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Plume WIKI Cette page est la transcription de l'épisode "Fée Clochette". Plume WIKI
N'hésitez pas à la compléter ou à corriger la moindre erreur.
Once Upon a Time couverture livre de contes

SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. David, Emma, Crochet, et Mary Margaret arpentent les bois à la recherche d'Henry alors qu'ils marchent en file indienne. Mary Margaret ouvre la voie.

David : (Haletant) T'as besoin de faire une pause ?
Mary Margaret : Non, ça va.
David : Par cette chaleur, il vaut mieux se ménager, tu ne crois pas.
Mary Margaret : Oh, alors c'est toi qui a besoin de faire une pause.
David : Non, moi ça va.
Mary Margaret : Est-ce que « David Nolan » se laisserait un peu aller ?
David : Tu trouves que j'ai l'air de me laisser aller ?
Regina : Bon, c'est encore loin ? (Regardant autour)
Emma : (Regarde sur la carte) Non, on n'est plus bien loin du repaire de Peter et de tous ses copains. (Ils rattrapent David et Mary Margaret.) Si on continue tout droit, on devrait tomber dessus. (Regarde sur la carte et fronce les sourcils) Oh, le sale petit… Il est derrière nous maintenant.
Mary Margaret : Qu'est-ce qui s'est passé ?
Regina : Vous vous êtes trompés de direction.
Crochet : (Tenant une lampe) Non, elle n'y est pour rien. C'est le campement. Peter l'a déplacé.
David : Il s'amuse à nous jouer des tours.
Emma : Si le campement n'arrête pas de bouger, comment on va retrouver Henry ?


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Henry dort sous un arbre. Quelqu'un lui fait coucou par derrière.

Peter Pan : Allez, debout. Attrape-ça. (Il lance une pomme vers Henry.)
Henry : (s'assoit) J'aime pas les pommes.
Peter Pan : Tout le monde aime les pommes.
Henry : C'est une histoire de famille.
Peter Pan : (sourit) Oh, rassure-toi. (Il s'accroupit pour être au même niveau que Henry.) Tu ne vas pas la manger. On s'en sert pour jouer à un jeu très amusant. (vise avec une arbalète) J'appelle ça le tir sur cible vivante.


SCÈNE : La Forêt enchantée. Présent. Le Château des Ténèbres. Neal cherche quelque chose dans une armoire. Robin de Locksley et Mulan le regardent.


Mulan : Vous avez trouvé la boule de cristal. Que cherchez-vous d'autres ?
Neal : La boule m'a montré où était Emma. Maintenant, il faut que je la rejoigne.
Robin des Bois : Ce n'est pas là-dedans que vous trouverez un cheval.
Neal : J'ai pas besoin d'un cheval, mais d'une porte. Un moyen d'accéder à un autre monde.
Robin des Bois : Là je ne vous suis plus. Calmez-vous et dites-moi ce qui vous préoccupe. Je peux peut-être vous aider.
Neal : Henry est au Pays Imaginaire avec Peter Pan et c'est de loin l'être plus maléfique que je connaisse.
Mulan : J'ai vu Emma dans cette boule mais pas Henry.
Neal : Je suis allé au Pays Imaginaire. Peter Pan voulait enlever un jeune garçon en particulier. D'ailleurs, il avait un portrait de lui sur un parchemin. Il l'appelait le plus pur des croyants.
Mulan : Et vous croyez qu'il s'agit d'Henry ?
Neal : C'est forcément lui. C'est la seule raison qui pousserait Emma à aller là-bas. Aidez-moi à chercher. On peut faire des portes avec énormément de choses. Des miroirs magiques, des souliers de rubis, certain types de cendres.
(Surpris par le bruit, Petit Jean et deux Joyeux Compagnons entrent dans la pièce.)
Petit Jean : D'où vient ce bruit ?
Robin des Bois : Ce n'est rien. Tout va bien, Petit Jean.
(Par derrière, un jeune garçon regarde la procédure avec curiosité et approche Robin des Bois. Robin des Bois prend le garçon dans ses bras.)
Neal : (sourit) C'est qui lui ?
Robin des Bois : Il n'y a pas d'âge pour rejoindre les Joyeux Compagnons. C'est mon fils, Roland.
Neal : Je sais comment aller au Pays Imaginaire. (descend en sautant) Je sais comment retrouver Henry.


SCÈNE : Pays Imaginaire.


Emma : Alors, cette marche interminable n'a servi à rien ?
Regina : Je vous ai dit qu'y aller à pied était idiot. Si vous me laissiez recourir à la magie, on pourrait apparaître dans le campement et sauver Henry.
Mary Margaret : On ne sait pas où est le campement. Vous n'avez pas écouté ce qu'on dit ?
Crochet : Peter peut contrer n'importe quelle magie. En le provoquant de la sorte, tu signerais ton arrêt de mort, et par la même occasion, le mien. C'est pour cela que nous marchons.
Regina : Dans ce cas, qu'est-ce que tu suggères ? Comment on va le retrouver ?
Crochet : Grâce à une personne qui a toute confiance.
David : Qui ? Parce que je doute fort qu'il ait confiance en toi.
Crochet : Une fée qui vivait ici la première fois que je suis venu. Elle est peut-être encore sur cette île. Elle pourrait nous apprendre ce que nous avons besoin de savoir, où se trouve le campement, comment y entrer. Et s'il lui reste un peu de poudre de fée, on pourra arriver par les airs.
Emma : Vous voulez dire de la poussière de fée.
David : Non, de la poudre. C'est encore plus puissant. Une sorte de concentré de poussière de fée.
Emma : Une minute. Une fée qui vit ici ? C'est la Fée Clochette ?
Crochet : Vous la connaissez ?
Emma : Tous les enfants du monde connaissent cette fée.
Regina : Ce n'est pas une bonne idée. Je dirais même que c'est une perte de temps. Croyez-moi sur parole. Cette Fée Clochette ne voudra pas nous aider.


SCÈNE : La Forêt enchantée. Passé. Le palais de la Reine. Regina est en train de manger son souper. Comme par magie, Rumplestiltskin apparaît et s'assit en face de Regina à l'autre bout de la table.


