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Plume WIKI Cette page est la transcription de l'épisode "Manhattan". Plume WIKI
N'hésitez pas à la compléter ou à corriger la moindre erreur.
Once Upon a Time couverture livre de contes

SCÈNE : Forêt enchantée. Passé. Une jeune femme nommée Milah est en train de tisser quand son mari, Rumplestiltskin, entre.

Rumplestiltskin : Milah.
Milah : J'ai presque terminé.
Rumplestiltskin : Oh, tu apprends vite.
Milah : J'ai un bon professeur. (Ils s'embrassent) Qu'y a-t-il ? Comment cela se fait-il que tu rentres déjà ?
Rumplestiltskin : Milah. (rigole) Ma vie de tisserand est derrière moi. J'ai été appelé au front. Regarde. (Il lui montre une feuille de papier où l'on peut lire « Rumplestiltskin, vous avez été enrôlé dans l'armée du roi. »' Milah est choquée.)
Milah : La Guerre des Ogres.
Rumplestiltskin : Je commence l'entraînement demain.
Milah : Non, n'y vas pas. On raconte que la vie au front est d'une sauvagerie effrayante.
Rumplestiltskin : Oh, Milah, je le sais voyons. Et je reconnais que je ne suis pas rassuré. Mais, c'est l'occasion que j'espérais en secret. Que j'ai espéré toute ma vie. Je t'assure, je vis dans la honte de ce que mon père a fait depuis bien trop longtemps.
Milah : Ce n'est pas parce que ton père était un lâche que tu en es obligatoirement un.
Rumplestiltskin : Oh, je le sais bien. Et tu le sais aussi. Mais tous les autres. Cette guerre contre les Ogres me donnera enfin la chance de le prouver au monde entier.
Milah : Alors vas-y. Montre à tous ta bravoure. Bats-toi avec vaillance.
Rumplestiltskin : Oh, je t'aime tant.
Milah : Je t'aime aussi. (Ils s'étreignent.) Quand tu reviendras, nous pourrons enfin avoir la vie dont toi et moi avons toujours rêvé. Nous fonderons une famille.


SCÈNE : New York dans le monde sans magie. Présent. Un taxi conduit devant un immeuble d'appartements quelque part dans le quartier de SoHo, et M. Gold, Emma Swan, et Henry Mills sortent.

Emma : Qu'est-ce qui va pas ? C'est bien ici, non ?
M. Gold : Oui, c'est ici.
Emma : Et j'imagine qu'il s'attend pas à vous voir ? (M. Gold reste silencieux.) Je suis sûre qu'il adore les surprises.


SCÈNE : Storybrooke. Présent. Cora, Crochet et Regina Mills sont dans la chambre de Regina dans sa maison. Regina semble essayer de cacher ses larmes.

Cora : Qu'y a-t-il, ma chérie ?
Regina : C'est au sujet d'Henry. Emma Swan a quitté la ville avec Gold, et elle a emmené Henry.
Cora : Et tu ne t'y es pas opposé ?
Regina : Quand je l'ai su, ils étaient déjà loin.
Cora : Je suis sûre qu'ils ne risquent rien. Et dès que Gold aura fini, le petit reviendra.
Regina : Mais pas auprès de moi.
Crochet : Reviendra ? D'où au juste ? Où est Rumplestiltskin ?
Regina : Je n'en ai aucune idée.
Crochet : S'il a quitté la ville, il n'a plus ses pouvoirs. Il peut être tué.
Cora : Dès l'instant où nous partons d'ici, nous perdons nos pouvoirs magiques et notre avantage sur lui.
Crochet : Nos souvenirs aussi ?
Regina : Nous n'avons pas été victimes de la Malédiction. Le problème ce ne sont pas les souvenirs, c'est plutôt la magie.
Crochet : Je n'ai pas besoin de la magie. Je partirai seul à sa recherche.
Regina : Même si tu parviens à le retrouver, tu penses vraiment que tu n'auras qu'à transpercer son cœur de ton épée ?
Crochet : J'aurai préféré mon crochet mais je ne sais pas où il est.
Cora : Vous n'irez nulle part.
Crochet : J'ai mérité ma vengeance !
Cora : Oui, c'est vrai, vous avez raison. Et en l'absence du Ténébreux, nous pourrons chercher ici le seul objet ensorcelé qui puisse le tuer - sa dague.


SCÈNE : New York. Présent. Henry, Emma, et M. Gold essayent de trouver dans quel appartement Baelfire vit.

