltskin : (se jette sur lui pour l'étrangler, furieux) Mon fils est mort ! Tu es là pour me rappeler mon échec !
Neal : Non, tu te trompes.
Rumplestiltskin : (furieux) Ma faiblesse !
Neal : : Non, écoute-moi et baisse ta lance.
Rumplestiltskin : Tu veux que je doute de ma résolution mais tu perds ton temps. Je vais sacrifier ma vie pour Henry et rien ne pourra m'arrêter !
Neal : (suppliant) J't'en prie, papa. (Rumplestiltskin apparaît surpris par l'expression de Neal)
Rumplestiltskin : (calme) Baelfire. C'est vraiment toi ?
Neal : (d'une petite voix) Ouais.
Rumplestiltskin : (arrête de le menacer et déplace ses mains sur le visage de son fils, ému) J'ai cru t'avoir perdu pour toujours.


SCÈNE : Forêt enchantée. Passé. Rumplestiltskin rentre dans sa chaumière.


Rumplestiltskin : J'ai réfléchi. (ferme la porte et avance dans la demeure) Seuls les rois vivent dans un château. (brandit une couronne) Alors, essaie ça pour voir si elle est à ta taille. (remarque que son fils n'est pas dans la pièce) Baelfire ?


SCÈNE : Forêt enchantée. Village de Hamelin. Passé. Une foule de gens écoutent le maire.


Maire : Écoutez-moi tous. Nous allons nous organiser et commencer les recherches sur le champ.
Rumplestiltskin : (s'avance vers le Maire) Vous pensiez pouvoir le cacher ? (la foule se disperse un peu) Où est-il ? Où est mon fils ?
Maire : Il n'est pas là, Ténébreux. Je te le jure.
Rumplestiltskin : (le pointe du doigt, toujours furieux) Ne me mens pas ! La magie m'a amené jusqu'à ce trou à rats. (pointe le sol) Sa trace s'arrête là, à Hamelin. Je sais que vous le cacher quelque part.
Maire : (descend la marche et s'approche de lui) Non. Non, pas du tout. Des garçons à nous ont aussi disparu la nuit dernière. Ils ont été tirés de leur lit par une étrange musique.
Rumplestiltskin : Quel genre de musique ?
Maire : Jouée sur une flûte. Seuls les enfants l'entendaient. Certains d'entre eux l'ont dit à leurs parents mais, ils n'ont pas voulu les croire. Ils les ont renvoyés se coucher. Et ce matin, ils n'étaient plus là.
Rumplestiltskin : (hoche la tête) Et qui jouait de cette musique ?
Maire : Personne n'a vu son visage. Ce n'était qu'une silhouette. Ce n'était qu'une ombre cachée par un grand manteau tout bigarré qui les a menés de leur maison jusque dans la forêt. Vous ne comprenez donc pas ? C'est forcément cet homme qui a aussi enlevé votre fils.
Rumplestiltskin : Qui que ce soit, ce joueur de flûte nocturne ne va pas tarder à souffler sa dernière note.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Rumplestiltskin discute avec son fils.


Rumplestiltskin : Comment est-ce possible ?
Neal : C'est une longue histoire. Disons que Robin des Bois n'a plus de dettes envers toi. (se baisse pour ramasser quelque chose par terre)
Rumplestiltskin : (surpris) Tu étais dans la Forêt enchantée ?
Neal : (tenant une des lances qu'avaient les Enfants Perdus) Oui. (reporte son attention sur son père) Mais j'suis là. Et ce qui compte maintenant, c'est que j'aide Emma à sauver Henry. Où est-ce qu'elle est ?
Rumplestiltskin : Je l'ai laissée avec les autres sur le bateau du pirate. Leurs intentions sont peut être nobles, mais ils n'ont pas le courage de faire ce qu'il faut.
Neal : C'est-à-dire ce que tu as fait à ces garçons ? (tourne autour des deux Enfants Perdus étendus sur le sol) Ils ne sont pas…
Rumplestiltskin : Non, ils ne sont qu'endormis. Pour l'instant.
Neal : (s'arrête) Alors laisse-les comme ça. (se penche et ramasse un carquois rempli de flèches ainsi qu'une arbalète)
Rumplestiltskin : Toi aussi tu manques de courage.
Neal : (s'avance vers son père, l'air déterminé) Non, j'irais jusqu'au bout. Mais les Enfants Perdus, on n'est pas obligé de les tuer.
Rumplestiltskin : (défiant) Nous verrons.
Neal : J'suppose que t'as un plan ? Qu'en parlant de sacrifier ta vie, tu faisais un peu dans le dramatique ?
Rumplestiltskin : (sérieux) C'est la seule solution. Peter Pan est trop puissant. Il faut être prêt à mourir pour le vaincre. Et je le suis.
Neal : Et si je te disais qu'on peut faire autrement ? (lui donne la lance et commence à partir devant)
(Ils marchent jusqu'à atteindre la plage)
Rumplestiltskin : Que comptes-tu faire ? (Neal se retourne et pose le carquois, l'arbalète et le reste par terre)
Neal : Tu connais ce truc ? En collant un coquillage à ton oreille, tu entends l'océan. (saisit un coquillage blanc sur le sable) Avec certains, ça peut être l'inverse. C'est l'océan qui t'entend. (pose ses lèvres sur le coquillage et souffle dedans)
Rumplestiltskin : (ne comprenant pas) Baelfire, qu'est-ce que tu as à lui dire ? (tout en continuant de soufflant dedans, Neal lui montre quelque chose du doigt dans l'océan et Rumplestiltskin regarde, tandis que Neal arrête de souffler) Qu'est-ce que tu as fait ? (quelque chose dans l'océan avance vers eux)
Neal : Donne-moi la lance. (Rumplestiltskin s'exécute)
Soudain, une seiche géante surgit de l'océan. Neal la met en joue et balance la lance dessus, avant de la remonter avec une corde aidé de Rumplestiltskin jusqu'au rivage.
Rumplestiltskin : (surpris) Une seiche ?
Neal : (le regarde) Hé oui ! Tu sais comment extraire l'encre de ces grosses bêtes, n'est-ce pas ?
Rumplestiltskin : (interloqué) De l'encre de seiche ? C'est à ça que tu pensais ?
Neal : Elle peut paralyser la plus magique des créatures. Au moins pour un moment. Même Peter Pan.
Rumplestiltskin : (hoche la tête) J'en ai déjà fait l'expérience, tu sais ?
Neal : Tu peux en récupérer ?
Rumplestiltskin : (regarde la seiche) Oui. Mais il faudra t'approcher de Peter pour pouvoir t'en servir.
Neal : (accroupi, ramasse l'arbalète et les flèches) Non, je resterais loin. Avec un tir bien ajusté, je lui reprendrai Henry.
Rumplestiltskin : (concerné) Alors, laisse-moi faire.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Regina marche, suivi de Crochet, d'Emma, Mary Margaret et David et ils arrivent à proximité d'un rocher où est accroché un pied de vigne.