Rumplestiltskin : Je te croyais morte.
Regina : (Elle recule légèrement.) Sors de chez moi.
Rumplestiltskin : Tu as manqué ta leçon. J'en ai déduis que tu étais passée de vie à trépas. Et pourtant, te voilà. (Debout, il regarde de plus près la nourriture sur la table.) C'est un cygne que tu manges ? (pouffe) Un cygne blanc comme la neige. (Regina semble confuse, mais il fait un geste dédaigneux.) Je vois que cela ne te fait pas rire.
Regina : Je ne suis plus sûre de vouloir suivre ton enseignement. Je ne veux pas que mon avenir ressemble à…
Rumplestiltskin : À quoi ?
Regina : À toi, pour commencer.
Rumplestiltskin : Vous n'êtes pas satisfaite de votre vie, Votre Majesté ?
Regina : Comment pourrais-je l'être ? Je suis la Reine, mais en réalité je ne suis qu'une prisonnière. Liée pour toujours à un homme dont le cœur ne bat que pour sa défunte épouse et sa fille aussi insignifiante que niaise. C'est insupportable. Je ne peux rien faire et je n'ai nulle part où aller. (soupire) Je veux être libre. Je veux avoir le choix. (se lève)
Rumplestiltskin : C'est impossible. Laisse-moi t'expliquer pourquoi. Tu t'imagines que tu es invitée à un festin où tu goûtes à tous les plats. Un peu de ténèbres. Un peu d'affection. Ce que tu n'as pas encore compris, c'est qu'en réalité c'est toi le festin. Et que les ténèbres t'ont déjà goûtée.
Regina : Tu es répugnant. Je ne veux plus te voir chez moi.
Rumplestiltskin : Les ténèbres aiment le goût que tu leur laisses, très chère. L'amertume ne leur déplaît pas. Et maintenant qu'elles ont commencé, elles veulent finir leur dîner. Tu ne peux pas plus échapper à ton destin… (il désigna un cygne rôti qu'il avait remarqué plus tôt sur la table) que ce misérable volatile. Alors à demain. Ne sois pas en retard. Oh, et apporte cette terrible colère qui te ronge. C'est tout ce qu'il te reste. (Il part.)
(Seule, Regina se promène dans sa chambre et s'arrête pour regarder dans la cour du château.)
Regina : (claquant avec force contre le parapet) Assez… je veux… avoir… (Soudain, le parapet se brise et Regina perd l'équilibre. En hurlant, elle tombe par terre. Un nuage de poussière de fée verte apparaît sous Regina et sa chute s'arrête, la faisant léviter dans les airs.) Pose-moi sur le sol. Qu'est-ce que tu fais ?
Fée Clochette : Je t'offre une seconde chance. (Utilisant sa baguette, elle relève Regina.)
Regina : Qui es-tu ?
Fée Clochette : Je suis la Fée Clochette.


SCÈNE : La Forêt enchantée. Passé. Quelqu'un passe devant une taverne. La Fée Clochette et Regina partagent un verre à une table.


Fée Clochette : Blanche-Neige, c'est son vrai nom ? Même moi je le trouve mièvre, et pourtant le mien c'est Clochette.
Regina : C'est un monstre. Elle est vénérée et bien trop gâtée. Elle passe son temps à trahir les secrets les plus intimes de ceux qui l'entourent. Elle a fait tuer mon fiancé de cette façon.
Fée Clochette : (Choquée) Non.
Regina : Les seuls moments où cette vie est tolérable, ce sont ceux où le roi et sa fille adorée sont loin.
Fée Clochette : Tu es contente quand ton époux s'en va ?
Regina : Ce n'est pas un mariage. C'est une mascarade. Je suis peut-être la Reine - (se penche plus près) mais seule dans ce palais, cette couronne n'est qu'un mirage.
Fée Clochette : Je comprends que tu aies voulu sauter.
Regina : Je suis tombée de ce balcon.
Fée Clochette : Bien sûr, (se racle la gorge) tu es tombée.
Regina : C'est la vérité. Mais si j'avais sauté… et bien, trinquons aux bonnes raisons que j'aurai eu à le faire. (Elles trinquent.)
Fée Clochette : Je viens d'avoir une idée. Je peux aider les gens à trouver ce dont ils ont réellement besoin.
Regina : Et de quoi ai-je besoin ?
Fée Clochette : Tu n'en as même pas conscience ? Oh, Regina, que c'est triste. D'amour. Tu as besoin d'amour.
Regina : Tu voudrais trouver un remplaçant à l'amour de ma vie ?
Fée Clochette : On peut aimer une deuxième fois. Je n'ai jamais vu la poudre de fée échouer, elle trouvera la personne qui est faite pour toi. Si tu la laisses te guider, tu auras droit à une fin heureuse !
Regina : Ma seule fin heureuse est la tête de Blanche-Neige sur un plateau.
Fée Clochette : Non. N'as-tu pas envie de savoir si je peux vraiment le faire ?
Regina : (douteuse) Si c'est le cas, tu es une vraie magicienne.
Fée Clochette : Non, une fée. Et c'est pour cela que tu dois croire en moi.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. En sueur, Regina se frotte le front avec un petit chiffon. Quand elle le met dans sa poche, il tombe au sol. Regina marche dessus. Cachée dans les buissons, la Fée Clochette sort brièvement pour ramasser le tissu. Rattrapant le reste du groupe, Regina approche Emma.


Regina : Emma. Il y a un autre moyen.
Emma : Lequel ?
Regina : La magie.
Emma : J'croyais que la discussion était close.
Regina : Je ne parle pas de mes pouvoirs. Je parle de nous deux réunies.
Emma : Hors de question. Quand on fait appel à la magie, il y a toujours un prix à payer.
Regina : Oui, mais ne pas avoir recours à la magie coûte parfois plus cher encore. Je suis persuadée qu'en unissant nos pouvoirs nous serions assez puissante pour vaincre Peter.
Emma : Et si on ne l'est pas ? (Mary Margaret les rejoint) Je ne peux pas prendre ce risque. Vous comprenez, c'est la vie d'Henry qui est en jeu.
Regina : J'en suis bien consciente.
Emma : Écoutez, je sais que vous désapprouvez notre plan d'attaque. Mais laissez-nous au moins essayer. Et voir si on peut trouver… cette Fée Clochette.
Regina : Vous trouvez que c'est une bonne idée parce qu'elle vient de votre petit copain ?
Emma : Mon petit copain ? Crochet ? Qu'est-ce que vous insinuez ?
Mary Margaret : Elle vient juste de perdre Neal.
Regina : Je vous demande pardon. Mais j'avoue que je m'inquiète pour Henry.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Camp de Peter Pan. Peter trempe une flèche dans une bouteille. Henry le rejoins.