Henry : Y'a pas de Baelfire.
Emma : Ouais, ce serait peut-être pas le pseudo idéal. (À M. Gold) Votre globe magique vous a pas donné le numéro de l'appartement ?
M. Gold : Ça ne marche pas comme ça.
Henry : Est-ce qu'un de ces noms vous rappelle quelque chose ?
M. Gold : Les noms sont ma spécialité mais là, ce n'est pas le cas.(Emma pointe l'appartement numéro 407, le seul appartement qui n'a pas le nom de la personne vivant là.)
Emma : Le voilà votre fils.
M. Gold : Oui. Ou alors c'est inoccupé.
Emma : Votre spécialité c'est les noms et la magie. Moi c'est retrouver ceux qui ne veulent pas qu'on les retrouve et les personnes de ce genre ont tendance à se faire discrètes. (Elle presse le bouton.) Une lettre recommandée pour le 407. (La ligne se déconnecte.)
Henry : Tu aurais peut-être dû dire que c'était un colis. (Un crash et un cliquetis se font entendre au loin.)
Emma : Il s'tire. (Elle, Henry, et M. Gold sortent par la porte, seulement pour voir un homme descendre l'escalier de secours, puis courir à travers les rues.)
M. Gold : Le service que vous me devez. C'est le moment de me le rendre. Arrangez-vous pour qu'il vienne me parler. Je ne peux pas courir.
Emma : Occupez-vous d'Henry. Je reviens. (Emma poursuit l'homme partout dans New York jusqu'à ce qu'elle finisse par le rattraper et que son visage soit visible pour la première fois - elle a chassé Neal Cassidy.) Non. Neal ?
Neal : Emma ?
Emma : Neal ?
(Emma et Neal se relèvent.)
Neal : J'comprends pas. Qu'est-ce que tu fais là ?
Emma : Qu'est-ce que moi j'fais là ?
Neal : Ouais.
Emma : Je répondrais à aucune de tes questions tant que tu m'auras pas dit la vérité. Tu es le fils de Gold ?
Neal : Attends, de qui tu parles ? C'est qui ce Gold ?
Emma : Tu m'as manipulé. T'es de là-bas. Tu m'as manipulé. Et lui aussi. Vous m'avez manipulé ! Toi et Gold !
Neal : Doucement, Emma, calme-toi ! Je ne comprends rien de ce que tu me racontes. C'est qui ce Gold ?
Emma : C'est ton père ! Rumplestiltskin.
Neal : Il est ici ?
Emma : Bien sûr. Pourquoi tu crois que j'suis venu à New York ?
Neal : Tu l'a amené jusqu'à moi ? Comment t'as pu me faire ça ?
Emma : Hey ! Y'a que moi qui est le droit d'être furax ici ! Alors tu savais qui j'étais, de quel monde je venais, depuis tout ce temps ? C'était encore un des plans tordus de ton père ? T'as jamais rien éprouvé pour moi, avoue ?
Neal : Emma, s'il te plaît, calme-toi…
Emma : Je veux savoir la vérité ! Toute la vérité !
Neal : D'accord ! Mais d'abord, on va aller ailleurs. On peut pas parler de ça dehors. J'ai passé ma vie à fuir ce type. J'vais pas le laisser m'attraper comme ça. Y a un bar au bout de la rue. On discutera de ça là-bas.
Emma : J'ai pas envie de boire un coup avec toi ! Si t'as un truc à me dire, dis-le maintenant !
Neal : Non, on sera mieux au bar. T'inquiète, tu pourras me hurler dessus là-bas aussi. (Réticente, Emma le suit.)


SCÈNE : Une autre partie de New York. M. Gold achète un hot-dog à Henry.

Henry : Vous en faites pas, Emma est super forte pour attraper les gens.
M. Gold : Mais mon fils a passé la majeure partie de sa vie à fuir et j'ai l'impression qu'il est devenu très doué pour ça.
Henry : Bah, au moins on l'a retrouvé, hein ?
M. Gold : C'est vrai.
Henry : Oh, et, euh, merci au fait pour le hot-dog. J'ai failli oublier.
M. Gold : Mais je t'en pris, ce n'est rien. Et merci à toi.
Henry : Pour quoi ? (M. Gold commence à s'éloigner de la voiture à hot-dog et Henry suit.)
M. Gold : Si tu n'avais pas pris l'initiative de faire venir Emma à Storybrooke, rien de tout cela ne serait jamais arrivé. Je trouve… que tu es un jeune homme remarquable.
Henry : Vous savez. J'lui ai pardonné. À Emma… de m'avoir abandonné. Elle l'a fait uniquement dans mon intérêt. Elle croyait bien faire. Et je pense que votre fils comprendra aussi.
M. Gold : Hélas, les raisons pour lesquelles nous avons été séparés l'un de l'autre étaient loin d'être aussi nobles.
Henry : Mais vous êtes là aujourd'hui. Et vous voulez le retrouvez ?
M. Gold : Plus que tout au monde.
Henry : Alors c'est la seule chose qui compte.


SCÈNE : Emma et Neal sont assis à l'intérieur d'un bar calme.

Neal : Tu veux la vérité ? Demande. J'te dirais tout ce que tu veux savoir.
Emma : Tu savais qui j'étais quand tu m'as rencontré ?
Neal : Si je l'avais su, y'aurait rien eu entre nous.
Emma : Ouais, tu parles.
Neal : Quoi « tu parles » ? C'est vrai. J'avais pas envie de me faire repérer. Si je suis venu ici, c'est pour échapper une bonne fois à toutes ces conneries insupportables.
Emma : Si t'étais pas au courant, ça veut dire que tu t'es servi de moi. Il fallait que quelqu'un prenne à ta place pour les montres que tu avais volées.
Neal : Je m'suis pas servi de toi. Quand on s'est rencontré, je savais pas mais j'ai fini par le découvrir.
Emma : Comment ?
Neal : Quand j'suis allé vendre les montres… J'suis tombé sur un de tes amis -- August.


SCÈNE : Monde sans magie. Passé.

August : Une fois que t'auras vu ce qu'il y là dedans, tu m'écouteras. Et tu croiras tout ce que j'te dirais.
Neal : Ouais, tu parles. (Il regarde à l'intérieur de la boîte qu'August a avec lui, révélant qu'à l'intérieur il y a la machine à écrire d'August, et il a marqué « Je sais que tu es Baelfire. »)


SCÈNE : New York. Présent. Emma et Neal sont au bar.