Regina : C'est quoi exactement ?
Emma : Neal s'est enfui de l'île grâce à un pied de vigne ?
Crochet : Si l'un de vous avait la gentillesse de m'aider… Ma chère Sauveuse ! (s'approche du rocher, suivi par Emma avant que David l'arrête)
David : Non, laisse. (rejoint Crochet qui commence à tirer)
Crochet : (à David) Tu as l'air fiévreux, camarade.
David : (l'aide à tirer) Il fait cinquante degrés dans cette jungle. Normal que j'ai chaud. (Killian arrête de tirer tandis que David finit par dévoiler une entrée)
Crochet : (fait un geste de la main) Mesdames, je vous en prie. (Emma, Mary Margaret et Regina entrent dans la grotte)
Alors que David s'apprête à les rejoindre, Crochet l'arrête.
Crochet : Tu comptes jouer cette comédie encore longtemps ? Ta famille a le droit de savoir que tu vas mourir.
David : En quoi ça t'intéresse ?
Crochet : Toi ça devrait t'intéresser.
David : À quoi ça servirait que je leur parle ? Puisqu'on ne peut rien faire pour arrêter le poison, puisqu'il n'y a aucun espoir.
Crochet : Et bien, si j'ai compris une chose avec vous les héros, c'est qu'il y a toujours un espoir.
David : (curieux) Il y a quelque chose que tu ne me dis pas ? Matelot.
Crochet : Hélas, l'espoir et la réalité se rejoignent très rarement. Je t'ai dit la vérité. Tu n'arriveras pas à quitter cette île vivant.
David : Ouais. Alors ça reste entre nous. Le seul qu'elles doivent chercher à sauver, c'est Henry. (bouscule le pirate et entre dans la grotte)
Emma : (à l'intérieur) Crochet ! (il les rejoint) C'est quoi cet endroit ? Qu'est-ce qu'on fait là ?
Crochet avance près d'un rocher et tente d'allumer la torche qui se trouve un peu au-dessus de lui mais n'y arrivant pas, David le devance avec un briquet, ce qui le fait soupirer. Emma regarde les murs de la grotte et y voit des notes.
Emma : (réalise) Neal ! C'est là qu'il vivait.
Crochet : Oui. (Emma s'approche des notes) Baelfire a fait un séjour sur cette île quand il était enfant. C'était son refuge.
Mary Margaret : (à Crochet) Donc vous croyez qu'il a laissé quelque chose qui nous indiquerait comment il s'est enfui ?
Crochet : Oui, espérons-le. Sinon nous serons aussi perdu qu'il l'était.


SCÈNE : Village de Hamelin. Passé. Le soir tombé, Rumplestiltskin est assis sur le toit d'une maison, attendant. Soudain, le son d'une flûte se fait entendre. Il tourne la tête et voit un premier enfant ouvrir sa fenêtre en regardant de droite à gauche. Un second enfant enjambe le rebord de sa fenêtre et commence à descendre dans la rue. Le premier enfant l'imite et descend grâce à une corde, suivi par un autre enfant qui habite juste en dessous. Un autre enfant sort de chez lui par la porte et rejoint les autres qui marchent dans la rue. Un autre enfant les rejoint après être sorti de la fenêtre du rez-de-chaussée de sa maison. Les enfants se dirigent vers la forêt et Rumplestilstkin décide de les suivre. Il arrive dans la forêt et aperçoit des enfants danser autour d'un feu de camp.