Henry : Qu'est-ce que c'est ?
Peter Pan : De l'ombrêve. Un poison mortel. Selon une vieille légende, un homme aurait transpercé d'une flèche une pomme posée sur la tête de son propre fils. (prépare l'arbalète pour le tir) Nous allons voir si c'est possible.
Henry : Si tu vises la pomme, pourquoi tu trempes la flèche dans du poison ?
Peter Pan : C'est une motivation pour bien viser. (Jouant, il vise avec l'arbalète.) Felix ! Viens par ici !
Henry : (sa voix se brise) Attends… T'es sûr que c'est un bon tireur ?
Peter Pan : Aucune importance. (Felix rigole) Parce que c'est toi qui va tirer.
Henry : Mais j'ai pas du tout envie de tirer.
Enfants Perdus : (psalmodiant) Tire. Tire. Tire.
Peter Pan : Tu ne le toucheras pas. Fais-toi confiance. Tu vas y arriver. (Felix place une pomme sur tête.) C'est grisant tu vas voir.
Enfants Perdus : (psalmodiant) Tire. Tire. Tire.
(Enfin, Henry vise la pomme. Soudain, il change de cible et vise Peter Pan. Peter Pan attrape la flèche dans les airs.)
Peter Pan : J't'avais dit que c'était grisant. Suis-moi, j'ai quelque chose à te montrer.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Le groupe continue son chemin à la recherche de Pan. Crochet arrête David pour lui parler.


Crochet : Tu comptes lui dire ?
David : Lui dire quoi ?
Crochet : J'ai vu que tu avais été touché. Laisse-moi regarder. (En regardant autour de lui, David soulève un peu sa chemise. Les veines noires se répandent tout autour de la blessure.)
David : La flèche m'a à peine égratigné.
Crochet : Je suis navré.
David : Combien de temps il me reste, tu crois ?
Crochet : Quelques jours. Quelques semaines peut-être. Tu ne tiendras pas jusqu'à l'été. C'est un sacré coup du sort. Tu devrais peut-être lui en parler.
David : Non.
Crochet : Tu ne peux pas faire autrement.
David : Il y a peut-être une solution.
Crochet : Quelle solution ?
David : La poudre de fée. Tu crois vraiment que cette Fée Clochette peut nous aider et nous donner de la poudre de fée ?
Crochet : Oui, je le crois.
David : Dans ce cas, il faut la retrouver.


SCÈNE : La Forêt enchantée. Passé. Regina et la Fée Clochette sont en train de quitter la taverne.


Regina : Tu crois sincèrement que cela pourrait faire mon bonheur ?
Fée Clochette : J'en suis convaincue. (Les cloches de l'église sonnent.) Je suis en retard. Je dois m'en aller. À très bientôt. (Déployant ses ailes, la Fée Clochette agite sa baguette et retourne à sa forme plus petite.)
Regina : (lève les yeux tandis que la Fée Clochette s'envole au loin) Que…


SCÈNE : La Forêt enchantée. Passé. Le repaire des Fées. La Fée Clochette entre. Elle s'approche avec précaution d'une fleur verte. La fleur s'ouvre soudainement et révèle la Fée Bleue à l'intérieur.


Fée Bleue : Bonsoir, Fée Verte.
Fée Clochette : Bonsoir, Fée Bleue. Tu es ravissante. Tu n'aurais pas changer de…
Fée Bleue : (interrompt la Fée Clochette) Tu es en retard. Tu as déjà enfreint toutes les règles des fées. Concernant le couvre-feu, l'utilisation de la poudre de fée et tu as pris la taille humaine sans raison.
Fée Clochette : Oh si, j'avais une très bonne raison au contraire. J'ai fait tout cela pour aider quelqu'un. Une reine de la Forêt enchantée. Regina.
Fée Bleue : Sais-tu seulement qui elle est ? C'est la fille de Cora. Celle qui arrache à mains nues le cœur des gens. Et elle suit les enseignements du Ténébreux.
Fée Clochette : Et alors ?
Fée Bleue : Alors tu devrais t'estimer heureuse d'être encore vivante. (soupire) Fée Verte, tu ne peux pas aider une femme comme elle. Elle est entourée par les ténèbres.
Fée Clochette : Il me semble que c'est une excellente raison de lui venir en aide. Si tu m'autorisais à prendre de la poudre de fée…
Fée Bleue : Tu sais que c'est hors de question. Ne cherche pas à revoir cette femme, Fée Verte.
Fée Clochette : Je ne m'appelle pas Fée Verte. C'est Clochette mon nom. Et je ne peux pas croire que tu me demandes d'abandonner une personne dans le besoin. Ce n'est pas digne d'une fée.
Fée Bleue : (énervée) C'est à moi que revient le soin de juger ce qui est digne d'une fée.
Fée Clochette : Mais je…
Fée Bleue : Non, assez discuté. Je veux que tu restes ici jusqu'à nouvel ordre. Je me chargerai personnellement d'achever ta formation. C'est compris ?
Fée Clochette : Oui, Fée Bleue. (La Fée Bleue sort. Après un moment, la Fée Clochette jette un coup d'œil autour d'elle, s'assurant que personne ne peut la voir et s'envole à nouveau.)


SCÈNE : La Forêt enchantée. Présent. Le Château des Ténèbres. Neal et Robin des Bois discutent du plan de Neal.