Emma : (Très contrariée et en colère, encore plus qu'avant) Tu m'as laissé tomber… Tu m'as laissé croupir en prison parce que Pinocchio te l'as ordonné ?
Neal : Emma--
Emma : J'étais amoureuse de toi.
Neal : Je sais pas quoi dire. J'croyais… J'voulais seulement t'aider.
Emma : En m'envoyant en taule.
Neal : En te permettant de retrouver ton monde.
Emma : Tu es en train de me dire que… notre rencontre était une coïncidence ? Parce que je vois pas d'autre explication si c'était pas un de tes plans ou celui de ton père ?
Neal : Réfléchis une minute. Il voulait que tu rompes la Malédiction. Notre rencontre aurait pu t'empêcher de le faire, c'était pas dans son intérêt. C'était peut-être le destin.
Emma : Tu crois à ces trucs-là ?
Neal : Tu sais, j'ai pas tellement de bons souvenirs avec mon père et de toutes ses salades, mais il me disait toujours qu'il n'y a pas de coïncidence. Et que tout ce qui nous arrive arrive parce qu'il en a été décidé ainsi par des forces qui nous dépassent et qui se liguent pour nous faire aller là où elles veulent sans qu'on puisse rien y faire. Le sort, le destin, peut importe le nom, ce que j'veux dire c'est, qu'on s'est p'tet rencontré pour une bonne raison. Et que c'qui s'est passé entre toi et moi a peut-être donné quelque chose de bien.
Emma : Non. Pas que je sache en tout cas. Je m'suis retrouvé en prison. C'est tout. Ça n'a plus d'importance, j'm'en suis remise. Et j't'ai oublié. (Elle se lève, se préparant à partir)
Neal : Alors, pourquoi tu as gardé le porte-clés que j't'ai donné ?
Emma : (Elle regarde le porte-clés accroché à un cordon autour de son cou. Elle tire le cordon, le libérant de son cou, et lui dépose dans les mains le porte-clé.) Pour me rappeler de ne plus jamais faire confiance à personne. Allez, viens. J'ai passé un marché avec ton père : je lui ai promis de te ramener.
Neal : T'as passé un marché avec lui ?
Emma : Mouais. Et j'compte bien le respecter.
Neal : T'es au courant qu'ici t'es pas obligé de le faire.
Emma : Je suis au courant.
Neal : Dans ce cas, t'as qu'à lui dire que tu sais même pas où j'suis, que t'as pas réussi à me rattraper. Si tu fais ça, j'te promets que c'est la dernière fois qu'on se voit.


SCÈNE : Forêt enchantée. Passé. Camp de soldats

Commandant : (appelant un Rumplestiltskin de passage) Soldat !
Rumplestiltskin : Qui ? Moi?
Commandant : On m'attend sur le champ de bataille. Garde cette cage au péril de ta vie. (Il pointe une caisse couverte de toile)
Rumplestiltskin : Qu'y a-t-il dedans ?
Commandant : Une prise de guerre qui pourrait nous aider à vaincre les Ogres. (Rumplestiltskin montre un signe de compréhension) Mais méfie-toi, cette créature est sournoise.
Rumplestiltskin : À vos ordres.
(Le Commandant part. Rumplestiltskin marche vers la caisse puis y tourne le dos. Une voix appelle du dessous de la toile)
Voix sinistre : Rumplestiltskin.
Rumplestiltskin : (Il se retourne avec un mélange de nervosité et de curiosité. Il découvre la caisse, révélant que la voix étrange vient de la Prophétesse.) Tu n'es qu'une enfant.
Prophétesse : S'il te plaît. (pointe un seau) Je n'ai rien eu à boire depuis des jours.
Rumplestiltskin : Qui t'as dit comment je m'appelle ?
Prophétesse : Je vois tout. Je suis une prophétesse.
Rumplestiltskin : Non, non, je refuse de le croire, ce n'est pas possible. Tu as dû entendre une autre personne m'appeler.
Prophétesse : Rumplestiltskin, fils rejeté d'un lâche, élevé par les vieilles filles du village, terrifié à l'idée de devenir exactement comme son père. Où aurais-je entendu cela ? Je te l'ai dit. Je vois tout, même ce qui ne s'est pas encore produit.
Rumplestiltskin : Tu veux dire l'avenir ? Tu vois aussi l'avenir ?
Prophétesse : Oui, je le vois, je vois même le tien.
Rumplestiltskin : Non, non, non. Je ne me laisserai pas ensorceler… par cette magie noire.
Prophétesse : Même si ce que je vois concerne ta femme ? Milah ?
Rumplestiltskin : Lui est-il arrivé malheur ?
Prophétesse : Donne-moi un peu d'eau.
Rumplestiltskin : (donne de l'eau à la Prophétesse) Tiens. Étanche ta soif, maudite sorcière, et dis-moi ce que tu sais à propos de ma femme.
Prophétesse : Ton épouse attend un enfant.
Rumplestiltskin : Nous allons avoir un enfant ?
Prophétesse : Elle te donnera bientôt un fils, mais tes actes sur le champ de bataille demain le priveront malheureusement de son père.
Rumplestiltskin : Je vais mourir ? Oh non, non, non. Tu dois me dire comment faire pour éviter que cela se produise.
Prophétesse : Tu ne peux rien faire.
Rumplestiltskin : Alors rends-moi ça, je n'ai plus envie de t'aider.
Prophétesse : Pour l'instant. Mais un beau jour, tu m'aideras à nouveau.
Rumplestiltskin : Je parie que Milah n'est même pas enceinte. Tu as inventé cette histoire pour que je te donne à boire, et maintenant tu veux m'inciter à déserter.
Prophétesse : Tu verras que je dis la vérité. Demain. Quand les soldats monteront des vaches et iront livrer bataille, tu sauras alors que ce n'était pas un mensonge.
Rumplestiltskin : Des vaches ? Et qui chargera les catapultes ? De jeunes fermières ? J'en ai assez d'écouter tes fables malfaisantes.
Prophétesse : Nul ne peut échapper à son destin. Tu auras un fils, et tes actes priveront ce garçon de la présence de son père. (Rumplestiltskin couvre de nouveau la caisse, en colère)


SCÈNE : Monde sans magie. Présent. Coupe entre l'appartement de Mary Margaret Blanchard et une rue dans Manhattan. Mary Margaret et Emma sont en train de parler au téléphone.