Rumplestiltskin : (s'approche) Baelfire ! (les enfants continuent de danser) Où es-tu ? (saisit un enfant dont le visage est partiellement recouvert d'un masque avant de le relâcher et de faire de même avec un autre garçon masqué) Baelfire ! (saisit un troisième enfant masqué et le relâche)
Soudain, il aperçoit une silhouette encapuchonnée avec une flûte à la main. Il s'approche et saisit la flûte avant de la casser.
Rumplestiltskin : Où est mon fils ? Joueur de flûte.
Joueur de flûte : C'est comme ça qu'il m'appelle. (relève sa capuche, révélant le visage de Peter Pan) Mais nous connaissons mon vrai nom, toi et moi. (Rumplestiltskin est surpris) Ça faisait longtemps, hein, p'tit gars ? J'suis heureux que tu sois des nôtres. Tu es surpris de me voir, mon ami ? Je peux le comprendre. Je suis un peu surpris moi aussi. Tu as bien grandi et te voilà devenu le Ténébreux. (sarcastique) Quelle réussite !
Rumplestiltskin : (mécontent) Qu'est-ce que tu fais là ?
Peter Pan : Je m'ennuie au Pays Imaginaire. Les enfants qui viennent pendant leur rêve sont mes seuls amis. Mais ils ne restent jamais. Alors je vais emmener ces garçons et ils resteront.
Rumplestiltskin : (hoche deux fois la tête) Tu es là pour mon fils.
Peter Pan : (calme) Oui, c'est vrai.
Rumplestiltskin : (furieux) Ce n'est pas avec ta petite flûte de Pan que tu pourras l'enlever.
Peter Pan : (furieux) Tu sais ce que cette flûte a de terrible ? Seuls certains peuvent l'entendre : les garçons mal aimés, qui se sentent perdus. (réalise) C'est pour ça que tu l'entends toi aussi. Avoue-le.
Rumplestiltskin : Ne vas pas croire que tu me connais. Ce temps-là est fini. Tu ne me connais plus.
Peter Pan : (furieux) Oh si, au contraire. (Rumplestiltskin est surpris) Malgré tous tes pouvoirs, tu n'es toujours qu'un garçon solitaire, mal aimé. Un Enfant Perdu. (calme) J'aime bien ce que je viens de dire. Ce sera le nom de mes nouveaux amis. Les Enfants Perdus. Ça sonne bien, non ?
Rumplestiltskin : (furieux) Tu peux appeler tes amis comme ça te chante. Baelfire ne sera jamais l'un d'eux.
Peter Pan : Oh si. Il est déjà des nôtres. La question c'est : qu'es-tu prêt à faire pour le reprendre ?
Rumplestiltskin : (furieux) Je vais te faire regretter d'avoir posé cette question.
Peter Pan : Oh, tu es en colère, je comprends. La plupart des parents redoutent surtout que leurs enfants leur soient enlevés mais ta plus grande peur à toi, ce n'est pas ça. (Rumplestiltskin est surpris et Peter est de nouveau furieux) Non, toi, tu n'as pas peur un instant qu'on t'enlève Baelfire. Tu as peur qu'il te quitte. Tu sais ce que ça signifie d'être abandonné. (Rumplestiltskin demeure interdit) Tous ceux auxquels tu tenais ont finit par partir. Comme Milah, la mère de ton fils ou ton père avant elle. Alors pourquoi Baelfire ne ferait pas comme eux ?
Rumplestiltskin : (sérieux) Tu as tort.
Peter Pan : Ah oui ? (furieux) Eh bien on n'a qu'à vérifier. Tu n'as qu'à demander à ton fils s'il préfère me suivre au Pays Imaginaire ou s'il veut rester avec toi. (Rumplestiltskin est surpris) Je te propose un marché : s'il veut rester, je le laisserai libre. Tu es d'accord ?
Rumplestiltskin : (sérieux) Je refuse de marchander avec toi.
Peter Pan : (mécontent) Pourquoi tu ne veux pas jouer ? (soupire) Qu'est-ce que tu risques si tu es sûr qu'il veuille rester ? (Rumplestiltskin est surpris)


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Campement de Peter Pan. Les Enfants Perdus dansent tandis que Peter Pan, assis avec sa flûte de Pan, regarde Henry, lui aussi assis. Il se lève et l'approche.


Peter Pan : Tu ne veux pas faire la fête, Henry ? (s'assoit en face de lui)
Henry : J'ai rien à fêter.
Peter Pan : (surpris) Rien à fêter ? (pouffe) Alors tu ne te rends pas compte qu'on fait ça rien que pour toi ?
Henry : Moi ? Et pourquoi ?
Peter Pan : Parce que tu vas sauver la magie. Et si tu veux mon avis, c'est bien la meilleure raison qu'on ait de faire la fête. (tourne la tête) Regarde-les. (Henry l'imite)
Henry : (regarde Peter) D'abord, je ne suis pas comme eux, ni comme toi.
Peter Pan : Bien sûr que si. Tu es un garçon, comme nous. Peut-être que si je joue tu voudras danser. (pose ses lèvres sur la flûte)
Henry : (secoue la tête) Désolé, je n'entends pas ce que tu joues.
Peter Pan : (interloqué) Intéressant. (reprend contenance) En fait, cette flûte est enchantée. Seulement certains enfants l'entendent.
Henry : (curieux) Lesquels ?
Avant qu'il puisse lui répondre, Peter aperçoit Felix qui entre dans le camp en écartant des Enfants Perdus.
Peter Pan : (à Henry) Tu le sauras bientôt. J'te le promets. (se lève et va rejoindre Felix) Felix, je connais ce regard. Que s'est-il passé ?
Felix : Baelfire. Il a réussi à s'enfuir.
Peter Pan : (mécontent) Pourquoi tu ne l'as pas rattrapé ?
Felix : J'ai essayé. J'ai suivi sa piste et je suis tombé sur deux de nos sentinelles endormies. Par le Charme du Sommeil.
Peter Pan : (réfléchit et comprend) Le Ténébreux. (Felix acquiesce) Alors le père et le fils sont enfins réunis.
Felix : (regarde Henry avec Peter) Ils vont essayer de nous prendre le petit. (se regardent de nouveau) On devrait l'emmener en lieu sûr.
Peter Pan : Hé bien quoi, Felix ? Tu as perdu le goût du risque ? (regarde Henry) On ne va pas mettre fin à la fête alors qu'on commence à s'amuser. (Felix regarde lui aussi Henry)


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Caverne de Baelfire. Emma regarde les inscriptions sur les murs. Regina, Mary Margaret et David fouinent partout dans la grotte.