Robin des Bois : (inquiet) Avez-vous perdu l'esprit ? Ce n'est qu'un enfant, un enfant de quatre ans.
Neal : L'Ombre ne lui fera aucun mal, je vous le promets.
Robin des Bois : Comment pouvez-vous en être sûr ?
Neal : Parce que c'est elle qui m'a emmené au Pays Imaginaire quand j'étais enfant. Tout ce que Roland aura à faire c'est l'appeler. Ensuite je me débrouillerai. C'est moi qui irai au Pays Imaginaire, pas votre fils.
Robin des Bois : (inquiet) Si je comprends bien dans le meilleur des cas, mon fils servira simplement d'appât. Et dans le pire des cas, une ombre démoniaque le conduira dans un autre monde pour le livrer à l'être le plus maléfique que vous connaissez.
Neal : S'il vous plaît, il faut que j'y retourne.
Robin des Bois : (soupire) J'ai perdu ma femme il y a quelques temps. Et avant cela, nous avons failli ne jamais avoir Roland tellement elle était malade. Maintenant qu'elle nous a quittés, il est tout ce qu'il me reste. Je ne peux pas risquer de perdre mon fils.
Neal : Alors vous savez ce que je ressens. J'ai besoin de mon fils. Et Emma. Ils sont tout ce que j'ai dans la vie.
Robin des Bois : (énervé) Et parce que je sais ce que c'est d'aimer sa famille, je devrai sacrifier la mienne ?
Neal : À l'époque où elle était malade, votre femme, comment elle a pu survivre et mettre au monde votre enfant ?
Robin des Bois : Vous le savez très bien.
Neal : Oui, c'est grâce à mon père. Il les a sauvés, elle et votre fils.
Robin des Bois : (semble visiblement mal à l'aise) Ah. (se retourne) D'accord. (fait de nouveau face à Neal) Une seule fois. Il se met à la fenêtre. Il l'appelle une fois. S'il ne se passe rien, c'est fini. Pas de seconde chance.
Neal : Vous devez comprendre que c'est déjà ma seconde chance.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent.


Emma : Hey.
Regina : (hausse les épaules) Quoi ?
Emma : Vous êtes un peu à la traîne. Crochet pense qu'elle vit tout près d'ici. Venez.
Regina : Oui, enfin si elle est toujours sur l'île. Allez perdre votre temps à la chercher, je vous attends là.
Emma : (renfrognée) Vous lui avez fait quoi ?
Regina : Pardon ? Qu'est-ce qui vous fait penser que je lui ai fait quelque chose ?
Emma : Vous l'avez déjà rencontrée ? C'était dans la Forêt enchantée ? Vous avez tué son petit frère ? Voler son auréole ?
Regina : C'est une fée, pas un ange. Très bien. En fait, c'est un peu compliqué entre elle et moi.
Emma : J'en étais sûre.
Regina : Je ne vais pas entrer dans les détails. Mais je sais que si elle me voit, elle ne vous aidera pas. Alors si elle est réellement le seul moyen de localiser le campement, croyez-moi, nous mettre face à face elle et moi n'est pas dans l'intérêt de l'Opération Henry.
Emma : L'opération Henry ?
Regina : Oui, c'est le nom que je lui donne dans ma tête parce que…
Emma : C'est comme ça qu'il l'aurait appelée.
Regina : Il aurait trouvé un meilleur nom. Mais c'est ce qui m'est venu alors…
Emma : D'accord. On la retrouve et on revient vous chercher.
Regina : Non, ce n'est pas la peine. Il vaut sûrement mieux qu'on ne se revoit jamais. Et si vous n'arrivez pas à la localiser, continuer quand même. Jusqu'à ce que vous retrouviez Henry. Ne vous en faites pas pour cette Fée Clochette.
Emma : Qu'est-ce que vous lui avait fait ?
Regina : (soupire et secoue légèrement la tête) Ce que je fais toujours. (Emma s'éloigne.)


SCÈNE : La Forêt enchantée. Passé. Le palais. Regina est assise à son bureau écrivant une lettre quand la Fée Clochette entre en volant.


Fée Clochette : Tu as envie de t'envoler ?
Regina : (excitée) Tu l'as, ça y est ?
Fée Clochette : J'en ai même plus qu'il n'en faut. Alors en route. C'est en t'aidant à trouver le bonheur, en te sauvant, que je trouverai le salut.
Regina : En réalité, cette poudre de fée n'est pas à toi ?
Fée Clochette : Quand on y réfléchit, la poudre de fée n'appartient à personne.
Regina : Pourtant, les fées semblent peu disposées à partager cette précieuse substance. Si elles apprennent que tu l'a volée…
Fée Clochette : Ne t'inquiète pas pour moi. C'est de toi d'il s'agit aujourd'hui. (Elle applique de la poussière de fée sur Regina. En conséquence, Regina devient verdâtre.) Viens. (À l'aide de sa baguette, elle soulève Regina et ensemble, elles s'envolent par la fenêtre.) Regarde. (applique de la poussière de fée dans l'air. Après un moment, un large sentier vert se forme quelque part au loin.)
Regina : Est-ce que c'est… ?
Fée Clochette : Le chemin qui te conduira au bonheur et à celui que tu attends. (Elles volent toutes les deux sur le sentier lumineux.)


SCÈNE : La Forêt enchantée. Passé. La Fée Clochette et Regina marchent dans une ruelle. Elles s'arrêtent devant un bar.


Fée Clochette : C'est ici, dans cette taverne, que commence ton bonheur. Toutes tes souffrances passées ne seront plus que cela. Du passé. (se dirige vers une fenêtre.)
Regina : Laisse-moi un moment avant d'entrer.
Fée Clochette : Tu es nerveuse. C'est compréhensible. Mais regarde ! (Le dos tourné à eux, un homme est assis à l'intérieur. La Fée Clochette s'aperçoit qu'il a aussi une teinte verdâtre.) Celui juste là. (Regina entre pour le regarder elle-même. L'homme lève son bras droit pour qu'une serveuse puisse remplir sa choppe. Un tatouage de lion peut être vu sur son bras droit.) L'homme qui a un lion tatoué sur l'avant-bras.
Regina : (hésitante) C'est lui, l'homme de ma vie ?
Fée Clochette : La poudre de fée ne ment jamais. Qu'attends-tu ? C'est ta seule chance d'aimer et d'être enfin heureuse. Ce sera un nouveau départ, une nouvelle vie. Loin de cette colère qui te rend misérable. Va le voir.
Regina : (prend une profonde respiration) Entendu. Oui, je peux le faire. Cet homme va me rendre heureuse.
Fée Clochette : J'en suis sûre et certaine. Rentre. (Elle part.)
(Regina hésite un moment de plus. Puis elle ouvre la porte. L'homme au tatouage de lion se réjouit avec un groupe d'autres hommes, partageant un verre avec eux. Regina regarde la scène un moment. Puis, envahie par la peur, elle se précipite à l'extérieur et s'enfuit.)


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Regina est seule. Un bruissement peut être entendu. Elle se lève.


Regina : Montre-toi qu'on en finisse. Je sais que tu es là. (La Fée Clochette émerge des buissons.)
Fée Clochette : C'est un peu compliqué entre elle et moi. Tu as une manière très diplomate de présenter les choses.
Regina : Tu n'es plus que l'ombre de toi-même.
Fée Clochette : Tu essaies de me provoquer ?
Regina : Vas-y, viens me chercher, Clochette.
Fée Clochette : Tes amis et toi vous vous croyez très malin, mais vous aller échouer tous autant que vous êtes. (Elle souffle de la poudre de pavots dans le visage de Regina qui s'endort.)