Mary Margaret : Pardon. Le fils de Gold est le véritable père d'Henry ?
Emma : Oui, je sais. Je me pose les même questions que toi. Mais en fait, le vrai problème c'est que je sais pas trop quoi faire par rapport à Henry.
Mary Margaret : J'espère que tu n'attends pas de moi que je t'encourage à lui cacher la vérité.
Emma : Henry croit que son père est mort et si je lui ai dit ça c'était pour le protéger de ce type.
Mary Margaret : Quoi que cet homme ait pu faire, Henry a le droit de savoir qui il est et de connaître la vérité sur ses origines. Tu devrais savoir mieux que personne l'importance qu'ont ces choses-là.
Emma : J'ai pas envie qu'il souffre. Tout ce que je veux, c'est le protéger.
Mary Margaret : Tu es sûre que c'est lui que tu veux protéger et pas toi-même ?


SCÈNE : Immeuble de l'appartement de Manhattan vu plus tôt. Présent. Henry et M. Gold attendent tranquillement qu'Emma revienne. M. Gold est visiblement nerveux.

Henry : Pourquoi vous êtes si nerveux ? Quand j'ai retrouvé ma mère, j'étais super content.
M. Gold : Eh bien, parce que je suis un tout petit peu plus vieux que toi et que l'expérience de la vie m'a appris que les choses ne se passent pas forcément comme on voudrait qu'elles se passent.
Henry : D'accord, mais dans mon livre ils disent que vous voyez l'avenir. Alors pourquoi vous essayez pas de voir ce qui va se passer ?
M. Gold : En fait, ce pouvoir est très complexe. Je ne l'ai pas toujours eu, et quand je l'ai obtenu… et bien… Il s'est finalement avéré plus lourd à porter que je ne l'imaginais. Il y a un prix à payer pour voir ce qui est inévitable.
Henry : Mais vous n'avez plus aucune raison de vous inquiéter. Vous savez déjà tout.
M. Gold : C'est ça le piège justement. L'avenir… est comme un puzzle… où il manque des pièces. Il est très difficile à lire et jamais, jamais, il n'est comme on le croit. (La porte s'ouvre. Emma entre.)
Emma : Hey.
M. Gold : L'avez-vous trouvé ?
Emma : Je regrette. Votre fils… Votre fils a filé.


SCÈNE : Hôpital Général de Storybrooke. Présent. Chambre de Belle French. Belle est couchée dans son lit tandis que Regina entre.

Belle : Qui êtes-vous ?
Regina : Alors, ce n'est pas une rumeur. Vous ne vous souvenez vraiment de rien ?
Belle : On était amies ou ?
Regina : On a passé un petit peu de temps ensemble. Je suis venu vous voir parce que je pense que vous pourriez m'aider à trouver un objet qui appartient à Rumplestiltskin.
Belle : Pardon ?
Regina : M. Gold.
Belle : Je…euh…Non désolé, je le connais pas.
Regina : (Regina agite sa main et Belle s'évanouit.) Plus maintenant. Mais vous le connaissiez. (Elle agite de nouveau sa main. Le sac à main de Belle s'ouvre et son contenu sort en lévitant, y compris une fiche jaune. Regina saisit la fiche dans les airs.)


SCÈNE : Tour de l'horloge de Storybrooke. Présent. Regina, Cora, et Crochet cherchent dans la bibliothèque.

Crochet : Ne devrions-nous pas saccager sa boutique et fouiller sa maison de fond en comble ?
Regina : Ce sont les premiers endroits où n'importe qui aurait cherché mais Gold n'aurait pas quitté la ville et risquer de perdre la mémoire sans révéler l'endroit où se trouve la dague à une personne de confiance.
Crochet : Belle.
Regina : Et je suis sûre qu'elle l'a cachée dans un de ses vieux livres adorés.
Cora : Très impressionnant, Regina.
Regina : Merci, mère.
Crochet : Moi je serais impressionné quand j'aurais cette dague entre les mains.
Regina : Non. (Elle montre un espace vide dans l'étagère du livre.) Elle devrait être ici.
Crochet : Mais elle n'y est pas. Peut-on s'en aller maintenant ?
Cora : Attendez. (Elle tire une feuille de papier pliée de l'espace où le livre aurait dû être et le déplie) Qu'est-ce que c'est ?
Crochet : Ah, oui. C'est grossier. Aux yeux d'un novice, ce n'est qu'un gribouillage d'enfant, mais pour un pirate… il s'agit bien d'une carte. Gold n'a pas caché sa dague ici, mais il nous a laissé un joli petit cadeau. Une carte pour la retrouver.
Cora : Vous pouvez la lire ?
Crochet : Vous avez de la chance, je suis très doué pour trouver les trésors ensevelis.


SCÈNE : Appartement de Mary Margaret. Présent. Mary Margaret et David Nolan parlent.

David : Donc Rumplestiltskin est le grand-père d'Henry ?
Mary Margaret : Apparemment, oui.
David : Mais c'est moi son grand-père.
Mary Margaret : On peut avoir deux grands-pères.
David : (il soupire) Alors sa… grand-mère par alliance c'est Regina, la Méchante Reine.
Mary Margaret : Non, en fait, c'est son arrière-grand-mère par alliance. Et c'est aussi sa mère adoptive.
David : (il soupire de nouveau) Heureusement qu'on fête pas Thanksgiving là d'où on vient, ce dîner serait un vrai cauchemar.
Mary Margaret : Ou alors… C'est peut-être la seule chose qui pourrait tous nous réconcilier.


SCÈNE : Immeuble de l'appartement de Manhattan vu plus tôt. Présent. Emma et Henry regardent M. Gold appuie sur tous les boutons des résidents, essayant d'accéder au bâtiment.