Crochet : (à Emma) Vous avez vu quelque chose ?
Emma : Difficile à dire. Je ne savais pas qu'il dessinait.
Crochet : (regarde les inscriptions) Il tient ça de sa mère. (Emma, surpris le regarde, il en fait de même avant qu'ils arrêtent) Emma : J'espère qu'un de ses dessins nous dira quelque chose. (Mary Margaret et David continuent de fouiner) Il y a peut-être caché une carte. Ou au moins une sorte d'indice. (se retourne vers David) Donne-moi cette bougie. (allume la bougie se trouvant dans une demi noix de coco et lui donne ; à Crochet) Et vous, vous avez trouvé quelque chose ?
Crochet : En tout cas, je n'ai pas trouvé de tourbillon ni de haricots magiques sous le tapis. (regarde le sol) Il n'y a pas de tapis d'ailleurs. (Emma approche la bougie des murs) Il y aussi des dessins sur les autres murs mais apparemment ils ne disent rien de plus que cela. (se tourne vers Emma) Ce n'était sûrement qu'un moyen de s'occuper, de passer le temps.
Emma : (concernée) Vous le connaissiez bien, on dirait ?
Crochet : (la regarde de nouveau) On a passé un certain temps ensemble. (Emma baisse la tête) Ça va, Swan ? (elle relève la tête puis la baisse et la relève pour regarder ailleurs)
Emma : Ça va. Vous devez avoir raison. (le regarde) Ce ne sont que des dessins. (va vers Mary Margaret) Qu'est-ce que c'est ?
Mary Margaret : De la vaisselle. Qu'il a fabriqué avec ce qu'il a trouvé ici.
David : (tenant l'autre moitié de la noix de coco d'Emma) En tout cas, ça devait pas être très pratique pour boire. (lève la noix de coco) Il y a plein de trous dedans. (Emma prend l'autre moitié de noix de coco et réfléchit)
Mary Margaret : C'est peut-être une sorte de passoire.
Regina : (sarcastique) Oui, parce que Baelfire pré-adolescent devait souvent se faire des spaghettis.
Emma : Attendez. (tient les deux moitiés l'une à côté de l'autre dans ses mains) Crochet. Éteignez la torche. (il s'exécute tandis qu'Emma pose la seconde moitié de la noix de coco sur l'autre)
Regina : (sarcastique) On doit être impressionnés parce qu'il a fabriquait une lampe ? (Emma regarde la noix de coco puis le plafond et sourit.)
Emma : (satisfaite) Regardez le plafond. (ils s'exécutent et voient plein de petits points lumineux)
Mary Margaret : Des étoiles.
Crochet : C'est une carte.
David : Pour aller où ?
Emma : (heureuse) À la maison !


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Campement de Peter Pan. Les Enfants Perdus dansent. Soudain, ils tombent tous, endormis à l'exception de Peter Pan. Il se lève.


Peter Pan : On a un invité. Sans doute quelqu'un qui sait que j'adore les devinettes. Qui ça peut être ? Je sais. (voit Rumplestiltskin en face de lui) Le Ténébreux. (Neal avance discrètement dans les buissons) Alors p'tit gars, t'es venu chercher Henry ? Comme c'est excitant. (moqueur) Le Ténébreux prêt à risquer sa vie pour sa famille. En parlant de famille… (allume une torche) Tu peux te montrer, Baelfire. (Neal surgit des buissons et tient Peter en joue avec son arbalète)
Neal : C'est Neal maintenant.
Peter Pan : Un nouveau nom, mais toujours les mêmes ruses. C'est touchant de voir le père et le fils œuvrant la main dans la main. Et pourtant, tu l'avais abandonné ce fils. On croirait voir une famille modèle.
Rumplestiltskin : (impatient, murmure à Neal) Qu'est-ce que tu attends ?
Neal : (lui murmure) Laisse-moi faire. (il tire une flèche mais Peter l'arrête in extremis et il baisse son arbalète)
Peter Pan : (furieux) Joli tir. Mais on est déjà passé par là, Baelfire. Tu ne te rappelles pas ?
Neal : (satisfait) Si je me rappelle. (Peter lâche la flèche) le poison n'était pas sur la pointe. (la main de Peter s'illumine au milieu d'une lumière bleutée)
Rumplestiltskin : (à Neal) Récupère ton fils. (Peter Pan est immobilisé par l'encre de seiche tandis que Neal s'exécute)
Peter Pan : (regarde sa main puis eux) Sur ce coup-là, tu m'impressionnes. Mais tu es vraiment sûr de lui rendre service ?
Neal : (à Peter) Qu'est-ce qui pourrait être pire que de vivre avec toi ?
Peter Pan : C'est à ton père que tu dois poser la question. (Neal regarde une seconde Rumplestiltskin puis de nouveau Peter) Les personnes dont on devrait avoir le plus peur sont parfois les plus proches de nous.
Neal : (à Rumplestiltskin) De quoi il parle ?
Rumplestiltskin : Ne l'écoute pas.
Peter Pan : (au Ténébreux) Comment ça ? Tu ne lui a pas dit ?
Neal : Pas dit quoi ?
Peter Pan : Il ne t'a pas parlé de la prophétie, bien sûr.
Neal : (à Rumplestiltskin) Quelle prophétie ? De quoi il parle ?
Peter Pan : De la prophétie qui fera ton malheur. (Neal regarde son père puis Peter) Ton père n'est pas là pour sauver ton fils… Il est là pour le tuer.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. À l'autre bout de l'île. Neal dépose Henry sur le sol, se lève et apostrophe son père.