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Cabane de Clochette. Crochet entre.


Crochet : Il n'y a personne. Vous pouvez monter.
David : Où est la poudre de fée ? (cherche la poudre de fée)
Crochet : Inutile de chercher. Elle ne l'aurait pas mise dans un endroit aussi facile d'accès. Je peux vous assurer que vous n'en trouverez pas ici. Je regrette. (Emma entre.)
Emma : C'est minimaliste ici. Ça me rappelle vaguement quelque chose.
Mary Margaret : Une cabane dans un arbre, ça devrait être chaleureux.
Emma : Ça y est. Ça me rappelle l'endroit où je vivais avant.
Mary Margaret : Parce que c'est uniquement un abri pour dormir.
Emma : Toi tu risques pas de savoir ce que c'est.
Mary Margaret : Je n'ai pas toujours dormi dans un lit à baldaquin. Moi aussi j'ai déjà vécu dans un endroit de ce genre, à une époque.
Emma : C'est vrai ?
Mary Margaret : Je vivais dans une souche d'arbre. Quand j'essayais d'échapper à la Reine. Crois-le ou non, je la comprends cette Fée Clochette. La vraie question c'est : pourquoi il y a une échelle ? J'veux dire, les fées ont des ailes.
David : Moi, j'ai trouvé quelque chose d'intéressant. Je crois que c'est un mouchoir.
Mary Margaret : C'est celui de Regina. Qu'est-ce qu'il fait ici ?
Emma : Elle sait qu'on est là. Elle surveillait Regina.
Mary Margaret : Mais si c'est Regina qu'elle surveillait…
Crochet : Nous ne sommes pas au bon endroit.
David : Où est Regina ?


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Dans une grotte, Regina se réveille avec les poignets attachés ensemble.


Fée Clochette : Enfin tu retrouves tes esprits. Ce n'est pas trop tôt, cela fait longtemps que j'attends d'avoir cette conversation avec toi.
Regina : Attends, tu ne sais pas pourquoi je suis là.
Fée Clochette : Oh si, je sais exactement pourquoi tu es là. Tu veux retrouver ton fils.
Regina : Et vu que tu m'as ligotée, j'en déduis que tu ne vas pas nous aider.
Fée Clochette : Bien sûr que non. Tu es la dernière personne que j'aiderais après la déchéance que tu m'as faite subir.
Regina : Que je t'ai fait subir ? C'est toi qui es venue t'immiscer dans ma vie.
Fée Clochette : Et tu en as profité pour briser la mienne.
Regina : Qu'est-ce que tu comptes me faire ? Tu veux me tuer ? Tu crois que c'est si facile ? Je ne sais pas ce que tu as fait pour m'endormir mais ce n'était pas de la magie. Peut-être de la fleur de pavot. Mais son effet commence à s'estomper. Et si aujourd'hui tu en es réduite à cela, ça ne peut signifier qu'une chose. (Se relève) Tu n'as plus tes pouvoirs. Mais moi je les ai toujours. (Elle utilise la magie pour rompre la corde. La Fée Clochette approche Regina et tient une flèche dans ses mains.)
Fée Clochette : Oui, je m'en suis aperçu. Mais tes pouvoirs ne peuvent rien face à ce poison. Tu as déjà entendu parler de l'ombrêve ?
Regina : Oui.
Fée Clochette : Tant mieux.
Regina : Comment as-tu pu changer à ce point-là ?
Fée Clochette : J'ai fait ta rencontre.


SCÈNE : La Forêt enchantée. Passé. Le palais. Regina est au lit. La Fée Clochette lui rend visite.


Fée Clochette : Alors comment était-ce ?
Regina : (hausse les épaules) Euh, eh bien je…
Fée Clochette : Que s'est-il passé ? Je ne comprends pas, ce nouvel amour devrait te rendre rayonnante alors pourquoi ne l'es-tu pas.
Regina : Parce que cela n'a pas fonctionné. La poudre de fée s'est trompée visiblement. Je suis entrée, j'ai parlé à cet homme, il était odieux. Il était absolument ignoble.
Fée Clochette : Es-tu sûre d'être allée voir la bonne personne ?
Regina : Oui, l'homme qui avait un lion tatoué sur l'avant-bras. Ce n'est pas de là que vient le problème.
Fée Clochette : Alors d'où vient-il ?
Regina : Il vient de toi.
Fée Clochette : De moi ?
Regina : Oui, de toi. Il est clair que tu n'es pas faite pour être fée.
Fée Clochette : Tu n'es même pas entrée, avoue-le.
Regina : Comment oses-tu mettre ma parole en doute ?
Fée Clochette : Cela ne fait rien. Je comprends que tu aies eu peur.
Regina : Je n'ai peur de rien, ni de personne, tu entends. Comment ai-je pu me laisser distraire par ces sornettes ?
Fée Clochette : Non. Tu ne peux pas renoncer. Ce qui peut te sauver c'est l'amour. (Regina secoue sa tête.)
Regina : J'ai déjà connu l'amour et il est mort. Et j'ai souffert. L'homme auquel tu me destinais ne peut pas changer cela. Alors au revoir.
Fée Clochette : Et que fais-tu de moi ? J'ai volé pour toi et maintenant tu me dis que cela n'a servi à rien. Je vais avoir de gros problèmes.
Regina : Je te l'ai dit, tu n'es pas faite pour être fée.
Fée Clochette : Je croyais que nous étions amies.
Regina : Je n'ai pas d'amis. Va t'en, vilain papillon de nuit. Prends garde de ne pas coincer tes ailes dans une fenêtre en sortant.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent.


Regina : Bon d'accord, tu as l'intention de me tuer ? Dans ce cas, je vais te faciliter la tâche. (elle arrache son propre cœur.)
Fée Clochette : Qu'est-ce que tu fais ?
Regina : Tu veux vraiment me tuer ? Alors ne laisses pas le poison s'en charger. Fais-le de tes propres mains. Vas-y, allez. Écrase-le.
Fée Clochette : Tu crois que je n'oserai pas le faire ?
Regina : J'espère bien que si. Montre-moi qui tu es, Fée Clochette.
Fée Clochette : Avec joie.