Emma : Hé, Gold. Qu'est-ce que vous faites ? (le cliquetis de la porte se débloque)
M. Gold : Je cherche mon fils. (Il ouvre la porte et commence à entrer. Emma et Henry le suivent.)
Emma : Il est pas là.
M. Gold : Mais il habite ici. Il va revenir, alors je vais l'attendre. (coupe sur le couloir menant à l'appartement de Neal. M. Gold commence à crocheter la serrure)
Emma : Attendez. Vous allez quand même pas forcer la serrure ?
M. Gold : Pourquoi, vous pensez que ça me pose un problème de conscience ?
Emma : Il se peut qu'il revienne pas.
M. Gold : Retrouver ceux qui ne veulent pas qu'on les retrouvent, c'est votre spécialité et moi je me contenterai de vous aider. On trouvera peut-être des indices à l'intérieur - Qui il est, ce qu'il fait dans la vie, à quelles personnes il tient.
Emma : Ne faites pas ça. Il y a des lois dans ce pays.
Henry : J'vais faire le guet. (Henry part)
Emma : (s'adressant à Henry) Non attends. (se concentre sur M. Gold) Vous pourriez être arrêté.
M. Gold : Auquel cas mon fils devra témoigner contre moi, ce qui me permettra de le revoir. (Il finit de crocheter la serrure et ouvre la porte)


SCÈNE : Forêt enchantée. Passé. Nuit au camp des soldats.

Soldat 1 : (dirigeant un brancard médical portant un soldat à qui il manque un bras) Écartez-vous. Allez, laissez passer. (passe Rumplestiltskin et Soldat 2)
Soldat 2 : (à Rumplestiltskin) En voilà qui ont de la chance.
Rumplestiltskin : (craintif) Oh, je doute qu'ils soient de cet avis.
Soldat 2 : Ils ne sont pas morts, mais ils ne peuvent plus se battre, alors ils vont être renvoyés chez eux. C'est la seule manière de sortir d'ici vivant. Quand les ogres t'arracheront les membres, prie pour que ce ne soit pas long.
Commandant : (approche) La chance nous sourit aujourd'hui ! Nous venons de recevoir de nouveaux approvisionnements envoyés par le Duc. (Les soldats se rassemblent autour) Nous ne marcherons pas au combat ce soir. Nous aurons des montures.
Rumplestiltskin : (paniqué) Des montures ? Quel genre de monture ?
Commandant : Voilà une bien étrange question. Des chevaux, bien entendu. (Rumplestiltskin laisse échapper un soupir de soulagement) Alors prenez chacun une vache et préparez-vous.
Rumplestiltskin : (de nouveau paniqué) Comment ? Que doit-on prendre ?
Commandant : Une vache. Les selles que nous venons de recevoir étaient taillées dans le cuir le plus fin de tous les royaumes. Nous les appelons des « vaches ». Choisissez bien la vôtre, au moins votre dernière chevauchée sera confortable.
Soldat 2 : Tu t'sens bien ?
Rumplestiltskin : Oui. Oui. Pars devant. Je te rattraperai. (Les soldats partent. Sous son souffle, Rumplestiltskin se parle à lui-même) Oh, non. (Il se dirige vers la caisse) Alors tout ce que tu m'as dit était vrai. Je vais avoir un fils et je vais mourir ? Réponds-moi. (Il soulève la toile mais la Prophétesse n'est plus là) Oh ! (Secoue la caisse hors de lui jusqu'à ce qu'il soit épuisé. Ne voyant pas d'autre alternative, Rumplestiltskin ramasse un marteau de forgeron et le balance sur sa cheville, l'amenant à se casser. Il crie à l'agonie)


SCÈNE : Appartement de Neal. Présent. La porte s'ouvre et M. Gold entre, suivi par Emma et Henry.

Emma : Gold. S'il vous plaît, venez. On n'a rien à faire ici.
Henry : J'crois pas qu'il t'écoute, là. (Emma ferme la porte. Elle se dirige vers la fenêtre où est suspendu l'attrape-rêves. C'est le même que celui qu'elle et Neal avaient pris dans une chambre d'hôtel onze ans auparavant. Elle le ramasse et le regarde fixement.)
M. Gold : Vous avez trouvé quelque chose, très chère ?
Emma : Euh non, rien. Ça ressemble à un attrape-rêves.
M. Gold : Si ce n'est rien, pourquoi vous l'avez encore à la main ? Vous essayez de me cacher quelque chose.
Emma : Poursuivons les recherches.
M. Gold : Non, non, non. Vous avez vu quelque chose d'important. Qu'est-ce que c'est ?
Emma : Non, vous vous faites des films.
M. Gold : Dites-le moi !
Emma : Henry, va dans la salle de bain.
Henry : Pourquoi je… ?
Emma : Fais c'que j'te demande ! (Henry part. Emma commence à parler à M. Gold) Y'a rien ici. On perd notre temps.
M. Gold : Vous me prenez pour un idiot ? Qu'est-ce que vous me cachez ? Et surtout, pourquoi ?
Emma : Je ne vous cache absolument rien.
M. Gold : Est-ce qu'il vous a parlé ?
Emma : Écoutez.
M. Gold : Qu'est-ce qu'il vous a dit exactement ?
Emma : Mais rien. Il ne m'a rien dit.
M. Gold : Mais vous lui avez bien parlé.
Emma : Me faites pas dire ce que j'n'ai pas dit !
M. Gold : Dites-moi la vérité ! Dites-la moi tout de suite ou c'est moi qui vous ferez parler.
Emma : Vous n'avez pas de pouvoirs ici.
M. Gold : Je peux m'en passer.
Emma : Vous voulez vraiment en arriver là ?
M. Gold : Ne m'y obligez pas.
Emma : Et vous ne m'obligez pas à--
M. Gold : On a un accord ! Un marché ! Et personne ne rompt un marché avec moi !
Neal : (éclate à travers la porte) Arrête ! Laisse-la tranquille.