Neal : Alors, de quoi il parlait ?
Rumplestiltskin : (lui tournant le dos, baissé) Oublie ce qu'il a dit.
Neal : Il a dit que tu voulais tuer Henry.
Rumplestiltskin : (se relève et se tourne vers Neal) Il voulait que tu doutes, t'embrouiller l'esprit. L'important c'est qu'on ait ton fils et qu'on s'est éloigné de lui.
Neal : (jette un regard autour de lui) Où on est ?
Rumplestiltskin : On est à l'autre bout de l'île. (Neal retourne auprès de Henry et Rumplestiltskin lui tourne de nouveau le dos) Nous sommes en sécurité pour le moment.
Neal : (s'accroupit et caresse le front de Henry) Hé ! Hé, Henry. C'est moi, c'est ton père.
Rumplestiltskin : (se retourne de nouveau) Laisse-le, il n'entend rien.
Neal : (le toise) Alors, vas-y. Réveille-le.
Rumplestiltskin : Le sortir de son sommeil peut être dangereux. Il se réveillera tout seul dans quelques heures et puis tout ira bien.
Neal : (rassuré, se lève) D'accord. (s'approche de son père) En attendant, tu vas m'expliquer de quoi parlait Peter. C'est quoi cette prophétie ? Pourquoi il a dit que tu voulais tuer Henry ?
Rumplestiltskin : (élude la question) J'en sais rien. Pour semer le trouble entre nous.
Neal : (pas dupe) T'es en train d'esquiver. (Rumplestiltskin soupire et Neal le pointe du doigt) J'suis sûr qu'il y a un rapport avec ce qui s'est passé quand je t'ai trouvé. Tu m'as pris pour une vision et tu as parlé de ta résolution de sauver Henry. Qu'est-ce que ça veut dire ?!
Rumplestiltskin : (face à lui, ouvre les bras) Baelfire.
Neal : (énervé) C'est Neal ! Arrête de biaisé et et dis-moi toute la vérité !
Rumplestiltskin : (hoche la tête) Il y a longtemps… Une voyante a fait une prophétie. (Neal est attentif) Un certain garçon me permettrait de te retrouver enfin. Et ce même garçon causerait aussi ma perte.
Neal : (réalise) Henry.
Rumplestiltskin : (s'approche de Neal, l'air pêné) Je ne savais pas que c'était mon petit-fils. C'est en te retrouvant à New York que j'ai appris que t'étais son père.
Neal : (blessé) T'avais décidé de t'en débarrassé. Et tu t'en foutais de savoir qui c'était. Tu voulais tricher avec le destin et déjouer la prophétie. Et tu ne pensais qu'à ça, espèce d'ordure. Tu allais le tuer.
Rumplestiltskin : (air pêné) Oui.
Neal : (le pointe du doigt) Va-t'en. (recule tandis que son père approche) Ne t'approche plus de lui.
Rumplestiltskin : (sincère) C'était avant. Les choses ont changé. Je ne suis pas venu au Pays Imaginaire pour tuer Henry. Je suis venu pour le sauver.
Neal : (incrédule) Après ce que tu viens de me dire, je devrais te croire ?
Rumplestiltskin : (sincère) Je ne vais pas te mentir. Suivre mon instinct de survie est une mauvaise habitude que j'ai eu ma vie entière. Je suis là pour m'amender, pour changer. Je suis prêt à sauver ton fils, même si ça veut dire que je dois sacrifier ma vie. (Neal est surpris) Tu dois me faire confiance.
Neal : (calme) Après tout ça ?


SCÈNE : Forêt près du village de Hamelin. Passé. Rumplestiltskin, l'air perdu, regarde les enfants danser, sans pouvoir reconnaître son fils.