SCÈNE : La Forêt enchantée. Passé. La Fée Clochette quitte le palais en rentrant chez elle.


Fée Bleue : Reste où tu es. (Clochette se retourne) Tu as volé cette poudre de fée.
Fée Clochette : Oui, je le reconnais. Je croyais en avoir besoin pour te prouver que je peux être une bonne fée.
Fée Bleue : Tu aurais pu me le prouver en te comportant comme une bonne fée et en m'écoutant.
Fée Clochette : Je n'ai fait que suivre mon intuition.
Fée Bleue : Malheureusement, ton intuition n'était pas la bonne. (soupire) Ce que tu as fait est impardonnable.
Fée Clochette : Non. Attends. Tout le monde mérite une seconde chance. C'est ce que nous disons toujours à ceux qui demandent notre aide.
Fée Bleue : C'est vrai mais, c'était déjà ta seconde chance.
Fée Clochette : Un peu d'indulgence. Je promets de ne plus recommencer. Je regrette.
Fée Bleue : Cette fois, tu as trahi ma confiance.
Fée Clochette : Je saurai la regagner. Accorde-moi une dernière chance.
Fée Bleue : Je ne peux pas. Pour une raison à la fois simple et tragique : je ne crois plus en toi.
(Les ailes de la Fée Clochette disparaissent et elle tombe impuissante sur le sol. La Fée Bleue s'envole.)


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. La Fée Clochette serre le cœur de Regina.


Fée Clochette : Sais-tu ce que m'a coûté ta trahison ? (se retourne pour que Regina puisse voir son dos)
Regina : (halète) Tu as perdu tes ailes.
Fée Clochette : Pourquoi ?
Regina : Que veux-tu savoir ? Pourquoi je me suis moi-même arraché le cœur ?
Fée Clochette : (se retourne) Non. Pourquoi tu as menti ? J'ai repensé à cette maudite nuit des milliers de fois et le sortilège fonctionnait. Tu n'es pas entrée dans la taverne. C'est la seule explication. Qu'est-ce qui t'as empêché de franchir cette porte et de rencontrer l'amour de ta vie ? Connaître enfin le bonheur te paraissait si insupportable ?
Regina : (d'une voix forte) Oui, c'était insupportable. (la Fée Clochette est surprise) Tu as raison. Je ne suis pas entrée. J'étais terrifiée. C'est ainsi. L'instant d'avant tu avais dit que l'amour ferait disparaître toute ma colère et tout à coup j'ai eu l'impression que sans elle, je serais perdue. La colère était tout ce que j'avais. Qu'allais-je bien pouvoir être sans elle ?
Fée Clochette : Une femme heureuse.
Regina : (secoue sa tête) Vulnérable.
Fée Clochette : Et enfin de compte, qu'est-ce qu'elle t'a apportée ? Toute cette puissance que tu as acquise. Tu as beau être redoutable j'ai ton cœur dans ma main et je n'ai pas trouvé une seule bonne raison de ne pas le réduire en cendres.
Regina : Très bien, tu veux une bonne raison ? Je vais t'en donner une. Tu penses que j'ai été lâche ? Tu penses que j'ai fait le mauvais choix ? Eh bien, tu es sur le point de commettre exactement la même erreur. J'ai préféré la vengeance à l'espoir et tu tiens le résultat dans ta main. (force la Fée Clochette à regarder de plus près le cœur presque noirci.) Un cœur froid, desséché, noir et endurci. Si tu fais le même choix que moi aujourd'hui, ce que tu as dans main est ton propre destin. (la Fée Clochette libère sa main) Ce n'est pas à moi de te dire ce que tu devrais faire. (la Fée Clochette lui tourne le dos) Le choix te revient, Clochette. Soit tu me tues, (la Fée Clochette tourne la tête dans sa direction) soit tu agis comme la fée que tu es. (la Fée Clochette finit de se retourner)
Fée Clochette : Ce jour-là tu as dit que je n'étais pas fait pour être fée.
Regina : Prouve-moi que j'avais tort. En préférant l'espoir à la vengeance. Choisis l'amour et aide-moi à retrouver mon fils.
Fée Clochette : Tu aimes ton fils ?
Regina : Plus que tu ne peux l'imaginer. En devenant sa mère, j'ai enfin fait une chose dont je peux être fière. Tu n'as pas envie de pouvoir dire la même chose ?
Fée Clochette : Il est trop tard pour moi.
Regina : Seulement si tu choisis de me tuer.
Fée Clochette : Je ne vais pas te tuer, rassure-toi. Mais je ne vais pas non plus t'aider. De toute manière, il est sûrement déjà trop tard. Il est resté avec lui trop longtemps.
(Elle rend le cœur à Regina avant de la laisser seule.)


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Camp de Peter Pan. Pan regarde un groupe d'Enfants Perdus puis se retourne pour parler à Henry.


Peter Pan : Tu as vu comme il s'amuse. Le plus gros intérêt de cet endroit, c'est qu'il n'y a personne pour te dire non. Tu peux faire tout ce que tu veux. (ils s'assoient sur un tronc d'arbre)
Henry : Ça leur arrive pas de se blesser ?
Peter Pan : Si, tout le temps. À un moment, j'en avais quatre qui avaient des doigts en moins. Ça les dérangeait pas. Ça fait partie du jeu.
Henry : J'suis pas à ma place ici.
Peter Pan : Tu as tort de dire ça. Ça faisait longtemps qu'on t'attendait les Enfants Perdus et moi. On t'attendait avant ta venue au monde.
Henry : Laisse tomber j'te crois pas.
Peter Pan : Tu devrais. C'est l'imagination qui fait vivre cette île. La foi. Mais votre monde a cessé de croire. La magie se meurt et c'est toi, Henry, qui doit la sauver.
Henry : Dans le monde d'où je viens tu veux dire ?
Peter Pan : Dans tous les mondes. Tu dois ramener la magie. C'est ta destinée. Tu es là pour faire renaître la magie. Pour être le Sauveur.
Henry : C'est ma mère Emma la Sauveuse. C'est pas moi.
Peter Pan : Elle a rompu une Malédiction, c'est vrai. (Henry le regarde d'un air interrogateur.) Oh, j'en sais plus que j'en ai l'air. Je crois que c'est pas le fait d'avoir rompu la Malédiction qui fait d'elle la Sauveuse. Mais plutôt le fait de t'avoir mis au monde. Quand on y pense, tu descends de l'incarnation de la lumière et de celle des ténèbres. Tu crois que c'est une coïncidence si le fils du Ténébreux a rencontré la fille de Blanche-Neige ? Tu as été conçu pour une bonne raison et je t'aiderai à découvrir laquelle.
Henry : Alors tu penses que c'est moi qui vais sauver la magie.
Peter Pan : Je ne pense pas. Je crois. Tu te rappelles, tout à l'heure j'ai dit que j'avais quelque chose à te montrer. (tend un parchemin à Henry) Tiens. J'ai ceci depuis très longtemps. Je l'avais avant que tes parents se rencontrent. Regarde et tu verras pourquoi je suis convaincu que tu es le héros dont la magie a tellement besoin.
(Henry prend le parchemin. Sans y jeter un coup d'œil, il le laisse tomber par terre.)
Henry : Je te crois pas de toute façon.
Peter Pan : Tu me rappelles vraiment ton père.