SCÈNE : Forêt enchantée. Passé. Rumplestiltskin s'approche de sa cabane. Il utilise une canne et boite à cause de la blessure qu'il s'est infligée.

Rumplestiltskin : Milah ! Milah ! Milah. Milah ? (Il entre dans la cabane. Milah est debout en train de bercer un Baelfire bébé agité)
Milah : Tu es revenu ?
Rumplestiltskin : Comment l'as tu appelé ?
Milah : Baelfire.
Rumplestiltskin : Un prénom Calabre ! (Rumplestiltskin s'effondre dans la douleur)
Milah : Il en aura besoin pour vivre avec la honte d'avoir un père tel que toi.
Rumplestiltskin : Comment ? Que veux-tu dire ?
Milah : Les rumeurs sont-elles fondées ?
Rumplestiltskin : Quelles rumeurs ?
Milah : T'es-tu infliger toi-même cette blessure pour ne pas avoir à te battre, pour pouvoir être renvoyé d'où tu venais ?
Rumplestiltskin : Qui t'as dit cela ?
Milah : Tout le monde. Les nouvelles du front circulent très vite. Alors, t'es-tu infligé cette blessure toi-même ? Te l'ai-tu infligé toi-même ?
Rumplestiltskin : Oui ! Une prophétesse m'a dit que je mourrai au combat.
Milah : Tu as déserté parce qu'une voyante t'avais dit de le faire ?
Rumplestiltskin : Essaie de comprendre. Elle avait raison sur tout le reste. Je suis revenu du front pour être avec toi… avec toi et… Baelfire.
Milah : Si tu l'as fait, c'est parce que tu étais terrifié. Tu es devenu ce que tout le monde ici disait que tu étais --- un lâche.
Rumplestiltskin : Je t'en supplie.
Milah : Exactement comme ton père !
Rumplestiltskin : Je suis pas du tout comme mon père. Il a voulu m'abandonner. Moi, jamais je ne rejetterai mon fils. C'est pour cela que je l'ai fait -- (il pointe sa jambe) pour lui. Uniquement pour lui. Je voulais lui éviter de subir le même sort que moi avant lui, grandir sans personne.
Milah : Tu l'as condamné à un sort bien plus terrible encore : devoir grandir dans la honte d'être ton fils.
Rumplestiltskin : Mais, enfin. Que pouvais-je faire d'autre ?
Milah : Tu aurais pu affronter les ogres. Te battre. Tu aurais pu mourir.
Rumplestiltskin : Ne dis pas cela. Ne dis pas cela. (Milah remet Baelfire à Rumplestiltskin. Elle sort ensuite par la porte, en colère) Oh. Oh, ne crains rien, Baelfire. Tout va s'arranger. Ton papa est là. Je te promets que quoiqu'il advienne… Jamais je ne t'abandonnerai.


SCÈNE : Appartement de Neal. Présent.

M. Gold : Baelfire. (Neal hoche la tête) Tu es revenu pour me voir.
Neal : Non. Je suis revenu pour m'assurer que tu ne lui ferais rien. J'ai vu ce que tu infliges à ceux qui rompes un marché passé avec toi.
M. Gold : S'il te plaît, laisses-moi parler rien qu'une minute.
Neal : J'ai pas du tout envie de t'écouter. Alors, sors d'ici.
M. Gold : Je n'irai nulle part.
Neal : Sors de mon appartement !
Emma : Neal…
Neal : C'est bon, Emma, reste en dehors de cela.
M. Gold : (M. Gold a l'air surpris) Vous vous connaissez ? Tous les deux, vous vous connaissez ? Comment ça se fait ?
Emma : C'est vous qui m'avez demandé d'aller lui parler.
M. Gold : Non, Vous mentez, c'est évident. (Henry entre dans la pièce) Comment cela fait-il que vous vous connaissiez ?
Henry : Maman ? Je peux savoir ce qui se passe ici ?
Emma : C'est rien. (Emma essaie de réconforter Henry)
Neal : C'est qui ?
Emma : Mon fils.
Neal : Quoi ?
Henry : C'est lui, Baelfire ?
Emma : Il faut que tu retournes dans la salle de bain pour un petit moment, d'accord ? Allez. (Emma essaie de sortir de la pièce avec Henry)
Neal : Attends, attends. Quel âge t'as, petit ?
Emma : Ne lui réponds pas. On part.
Neal : Dis-moi quel âge tu as !
Henry : J'ai onze ans ! Qu'est-ce qu'y a ? Pourquoi tout le monde hurle d'un coup ?
Neal : Il a onze ans ?
Henry : Maman ?
Neal : Est-ce que c'est mon fils ?
Henry : Non. Mon père était pompier. Il est mort. (Il se tourne vers Emma pour se rassurer) C'est ce que tu m'as dit. Tu te souviens ? T'as dit que…
Neal : Est-ce que… c'est mon fils?
Emma : (tenant Henry, Emma murmure) Oui. (Henry s'éloigne d'elle dans l'incrédulité et sort par la fenêtre pour grimper l'escalier de secours. Après un moment, Emma le poursuit.) Henry. Henry ? (Neal se dirige vers la fenêtre. M. Gold l'arrête)
M. Gold : Baelfire… S'il te plaît. Tout ce que je te demande c'est de m'écouter.
Neal : Va-t'en.
M. Gold : Attends, tu es revenu dans cet appartement pour protéger Emma, pour me prouver qu'elle avait respecté le marché qu'elle avait passé avec moi.
Neal : Et maintenant que c'est fait, tu peux t'en aller.
M. Gold : Non. Selon notre accord, elle devait faire en sorte que tu acceptes de me parler. Si tu veux qu'elle respecte son engagement, tu n'as pas vraiment le choix. (murmure) Il va falloir que tu me parles.
Neal : Tu as trois minutes.