Peter Pan : Tu ne le reconnais même pas ?
Rumplestiltskin : (reprend contenance) Ce n'est pas étonnant. Il porte un masque.
Peter Pan : (le suit) Oh, ce n'est pas le masque qui t'empêche de le reconnaître. Regarde-le bien. (Rumplestiltskin regarde les enfants danser) Il fait ce qu'il veut, il joue avec d'autres garçons. Il est tout simplement heureux. C'est pour ça que tu ne le reconnais pas.
Rumplestiltskin : (finit par trouver son fils masqué) Baelfire ! (celui-ci relève son masque) Oh, Baelfire. Est-ce que ça va ?
Baelfire : (surpris par la question) Oui, bien sûr. Qu'est-ce que tu fais là ?
Rumplestiltskin : (calme) Tu es persuadé que je ne me soucie pas de toi mais c'est faux. Je vais te le prouver.
Baelfire : (surpris) Comment ça ?
Peter Pan : (derrière Rumplestiltskin) Vas-y, prouve-lui. (Rumplestiltskin s'empare de son fils, ce qui surprend ce dernier)
Baelfire : (surpris) Papa, qu'est-ce que tu fais ?
Rumplestiltskin : Je te protège. (le téléporte dans une fumée pourpre avant de le faire aussi)
Peter Pan : (mécontent) Tu regretteras d'avoir refusé mon offre.
Rumplestiltskin et Baelfire arrivent chez eux dans une fumée pourpre.
Baelfire : (s'écarte de son père) Ne me touche pas ! Laisse-moi.
Rumplestiltskin : (s'approche) Tu es en sécurité maintenant, ça va.
Baelfire : En sécurité ? J'étais pas en danger. Le joueur de flûte, c'était mon ami.
Rumplestiltskin : (pas dupe) C'est ce qu'il a voulu te faire croire mais je sais de quoi je parle. Il t'aurait fait du mal.
Baelfire : Pourquoi ? Qui est-ce ? (Rumplestiltskin marche) Encore quelqu'un que tu as maltraité ?
Rumplestiltskin : (arrête de marcher et se retourne) Il s'appelle Peter Pan. Je l'ai connu quand j'étais enfant. (Bae est surpris) Nous avons grandi ensemble. Nous étions devenu comme des frères.
Baelfire : (curieux) Alors il est immortel lui aussi ?
Rumplestiltskin : Il ne l'a pas toujours été. Un jour, il est allé au Pays Imaginaire. Il m'a tout simplement trahi. Il faut s'en méfier.
Baelfire : (concerné) Que s'est-il passé ?
Rumplestiltskin : Tout ce qui compte c'est qu'il m'a trompé pendant très longtemps avant que je vois enfin sa véritable nature. Et elle si noire et si repoussante que tu ne dois pas y être exposé.
Baelfire : (lui tourne le dos) Il ne peut pas être pire que toi.
Rumplestiltskin : Il fallait bien que je te protège. Je n'avais pas le choix.
Baelfire : (se retourne vite et s'approche vivement de lui) S'il te plaît, ne mens pas. Tu avais le choix. (Rumplestiltskin est surpris) Je suis au courant de ce que t'as proposé Peter. (peiné) Tout ce que tu devais faire c'était de me demander de rentrer avec toi.
Rumplestiltskin : (réalise) Il te l'avait dit.
Baelfire : (déçu) C'était la seule façon de savoir si tu avais confiance en moi. Si pour toi je comptais.
Rumplestiltskin : Écoute-moi, je t'en prie.
Baelfire : (déçu) Il fallait me le demander. Je serai rentré avec toi. C'est toi que j'aurai choisi. (Rumplestiltskin est surpris) Tu n'as même pas essayé.
Rumplestiltskin : (comprenant son erreur) Non, je t'en prie.
Baelfire : (recule) Peut-être qu'on aurait pu redevenir une famille.
Rumplestiltskin : (s'approche de lui) Mais on peut ! (Baelfire lui tourne le dos et courre vers la porte) Attends ! Baelfire ! (Baelfire ouvre la porte et s'en va en refermant la porte)


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. À l'autre bout de l'île. Neal est assis près de Henry.


Rumplestiltskin : Dis-moi ce que je dois faire pour regagner ta confiance. Et je le ferai.
Neal : (le regarde) Donne-moi la dague du Ténébreux. (Rumplestiltskin baisse la tête) J'te connais. Je sais que tu serais pas venu sur cette île sans elle. C'est la seule chose qui peut te contrôler et t'arrêter. T'as pas pris le risque de la laisser.
Rumplestiltskin : (sincère) Je ne l'ai pas.
Neal : Pourquoi tu mens ?
Rumplestiltskin : (sincère) Je ne te mens pas. Je l'ai cachée. Je ne voulais pas que Peter l'utilise, l'utilise contre moi.
Neal : (mécontent) Retrouve-la alors !
Rumplestiltskin : Mon ombre l'a prise.
Neal : (ricane de manière sarcastique) Rien que ça ! Ton ombre. (se lève) T'as toujours réponse à tout, hein ?
Rumplestiltskin : (ouvre les bras, sincère) Je te jure que je dis la vérité.
Neal : (incrédule) Ouais, p'tet que t'as caché la dague et que tu veux sauver Henry, mais c'est ce que tu penses là. Demain, tu penseras quoi ?
Rumplestiltskin : (sincère) J'ai changé.
Neal : (incrédule) Vraiment ?
Rumplestiltskin : (sincère) Oui !
Neal : Et la prophétie alors ? Il causera ta fin même si c'est toi qui le sauve.
Rumplestiltskin : (déterminé) Je veux le sauver même si je dois mourir.
Neal : Et si on retourne à Storybrooke et que tu y retrouves Belle, qu'est-ce que tu feras quand tu verras que ce qui t'empêche de donner une fin heureuse à l'histoire c'est mon fils ? Est-ce que tu seras toujours aussi décidé à accepter ta fin ?
Rumplestiltskin : (ému) C'est toi ma fin heureuse. C'est là, maintenant, parce que ce sera ma rédemption. (Neal est touché) Je serai fort, mon fils. Si tu as foi en moi.
Neal : (saisit les mains de son père et la pose sur sa poitrine) Tu sais, quand je vivais ici je dormais dans une grotte et je rêvais régulièrement que tu venais à mon secours. Mais au réveil, je me rappelais comment tu m'avais abandonné.
Rumplestiltskin : (peiné, pleure) Non.
Neal : (incrédule) Tu m'as déjà abandonné parce que la magie passait avant tout. Alors pourquoi ce serait différent aujourd'hui ? (Rumplestiltskin soupire et Neal relâche ses mains lui laissant une feuille avant de s'éloigner)
Rumplestiltskin réalisant qu'il y a de l'encre de seiche sur la feuille, se retrouve immobilisé.
Rumplestiltskin : (immobilisé) Neal ! Qu'est-ce que tu fais ?
Neal : (met Henry sur son épaule, tête baissée) J'vais retrouver Emma et les autres. (relève la tête) Et on va se tirer de cette île. (passe à côté de son père) J'vais ramener ma famille à la maison.
Rumplestiltskin : (inquiet) Tu ne peux pas traverser la jungle tout seul. Sans la protection de mes pouvoirs, Peter vous capturera tous les deux.
Neal : (tourné vers lui) Désolé, j'ai pas le choix. On a plus de chances de réussir sans toi. Au revoir, papa. (part tandis que son père pleure)