SCÈNE : La Forêt enchantée. Présent. Le Château des Ténèbres. Neal, Mulan et Robin des Bois se préparent à invoquer l'Ombre de Peter Pan.


(Neal inspire profondément et expire.)
Mulan : Je vais me mettre là près de la fenêtre. Robin, vous vous cacherez derrière la table. Neal, vous vous accroupirez sous le rebord de la fenêtre, ainsi vous serez pile en-dessous de l'Ombre.
Robin des Bois : Excellent plan de bataille.
Mulan : Oui, je sais.
(Neal et Robin déplacent un meuble.)
Neal : Robin, je vous remercie encore.
Robin des Bois : Vous me remercierez quand votre famille sera réunie. (Neal hausse les épaules.) Vous n'avez pas l'air convaincu.
Neal : Bah, ce qui est sûr, c'est que je vais tenter de les sauver, ça veut pas dire qu'on sera tous réunis.
Robin des Bois : Je croyais que vous les aimiez.
Neal : C'est le cas, mais je sais pas s'ils voudront encore de moi.
Mulan : Pourquoi ne voudraient-ils pas de vous ?
Neal : J'ai pas vraiment assuré la première fois. Mais j'aurais peut-être le droit à une autre chance. Quand Emma m'a dit qu'elle m'aimait, j'ai… j'ai attendu bien trop longtemps pour lui dire que c'était réciproque. Je referai pas deux fois cette erreur.
Mulan : Je suis sûre qu'elle vous pardonnera.
Neal : Espérons-le. Enfin, j'aurai au moins appris une chose : quand on aime quelqu'un, il faut pas le cacher, faut toujours lui dire.
(La porte s'ouvre et Petit Jean entre dans la pièce en tenant Roland dans ses bras.)
Petit Jean : Tu es prêt ?
Robin des Bois : Autant que je peux l'être. Viens mon petit gars. (Il prend Roland dans ses bras.) Voilà. (Il le pose soigneusement sur le sol en s'accroupissant pour être au niveau des yeux de son fils.) Bon écoute, (Il pointe la table du doigt.) je vais me mettre là, juste derrière toi. Cela risque d'être un peu impressionnant, mais il ne t'arrivera rien. Tu as compris ? (Roland hoche la tête) Tu te rappelles ce que tu dois dire.
Roland : Oui, je dois dire s…
(Mulan et Neal accourent vers lui en lui disant « Non, non, non ! » ; Robin lui fais « Chht. » en mettant son index sur sa bouche.)
Mulan : Pas tout de suite !
Neal : Attends !
Mulan : Attends un instant. En place messieurs.
Robin des Bois : Bien. (Il embrasse son fils ; Neal et Mulan se mettent en place.) Mets-toi ici, face à la fenêtre. Tout va bien se passer. (Roland se trouve maintenant debout, face à la fenêtre ; Robin s'accroupit derrière la table et prend une profonde inspiration.) Maintenant, vas-y Roland, dis-le !
Roland : Viens me chercher, j'y crois !
(Rien ne se passe.)
Neal : Il pourrait peut-être lui dire une deuxième fois.
Robin des Bois : (marchant vers son fils) Non, je regrette mon ami. C'est terminé.
(Soudain, la fenêtre s'ouvre et l'Ombre de Pan entre dans la pièce. Robin des Bois intervient pour mettre son fils hors de portée de l'Ombre. L'Ombre tente de saisir Roland par la main. Roland crie.)
Roland : Non !
Neal : Lâche-le !
Mulan : Laissez-la moi ! (Elle donne un coup d'épée à l'Ombre. Comme l'Ombre est blessée, elle se retire.) Vite Neal ! Elle se sauve !
(Neal saute par la fenêtre et s'accroche à la jambe de l'Ombre de Peter Pan.)


SCÈNE : La Forêt enchantée. Présent. Le Château des Ténèbres. Robin des Bois regarde son fils endormi. Mulan le rejoins.


Mulan : Il va bien ?
Robin des Bois : Oui. Merci Mulan, je vous suis redevable. Il n'a pas une seule égratignure.
Mulan : C'est ce qui était prévu.
Robin des Bois : Et maintenant, quelle est la suite, pour vous, que comptez-vous faire ? Si vous souhaitez faire bon usage de vos remarquables talents, vous pourriez porter main forte à mes Joyeux Compagnons. Vous seriez la première femme à nous rejoindre, j'espère que cela n'a rien de dissuasif.
Mulan : Ce ne serait pas la première fois.
Robin des Bois : Alors vous acceptez ?
Mulan : Je suis très honorée, mais, il y a une personne à qui je dois parler, avant qu'il ne soit trop tard.
(Robin hoche la tête.)
Robin des Bois : Le grand amour.
Mulan : L'avenir le dira.


SCÈNE : La Forêt enchantée. Présent. Aurore travaille dans les jardins de son palais. Au bout d'un moment, elle s'aperçoit que Mulan se tient là.