SCÈNE : Hôpital Général de Storybrooke. Présent. Un couloir isolé. Greg Mendell parle sur son téléphone portable.

Greg : Salut. Non, non, ça va, je vais mieux. Ouais. Non, ils ont dit que je pourrai sortir de l'hôpital. Mais, j'crois que finalement j'vais resté encore un peu ici. Pourquoi ? Bah, tiens, jette un coup d'œil à ça. (Greg lui envoie une vidéo dans laquelle on peut voir Regina faire léviter le contenu du sac à main de Belle)


SCÈNE : Tour de l'horloge de Storybrooke. Présent. Crochet montre à Regina et Cora la carte déchiffrée.

Crochet : Voilà l'endroit où est enterré la dague.
Cora : Beau travail, cher Crochet. (Elle arrache la carte de la table) Nous prenons les choses en main maintenant.
Crochet : Non. (Il saisit un ouvre-lettres et leur montre en essayant d'être le plus menaçant possible) Vous m'aviez promis ! (Cora lance Crochet à travers la pièce et dans une bibliothèque en utilisant la magie. Il est assommé.)
Cora : Cette dague est bien trop puissante pour être confiée à quelqu'un comme vous. (Elle saisit le bras de Regina et elles se dirigent vers la porte)
Regina : (Regina arrête de marcher et se tourne vers Cora) Alors, c'était ça ton véritable objectif ? T'emparer de cette dague pour obtenir les pouvoirs de Rumplestiltskin ?
Cora : Quand nous posséderons la dague, nous aurons le Ténébreux sous notre emprise. Et quand il reviendra, il suffira de lui en donner l'ordre pour qu'il tue Emma, Blanche-Neige et le Prince Charmant. Nos ennemis seront vaincus et toi, (Cora commence à caresser les cheveux de Regina) tu seras absolument irréprochable aux yeux de la seule personne qui importe pour eux.
Regina : Henry. (Cora sourit méchamment. Regina et Cora partent)


SCÈNE : Escalier de secours. Présent. Henry parle à Emma.

Henry : Alors c'est lui.
Emma : Oui.
Henry : Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?
Emma : Parce que je croyais que je le reverrai plus jamais. En tout cas, c'était mon intention.
Henry : Pourquoi ?
Emma : C'était un voleur, un délinquant et un menteur. Bref. C'était quelqu'un de pas très recommandable et puis il… il m'avait brisé le cœur.
Henry : J'aurais pu entendre la vérité, tu sais. J'en ai vu d'autres.
Emma : Je sais. C'était une partie de ma vie que je voulais… que je voulais oublier. C'est pour ça que je te l'ai pas dit. En fait, c'est à moi que je pensais, pas à toi.
Henry : J'croyais que t'étais différente, mais finalement t'es comme elle --- comme Regina. Elle passait son temps à me mentir, elle aussi.
Emma : Pardon.
Henry : Je veux connaître mon père. (Emma hoche la tête)


SCÈNE : Appartement de Neal. Présent.

Neal : Ça fait déjà vingt secondes.
M. Gold : Je sais que j'ai commis beaucoup d'erreurs. Mais je te demande de me croire sur parole. Je tiens à me racheter. Il n'y a pas de douleur plus grande que le regret.
Neal : Essaie le sentiment d'abandon.
M. Gold : Je t'en pris. Laisses-moi me faire pardonner.
Neal : Comment tu comptes faire ? J'ai grandi tout seul. J'ai été privé de mon père. Tu crois qu'on peut rattraper ça ?
M. Gold : Oui. Oui, je le crois.
Neal : Il te reste deux minutes.
M. Gold : Viens avec moi à Storybrooke. Là où la magie existe. Je pourrai inverser le temps là-bas. Tu auras de nouveau quatorze ans. On pourra tout recommencer.
Neal : J'ai pas envie d'avoir à nouveau quatorze ans. Enfin. T'as perdu la tête ou quoi ?
M. Gold : Je ne peux pas revenir en arrière mais je peux effacer tous les mauvais souvenirs, la souffrance.
Neal : Effacer ce qui fait mon identité ? Non merci. Plus qu'une minute.
M. Gold : Baelfire… s'il te plaît. Laisses-moi une chance. Autrefois, tu m'aimais.
Neal : Autrefois, t'étais un homme bien.
M. Gold : Je peux redevenir cet homme-là. J'ai changé. Regarde… Je suis venu jusqu'ici… dans cette ville sans mes pouvoirs magiques.
Neal : Ouais mais t'essayes encore de t'en servir pour rattraper tes erreurs. Tu crois encore que ça va arranger les choses alors que c'est tout le contraire. (se moque) T'as pas la moindre idée de ce que par quoi je suis passé. Au lieu de te plaindre, tu penses un peu à ce que moi je vis. Toutes les nuits depuis tellement d'années que j'ai renoncé à les compter. La dernière chose que je vois avant de m'endormir, c'est l'image de nous deux, toi et moi, au-dessus de ce vortex. Je vois ta main qui sert la mienne et là je sens que tu me lâches, que je tombe. Dans ma chute, la seule chose que je vois c'est ton visage. Et je me rends compte que tu as choisi… (imitant Rumplestiltskin) la magie plutôt que ton propre fils. Que tu m'as laissé tomber. Cette fois, c'est mon tour. C'est moi qui te laisse tomber.
M. Gold : Je regrette tellement.
Neal : J'm'en fous. Mes blessures se sont jamais refermées, et ce sera pareil pour toi. Va-t'en maintenant.
M. Gold : (déchiré) S'il te plaît…
Neal : Non. Temps écoulé. (Neal s'éloigne, laissant M. Gold sans voix)


SCÈNE : Forêt enchantée. Passé. Environ quatorze ans après que Rumplestiltskin soit rentré du front. Rumplestiltskin marche seul dans la forêt. La Prophétesse, maintenant plus âgée, apparaît derrière un arbre.