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Caverne de Baelfire. Emma et les autres regardent les points lumineux au plafond.


Mary Margaret : Vous êtes sûr que c'est une carte ? C'est pas évident.
Crochet : (baisse la tête et marche) Avant d'être sur l'île, Baelfire a passé un peu de temps sur mon navire. (Mary Margaret le regarde une seconde avant retourner son regard au plafond, suivi par Crochet) Je lui ai appris à naviguer en suivant les étoiles. Ce que vous regardez est le fruit de mon enseignement.
Regina : (le regarde) Donc tu peux la lire ?
Crochet : (navré) Non, désolé. (tous le regardent, surpris)
David : (surpris) Tu viens de dire qu'il tenait ça de toi.
Crochet : Oui, mais je lui ai aussi enseigné le principe qui fait qu'on est un bon pirate : le secret. Les meilleurs capitaines utilisent un code pour leur carte. (les regarde) Neal apprenait très bien. (Emma détourne le regard, l'air triste)
Mary Margaret : Donc pour faire court, en dehors de lui, personne ne peut décrypter cette carte.
Emma : (tête baissée, l'air triste) La seule qui pouvait la lire est morte. (relève la tête) Alors tout ça ne sert à rien. (s'éloigne et sort de la grotte tandis que Mary Margaret jette un regard à David avant de la suivre)
David : (sort de la grotte) Emma, attends ! (elle se retourne)
Emma : (de mauvaise humeur) Laissez-moi, c'est pas le moment !
Mary Margaret : (concernée) On ne peut même pas imaginer la tristesse que tu dois ressentir.
Emma : (la corrige) J'suis pas triste. (la regarde) Mais en colère. Alors oui, Neal vient de mourir (émue) mais j'l'avais perdu il y a longtemps. Toutes ces années, j'ai pensé qu'il ne m'aimait pas. Et quand je découvre que c'est le contraire, il est trop tard. J'suis là avec ma colère et je peux pas lui en parler. J'ai pas pu lui dire combien j'avais eu mal quand il m'a laissée, ni que j'étais terrifiée quand on s'est retrouvés parce que… j'ai su au moment où je l'ai revue… que j'avais… jamais arrêter de l'aimer ! (part de manière précipitée)
David : (à Mary Margaret) Elle va se calmer.
Mary Margaret : (secoue la tête) Tu crois ?
David : On a fait tout ce qu'on pouvait.
Mary Margaret : (concernée) Non. Il y a un problème. (inspire fort) Je sais pas comment réconforter ma fille. C'est ce qu'une mère est censée faire et je ne peux rien pour elle.
David : (concerné) Je sais. Je ressens la même chose. Mais elle est bouleversée, il faut…
Mary Margaret : (l'interromps) Ça au moins je peux le comprendre. Si tu mourrais, je pourrais pas continuer à avancer. (il baisse la tête, l'air coupable avant de la relever)
David : Il le faudrait. (elle le regarde, surprise) Enfin, j'dis ça comme ça. Chaque jour qu'on passe ici peut mal tourner. Et moi, si je devais mourir… (soupire) Je voudrais que tu te battes, que tu fasses tout pour être heureuse. (elle lui caresse le visage)
Mary Margaret : (les deux mains sur son visage) C'est gentil mais… il ne t'arrivera rien. (l'enlace, ce qui le surprend) Tant que je serais avec toi.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Neal court dans la jungle avec Henry sur son épaule jusqu'à arriver au campement d'Emma. Il le pose sur le sol puis regarde un peu le campement.