Aurore : Mulan !? (Mulan sourit ; Aurore s'approche de Mulan.) Tu es là depuis longtemps ? Que faisais-tu ?
Mulan : (marchant vers Aurore) Oh ! je rassemblais mon courage.
Aurore : (souriant) Ton courage, mais pourquoi ? Je suis tellement heureuse que tu sois de retour.
Mulan : Philippe est là ?
Aurore : Non mais veux-tu que je l'appelle ?
Mulan : Non ! Non, ce n'est pas utile. C'est à toi que je veux parler. À vrai dire j'ai… (Aurore sourit et ricane.) Qu'y a-t-il, pourquoi tu souris comme ça ?
Aurore : Je sens que tu as une nouvelle importante à m'annoncer et il se trouve que moi aussi.
Mulan : Toi aussi ?
Aurore : Eh bien, Philippe et moi allons bientôt avoir un bébé.
Mulan : (Elle prend un moment avant de sourire avec hésitation.) C'est une excellente nouvelle. (Aurore l'enlace.)
Aurore : C'est un rêve qui devient réalité. À toi à présent, de quoi voulais-tu me parler ?
Mulan : Je, je vais rejoindre Robin des Bois.
Aurore : (choquée) Comment ? Tu vas nous quitter ?
Mulan : (Elle hoche la tête.) Oui. J'en ai bien peur. Au revoir !
(Elle prend Aurore dans ses bras et se tourne pour partir, les larmes aux yeux, alors qu'une Aurore attristée la regarde partir.)


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Emma, Crochet, Mary Margaret et David arrivent et pointent leurs armes sur la Fée Clochette.


Emma : Où est Regina ?
Fée Clochette : Qui es-tu ?
Emma : Une mère hyper remontée alors où elle est ?
(Regina arrive.)
Regina : Je suis là ! Je vais bien.
Fée Clochette : Si vous baissiez vos armes pour commencer. Si vous essayer de me tuer je vous entraine avec moi dans la mort.
Regina : Elle ne vous fera aucun mal. Vous n'avez rien à craindre alors baissez vos armes.
Crochet : Mais accepte-t-elle de nous aider ?
Fée Clochette : Tiens ! Regardez qui est là. La Reine t'a mis dans ses valises. Bonjour Crochet.
Crochet : Mademoiselle.
Regina : Ne vous faites pas d'illusion, elle ne nous aidera pas.
Emma : Pourquoi ?
Crochet : Clochette, après tout ce qu'on a traversé tous les deux, (montrant les autres) tu pourrais faire un effort.
Regina : De toute façon elle n'a plus de pouvoirs magiques.
David : Elle n'a pas non plus de poudre de fée ?
Regina : (Elle fait non de la tête.) Elle a même perdu ses ailes.
Emma : Comment ça se fait ?
Fée Clochette : C'est parce que les gens ne croyaient plus en moi. Et même si je voulais vous aider, il est bien trop puissant.
Mary Margaret : Mais tu sais où Peter se trouve.
Fée Clochette : Évidemment. Mais cela ne vous avance pas à grand chose.
Mary Margaret : Ça, c'est à nous d'en juger. Il a confiance en toi.
Emma : Tu peux nous faire entrer dans le campement ?
Fée Clochette : Peut-être. (Elle croise les bras.) Mais pourquoi je le ferais ?
Mary Margaret : Parce que moi je crois en toi.
Emma : Tu n'auras qu'à nous faire entrer, ensuite on se débrouillera.
Fée Clochette : Et moi, qu'est-ce que j'y gagne, excepté la certitude que Peter me tuera une fois que vous vous serez enfuis avec le petit.
Emma : Tu pourrais venir avec nous.
Mary Margaret : C'est ça : un foyer. C'est bien ce que tu cherches, n'est-ce pas ?
Fée Clochette : Entendu. Que les choses soient claires, Peter a confiance en moi, il me laissera entrer. Et alors peut-être, je dis bien peut-être que je vous laisserai accéder au camp. Mais vous n'aurez qu'une seule chance, alors votre plan devra être parfait.
Emma : Merci. Il le sera.
Mary Margaret : Viens à notre campement, on va y réfléchir. (Le groupe part mais David s'attarde un peu plus longtemps. Mary Margaret s'arrête et va vers lui) Eh ! Ça va ? T'as l'air contrarié.
David : (soupirant) Ouais. Je suis pressé de retrouver Henry, c'est tout.
Mary Margaret : On y travaille.
David : Comment t'as su que ça marcherait ? (Mary Margaret le regarde, songeuse, la tête penchée.) De lui proposer un foyer.
Mary Margaret : Ça aurait marché pour moi. Quand j'étais hors-la-loi, tout ce que je voulais c'était un foyer et un chez moi. Et ce n'est que quand je t'ai rencontré que je l'ai vraiment trouvé. D'ailleurs, aujourd'hui encore, je n'ai besoin de rien d'autre. Du moment que tu es là, je suis bien. (David hoche la tête.) Tu es sûr que ça va ?
David : Ouais ! (Il tapote le bras de Mary Margaret.) Je t'aime.
Mary Margaret : Hmhmhm. (Ils s'embrassent.) Allons-y ! J'ai pas envie qu'on se perde dans cette jungle.
(Mary Margaret s'en va.)


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Camp de Peter Pan. Henry ramasse le rouleau que Pan lui a donné plus tôt et l'examine de plus près. Le rouleau illustre un portrait détaillé de Henry.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Quelque part sur l'île, l'Ombre de Pan envoie Neal au sol. Felix émerge des buissons.


Felix : Bienvenue à la maison, Baelfire. (Il se rapproche de Neal.) Peter sera très heureux de te revoir.


SCÈNE : Pays Imaginaire. Présent. Emma, Crochet, David et Mary Margaret sont assis près d'un feu. Au loin, Regina s'appuie contre un arbre.


Crochet : (tendant une noix de coco qu'il vient de percer avec son crochet à Emma) Voilà.
Emma : Merci.
(Emma boit le lait de coco.)
(La Fée Clochette se dirige vers Regina et s'assied à ses côtés.)
Fée Clochette : As-tu au moins tenté de le retrouver, l'homme au tatouage de lion ?
Regina : Non.
Fée Clochette : J'ai du mal à le croire. Sais-tu à quel point c'est égoïste ?!
Regina : On peut dire des tas de choses sur ce que j'ai fait. Mais en quoi j'ai été égoïste ?
Fée Clochette : Parce que tu n'as pas seulement gâché ta vie, tu as gâché la sienne.


SCÈNE : La Forêt enchantée. Présent. Robin des Bois et ses Joyeux Compagnons sont assis devant un feu de camp. Un Joyeux Compagnon conduit Mulan au groupe. Robin des Bois se lève et s'approche pour l'accueillir.


Robin des Bois : (lui serrant la main) Bienvenue.
(Pendant quelques secondes, la caméra se concentre sur son bras, révélant un tatouage de lion. Ensuite, lui et Mulan s'assoient près du feu.)


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