Prophétesse : Je savais que tu viendrais.
Rumplestiltskin : Dans ce cas, tu sais aussi ce qui m'amène.
Prophétesse : Ce que j'avais prédit quand nous nous sommes rencontrés a fini par se produire.
Rumplestiltskin : Oui, enfin, d'une certaine manière. Je me suis estropié volontairement sur le champ de bataille, ce qui m'a valu la réputation d'être un homme lâche. Ma femme m'a quitté et s'est enfuit. Ensuite, mon fils a été enrôlé de force dans l'armée. Oh ! J'oubliais. Je suis devenu le Ténébreux… Et là, mon fils est parti. Alors, certes, mes actes sur le champ de bataille ont privé Baelfire de son père. Mais… J'aurais vraiment apprécié de connaître à l'avance ces petits détails gênants.
Prophétesse : À quoi bon ? Cela n'aurait pas fait la moindre différence. Tu n'aurais rien pu faire de plus puisque personne n'échappe à son destin.
Rumplestiltskin : (il pouffe de rire) Certes. D'ailleurs… (Il commence à étrangler la Prophétesse par magie) Tu sais exactement ce qui m'amène ici.
Prophétesse : (dans une voix tendue) Tu veux retrouver ton fils.
Rumplestiltskin : Gagné. (Il libère la Prophétesse de sa prise magique)
Prophétesse : (dans un murmure) Un jour, tu le retrouveras.
Rumplestiltskin : (énervé) Comment ? Cette fois je te préviens, je veux connaître tous les détails.
Prophétesse : C'est un chemin semé d'embûches que tu emprunteras. Cela prendra bien des années… et tu auras recours à une malédiction assez puissante pour envoyer tous ceux qui vivent ici dans un autre royaume.
Rumplestiltskin : Oui. Continue ! Que vois-tu d'autre ? Dis-moi.
Prophétesse : Contre toute attente, ce ne sera pas toi qui jettera ce sort. Une autre personne le fera. Et ce ne sera pas toi qui rompra la malédiction. Une autre personne le fera.
Rumplestiltskin : Dis-moi le reste !
Prophétesse : (épuisé) Je ne sais rien d'autre. Même mes pouvoirs ont leurs limites.
Rumplestiltskin : Ah-ah-ah. Non je veux plus, très chère. (Il commence de nouveau à étrangler la Prophétesse par magie)
Prophétesse : (dans une voix tendue) Si tu souhaites voir le chemin que tu dois emprunter, il ne te reste qu'une chose à faire. (Elle étend ses mains) Prends ce terrible fardeau qui est mien.
Rumplestiltskin : Mm-mm avec joie. (Il lui saisit les mains et prend ses capacités. Elle crie de douleur.)


SCÈNE : Appartement de Neal. Présent. Emma arrive de l'escalier de secours par la fenêtre.

Emma : (à Neal) Il a envie de te connaître.
Neal : Tu m'aurais jamais parlé de lui.
Emma : Non, jamais.
Neal : C'est aussi mon fils, alors tu prends plus ce genre de décision toute seule, tu m'en parles d'abord.
Emma : Super. Alors, va lui parler. (Neal prend une profonde respiration puis se dirige vers la fenêtre) Mais… ne lui brise pas le cœur.
Neal : Jamais je lui ferai ce que mon père m'a fait.
Emma : Ou ce que toi tu m'as fait. (Neal exhale)
Neal : Ok. On est aussi paumés l'un que l'autre. Alors on va éviter de le rendre comme nous, d'accord ?
Emma : D'accord. (Neal accède à l'escalier de secours et se trouve à côté de Henry)
Henry : Alors… c'est toi mon père.
Neal : Oui.
Henry : J'm'appelle Henry.
Neal : J'suis ravi de te rencontrer, Henry. Désolé que ça arrive si tard.
Henry : T'y es pour rien. T'étais pas au courant. (À l'intérieur de l'appartement, M. Gold les regarde par la fenêtre)


SCÈNE : Forêt enchantée. Passé. La capacité de la Prophétesse est toujours en train d'être transférée de la Prophétesse à Rumplestiltskin.

Rumplestiltskin : Je ne comprends pas. Il n'y a rien. Je ne vois rien. Tout se bouscule. C'est un enchevêtrement d'images.
Prophétesse : L'avenir est un puzzle dont il faut trier les nombreuses pièces. Avec le temps, tu apprendras à discerner ce qui adviendra peut-être de ce que tu ne peux éviter. (Rumplestiltskin laisse aller la Prophétesse. La Prophétesse tombe sur le sol) Aah !
Rumplestiltskin : C'est pour cela que tu voulais me donner tes pouvoirs : pour te libérer de ce supplice !
Prophétesse : Avec le temps, tu finiras par y voir plus clair. (Rumplestiltskin recule. La Prophétesse lève sa main) Attends. En guise de remerciement, je t'offre une pièce du puzzle. Un jour, ton fils et toi serez à nouveau réunis et cela se fera de la manière la plus inattendue qui soit.
Rumplestiltskin : (frustré) Comment ?
Prophétesse : Un garçon… un jeune garçon te mènera à lui. Mais prends garde, car cet enfant est plus que ce qu'il paraît être. Il te conduira jusqu'à ce que tu cherches. Mais il y aura un prix à payer. Ce garçon… causera ta perte. (Elle s'évanouit)
Rumplestiltskin : Je n'aurai qu'à l'éliminer.


SCÈNE : Appartement de Neal. Présent. Emma et M. Gold regardent par la fenêtre. Emma s'éloigne. Le visage de M. Gold fait face et est ambigü avec l'émotion.

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