Neal : (accroupi) Emma. (sourit à l'idée d'avoir reconnu le campement comme celui d'Emma)
Peter Pan : (surgit de nulle part) Tu étais sur le point de la retrouver. (surpris, Neal se lève et se retourne) Tu me déçois. (Neal voir surgir les Enfants Perdus armés) Tu n'as pas retenu mes leçons. Ne jamais entrer quelque part sans savoir comment ressortir.
Neal : (calme) La prochaine fois, j'm'en souviendrai.
Peter Pan : Il n'y aura pas de prochaine fois. (Felix s'approche de Henry sous les yeux de Neal) Mais au moins, tu as tenté ta chance. (Felix met Henry sur son dos) Bien sûr, ton père vous aurait protégé contre moi. Mais qui aurait protégé Henry contre ton père ? (Neal regarde Henry) Entre la peste et le choléra, que choisir ? (Neal reporte son attention sur lui et se met en face de lui)
Neal : Je compte bien récupérer mon fils, quoiqu'il arrive.
Peter Pan : Tu ne comprends rien. Là n'est pas le problème. (le touche du doigt avant de se toucher) Tu me le prends, je te le reprends. (ricane) Ça, c'est le jeu. Ce que tu ne comprends pas. Le vrai problème avec toi, c'est qu'on ne s'enfuit pas du Pays Imaginaire. Personne ne quitte cette île sans ma permission.
Neal : (avec un air de défi) Mais je l'ai déjà fait.
Peter Pan : Tu crois ? Et maintenant, regarde où tu es. À croire que tu n'es jamais parti.
Neal : (réalise) Tu veux dire que tu m'as laissé partir ?
Peter Pan : (ravi) Tout le monde est là où je veux qu'il soit.
Soudain, Henry se met à gémir incitant Peter à le regarder avant de reporter son attention sur Neal.
Peter Pan : (menaçant) Je te laisse réfléchir. (aux Enfants Perdus) Emmenez-le là où vous savez. (les Enfants Perdus s'emparent de Neal)
Neal : (attrapé par les Enfants Perdus) Non ! Henry !
Peter Pan : Ne t'inquiète pas. Ça ne sera pas très long.
Neal : (emporté par les Enfants Perdus) J'suis vivant !
Peter Pan : (le pointe du doigt) Attends que je redistribue les cartes. Tu vas voir, les règles du jeu vont changer.
Neal : (emporté par les Enfants Perdus) Attends, te décourages pas, Henry ! Je vais revenir te chercher ! Je te le promets !


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Rumplestiltskin se retrouve libéré de l'encre de seiche. Il sort la petite poupée de paille de sa veste et la regarde. La vision de Belle réapparaît.


Belle : (assise) Je suis navrée pour toi. (il se tourne vers elle) Oui, Neal aurait dû te faire confiance.
Rumplestiltskin : (dos tourné) Je le comprends. (la rejoint et s'assiet à côté d'elle) Après tout ce que j'ai fait.
Belle : (se penche vers lui) Eh bien, il n'a pas vu ce que tu avais au plus profond de toi mais moi je l'ai vu. Tu aurais absolument tout fait pour protéger Henry. Tu aurais même… donner ta vie pour montrer à Neal que tu avais changé.
Rumplestiltskin : (perdu) C'est une question que tu me poses ? (la regarde) Ou c'est ce que tu penses vraiment ?
Belle : (inspire) J'en suis intiment persuadée. (elle sourit tandis qu'il hoche la tête) Ce qui m'échappe, c'est pourquoi tu es si troublé à présent. (ne la regarde plus) Au moins, tu sais qu'il est vivant. Baelfire est là. Tu as une raison de vivre à nouveau. (il ne réagit pas ce qui la surprend)
Rumplestiltskin : (se lève) Mais cela n'efface pas la prophétie. (avance un peu) C'est Henry qui causera ma perte.
Belle : C'est donc ça qui te trouble ? Tu étais décidé à mourir pour le petit, mais la donne a changé. Maintenant que tu as retrouvé une raison de vivre, ton instinct de conservation a repris le dessus, c'est ça ? Alors, écoute-moi. Une mauvaise habitude, ça peut se perdre. Tu ne crois pas ? (il cligne des yeux)
Rumplestiltskin : Va-t'en, Belle. Je n'ai pas envie de discuter. (elle disparaît)


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Campement de Peter Pan. Les Enfants Perdus dansent tandis que Peter Pan, sa flûte à la main, se tient à moitié à genoux au dessus de Henry qui se réveille et s'assiet.


Henry : (à moitié réveillé) Qu'est-ce qui s'est passé ?
Peter Pan : (amical) Rien, tu t'es endormi.
Henry : (réveillé) Ah ouais ?
Peter Pan : (amical) C'est pas grave. Tu n'as pas dormi très longtemps. (regarde les Enfants Perdus danser) Il n'est pas si tard. (Felix joue avec un couteau)
Henry : (réfléchit) Attends, il y a un truc qui me revient. (Peter Pan est concentré) Mon père. Pendant que je dormais, je pourrai jurer que je l'ai entendu m'appeler.
Peter Pan : (feint la surprise et l'indifférence) C'est vrai ?
Henry : (se raisonne) J'ai sûrement rêvé.
Peter Pan : (feint ne pas comprendre) Comment tu peux en être si sûr ?
Henry : Parce que… Parce que mon père est mort.
Peter Pan : (feint la compassion) Je suis désolé, Henry. Ce n'est pas étonnant que tu rêves de ce que tu as perdu. Ou bien de ce que tu espères. (Henry le regarde) Comme ton père qui serait vivant. (Henry baisse les yeux) Ou ta mère qui viendrait te chercher. Mais tu verras, tu finiras par rêver d'autre chose. (Henry le regarde de nouveau, attentif) Et dès que ça commencera à t'arriver, elles deviendront réalité.
Henry : (curieux) Comment tu le sais ?
Peter Pan : Oh ! Parce que c'est ce que j'ai fait. Et maintenant, tu es là. Le Pays Imaginaire était un endroit où les rêves prenaient forme. Toi, tu peux faire revenir cette magie sur l'île. Et nous, on peut être ta famille. (ricane, le regarde puis se lève suivi par Henry, confiant) J'aimerais jouer un morceau. Un morceau pour notre invité d'honneur. (pose sa main dans le dos de Henry et le regarde) Henry. (commence à jouer de la flûte)
Soudain, comme pris de frénésie, Henry rejoint les Enfants Perdus et commence à danser avec eux ce qui fait plaisir à Peter Pan.
Peter Pan : (d'une voix un peu assourdi par la musique) Tu entends la musique maintenant ?
Henry : (danse) Ouais ! (Peter le voyant danser est grandement ravi)


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